Léon Walras(1834 — 1910)
Léon Walras
France
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Léon Walras (1834-1910) est un économiste français, fondateur de l'école de Lausanne. Il est l'un des pères de l'approche néo-classique et a élaboré la théorie de l'équilibre général, décrite à l'aide d'outils mathématiques.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1834 à Évreux et mort en 1910 à Clarens (Suisse).
- Nommé professeur d'économie politique à l'Académie de Lausanne en 1870.
- Publie les 'Éléments d'économie politique pure' à partir de 1874, exposant la théorie de l'équilibre général.
- Développe, indépendamment de Jevons et Menger, la théorie de l'utilité marginale (révolution marginaliste des années 1870).
- Fondateur de l'école de Lausanne, poursuivie par Vilfredo Pareto.
Œuvres & réalisations
Ouvrage majeur de Walras, exposant la théorie de l'équilibre général et l'application des mathématiques à l'économie. Il est considéré comme l'un des textes fondateurs de l'économie néo-classique.
Modèle décrivant comment, sur l'ensemble des marchés interdépendants, l'offre et la demande s'équilibrent simultanément. C'est la contribution la plus célèbre de Walras.
Mécanisme par lequel les prix s'ajustent progressivement jusqu'à l'équilibre, illustré par l'image du commissaire-priseur. Concept central de son analyse des marchés.
Recueil consacré à la répartition des richesses et aux questions de justice sociale, dont la nationalisation des terres. Il montre la dimension réformatrice de la pensée de Walras.
Ensemble de textes appliquant ses théories à la monnaie, au crédit et à la production. Il complète la dimension « pure » de son œuvre.
Courant de pensée économique né de son enseignement et poursuivi par Vilfredo Pareto. Il marqua durablement l'économie mathématique.
Anecdotes
Léon Walras a d'abord échoué deux fois au concours d'entrée de l'École polytechnique à cause de ses faiblesses en mathématiques, alors qu'il deviendra plus tard l'un des pionniers de l'économie mathématique. Il s'est ensuite formé en autodidacte aux outils mathématiques qui feront sa célébrité.
Avant de devenir économiste, Walras a essayé plusieurs métiers : il fut journaliste, employé de chemin de fer et même romancier, publiant un roman qui passa inaperçu. C'est son père, économiste lui-même, qui l'orienta finalement vers l'économie politique.
En 1870, Walras obtint une chaire d'économie politique à l'université de Lausanne, en Suisse, car aucune université française ne voulait de ses idées jugées trop mathématiques et peu orthodoxes. Il y fonda ce qu'on appelle aujourd'hui l'« école de Lausanne ».
Walras inventa l'image du « commissaire-priseur » (le marché qui ajuste les prix par tâtonnements successifs) pour expliquer comment l'offre et la demande finissent par s'équilibrer. Cette métaphore est encore enseignée aujourd'hui dans les cours d'économie.
Déçu de ne jamais recevoir le prix Nobel (qui n'existait pas encore pour l'économie de son vivant), Walras se considérait incompris. L'économiste Joseph Schumpeter le qualifiera pourtant plus tard de « plus grand de tous les économistes ».
Sources primaires
La valeur d'échange est ainsi une grandeur ; et l'on voit dès à présent que les mathématiques s'appliquent à cette partie de l'économie politique qui traite de la valeur d'échange.
La libre concurrence est, en matière de production des choses utiles, un principe ou une règle d'application dont les limites sont faciles à déterminer.
Tout le monde sait par expérience que le prix d'une marchandise monte quand la demande en augmente et baisse quand l'offre s'accroît.
Lieux clés
Ville de Normandie où Léon Walras naquit en 1834. Son père y était proviseur de collège.
Walras y tenta sa formation, échoua à Polytechnique et exerça divers métiers avant de se tourner vers l'économie. La capitale française resta hostile à ses idées mathématiques.
Walras y obtint en 1870 sa chaire d'économie politique et y développa toute son œuvre. Il y fonda l'école de Lausanne.
Localité suisse au bord du lac Léman où Walras passa ses dernières années et mourut en 1910.






