Léonidas

Léonidas Ier de Sparte

Sparte

6 min de lecture

MilitairePolitiqueChef militaireAvant J.-C.Grèce antique, période des guerres médiques opposant les cités grecques à l'Empire perse achéménide (début du Ve siècle av. J.-C.)

Léonidas Ier fut roi de Sparte au Ve siècle av. J.-C. Issu de la dynastie des Agiades, il commanda la coalition grecque lors de la bataille des Thermopyles contre l'armée perse de Xerxès Ier en 480 av. J.-C. Sa résistance héroïque et sa mort au combat en firent un symbole durable du sacrifice patriotique.

Questions fréquentes

Léonidas Ier était l'un des deux rois de Sparte au début du Ve siècle av. J.-C. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il commanda la coalition grecque lors de la bataille des Thermopyles en 480 av. J.-C. face à l'immense armée perse de Xerxès Ier. Moins un conquérant qu'un symbole de résistance, il incarna l'idéal spartiate de discipline et de sacrifice jusqu'à la mort.

Citations célèbres

« Viens les prendre (Molôn labé)»

Faits marquants

  • Devient roi de Sparte vers 490 av. J.-C. au sein de la dynastie des Agiades
  • Commande la coalition grecque à la bataille des Thermopyles en 480 av. J.-C.
  • Résiste avec environ 300 Spartiates et leurs alliés face à l'immense armée de Xerxès Ier
  • Meurt au combat aux Thermopyles en 480 av. J.-C., contourné par la trahison d'Éphialtès
  • Devient un symbole emblématique du courage et du sacrifice pour la patrie

Œuvres & réalisations

Défense du défilé des Thermopyles (480 av. J.-C.)

Pendant trois jours, Léonidas bloqua avec une poignée d'hommes l'immense armée de Xerxès, infligeant de lourdes pertes aux Perses et retardant leur progression.

Direction de la coalition hellénique terrestre (481-480 av. J.-C.)

En tant que roi de Sparte, Léonidas reçut le commandement des forces grecques chargées de défendre le nord de la Grèce contre l'invasion perse.

Sacrifice volontaire et arrière-garde (480 av. J.-C.)

Après la trahison du sentier de montagne, il renvoya l'essentiel des alliés et resta combattre jusqu'à la mort pour couvrir leur retraite, transformant une défaite en symbole.

Modèle de l'idéal spartiate (Ve siècle av. J.-C.)

Par son obéissance aux lois de Sparte jusqu'au sacrifice, Léonidas incarna les valeurs d'agôgê (éducation militaire) et de discipline qui définissaient sa cité.

Mémoire commémorée par l'épitaphe de Simonide (Ve siècle av. J.-C.)

Son combat fut immortalisé par le poète Simonide de Céos dont les vers gravés aux Thermopyles fixèrent la légende pour les siècles à venir.

Anecdotes

Selon Hérodote, lorsque les Perses sommèrent les Grecs de rendre leurs armes, Léonidas aurait répondu par ces deux mots devenus légendaires : « Molon labe » — « Viens les prendre ». Cette formule de défi est encore aujourd'hui un symbole de résistance.

Avant la bataille, un Spartiate s'inquiétait de ce que les flèches perses étaient si nombreuses qu'elles cacheraient le soleil. Le guerrier Diénékès aurait répliqué en riant : « Tant mieux, nous combattrons à l'ombre. » Hérodote rapporte cette réplique comme la plus belle de toute la guerre.

Léonidas ne mena aux Thermopyles que 300 Spartiates, soigneusement choisis parmi les hommes ayant déjà un fils vivant, afin qu'aucune lignée ne s'éteigne. Au total, plusieurs milliers de Grecs alliés combattirent à ses côtés.

Quand la trahison d'Éphialtès permit aux Perses de contourner la passe par un sentier de montagne, Léonidas renvoya la plupart des contingents grecs pour les sauver, mais resta avec ses Spartiates, ses Thespiens et ses Thébains pour couvrir la retraite et tenir parole.

Après la bataille, Xerxès fit décapiter le corps de Léonidas et exposer sa tête sur un pieu — un traitement que les Perses réservaient rarement, signe de la rage que la résistance grecque avait provoquée. Quarante ans plus tard, les Spartiates rapatrièrent ses ossements et lui élevèrent un tombeau.

Sources primaires

Hérodote, Histoires, Livre VII (Polymnie) (vers 445 av. J.-C.)
Les Lacédémoniens combattirent d'une manière mémorable... ils montrèrent qu'ils étaient des hommes qui savaient se battre face à des gens qui ne le savaient pas.
Épitaphe des Thermopyles, rapportée par Hérodote (poème de Simonide de Céos) (Ve siècle av. J.-C.)
Passant, va dire à Sparte que nous gisons ici, fidèles à ses lois.
Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, Livre XI (Ier siècle av. J.-C.)
Léonidas, ayant rassemblé ses compagnons, les exhorta à se montrer dignes de Sparte et à prendre leur repas du matin comme des hommes qui souperaient dans l'Hadès.
Plutarque, Apophtegmes laconiens (Œuvres morales) (vers 100 apr. J.-C.)
Comme on lui disait que les ennemis étaient proches, Léonidas répondit : « Et nous aussi, nous sommes proches d'eux. »

Lieux clés

Sparte

Cité-État du Péloponnèse dont Léonidas était l'un des deux rois. Société militarisée où chaque citoyen était formé au combat dès l'enfance.

Défilé des Thermopyles

Étroit passage côtier entre montagne et mer, en Grèce centrale, dont le nom signifie « Portes chaudes » à cause de ses sources thermales. Léonidas y livra son ultime combat.

Delphes

Grand sanctuaire d'Apollon où les Grecs consultaient l'oracle. Avant la bataille, la Pythie aurait prédit que Sparte serait sauvée par la mort d'un de ses rois.

Tombeau (Léonidaion) de Sparte

Monument funéraire érigé à Sparte pour honorer Léonidas, où ses ossements furent rapatriés une quarantaine d'années après sa mort.

Athènes

Cité rivale et alliée de Sparte au sein de la ligue hellénique. Sa flotte et celle de la coalition combattaient à l'Artémision pendant que Léonidas tenait les Thermopyles.

Voir aussi