Trompettiste et chanteur de jazz américain né à La Nouvelle-Orléans, surnommé « Satchmo ». Figure fondatrice du jazz, il révolutionna cet art par son jeu de trompette virtuose et son chant « scat ». Il devint l'un des musiciens les plus célèbres du XXe siècle.
Louis Armstrong(1901 — 1971)
Louis Armstrong
États-Unis
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Si vous devez demander ce qu'est le jazz, vous ne le saurez jamais.»
« Il y a deux sortes de musique : la bonne et la mauvaise. Je joue la bonne.»
Faits marquants
- Né le 4 août 1901 à La Nouvelle-Orléans dans un quartier pauvre
- 1922 : rejoint le Creole Jazz Band de King Oliver à Chicago
- 1925-1928 : ses enregistrements avec les Hot Five et Hot Seven révolutionnent le jazz
- 1964 : son tube « Hello, Dolly! » détrône les Beatles en tête des classements américains
- Mort le 6 juillet 1971 à New York, après une carrière mondiale
Œuvres & réalisations
Série d'enregistrements qui placèrent le soliste improvisateur au cœur du jazz et changèrent le cours de cette musique.
Son éblouissante introduction à la trompette est considérée comme l'un des sommets de l'histoire du jazz.
Enregistrement qui contribua à populariser le chant « scat », l'improvisation vocale sur des syllabes.
Sa version de ce standard montre son génie à transformer une chanson populaire par son chant et sa trompette.
Album de duos célèbre où sa voix rauque répond à celle, limpide, d'Ella Fitzgerald.
Ce tube atteignit la première place aux États-Unis, détrônant les Beatles.
Chanson pleine d'espoir devenue l'un des airs les plus célèbres du XXe siècle.
Anecdotes
Le soir du Nouvel An 1912, à La Nouvelle-Orléans, le jeune Louis tire en l'air avec un pistolet pour faire la fête. Arrêté, il est placé dans un foyer pour garçons, le Colored Waif's Home. C'est là qu'un éducateur, Peter Davis, lui met un cornet entre les mains : l'incident qui aurait pu briser sa vie en fait un musicien.
Toute sa vie, Armstrong a affirmé être né le 4 juillet 1900, jour de la fête nationale américaine. Ce n'est qu'après sa mort qu'on retrouva son acte de baptême : il était en réalité né le 4 août 1901. Le mythe collait pourtant si bien au personnage qu'on le répète parfois encore.
Selon une histoire célèbre, en enregistrant « Heebie Jeebies » en 1926, Armstrong aurait laissé tomber sa feuille de paroles. Plutôt que d'arrêter, il se mit à chanter des syllabes inventées : le « scat » était lancé. Vrai ou non, cette improvisation vocale devint l'une de ses marques de fabrique.
En 1964, en pleine Beatlemania, Armstrong avait 62 ans quand sa chanson « Hello, Dolly! » atteignit la première place des classements américains. Il délogea ainsi les Beatles du sommet, alors qu'ils étaient au faîte de leur gloire.
En 1957, lors de la crise de Little Rock où des élèves noirs sont empêchés d'entrer dans un lycée, Armstrong, d'habitude prudent en politique, explose. Il annule une tournée officielle pour le compte des États-Unis et déclare que le gouvernement peut « aller au diable ». Pour un artiste aussi célèbre, le geste était courageux.
Sources primaires
The way they are treating my people in the South, the government can go to hell.
Red beans and ricely yours, Louis Armstrong.
Every time I close my eyes blowing that trumpet of mine, I look right in the heart of good old New Orleans. It has given me something to live for.
If you have to ask what jazz is, you'll never know.
Lieux clés
Ville natale d'Armstrong et berceau du jazz, où il grandit dans la pauvreté au son des fanfares et des cabarets.
Foyer pour garçons où le jeune Louis fut placé après son arrestation et où il apprit à jouer du cornet.
C'est là qu'il rejoignit King Oliver en 1922 et enregistra ses Hot Five, lançant véritablement sa carrière.
Quartier afro-américain de New York, cœur de la scène musicale où Armstrong se produisit et enregistra.
Maison modeste où il vécut avec son épouse Lucille à partir de 1943 et où il mourut en 1971 ; elle est aujourd'hui un musée.
Lors de ses tournées d'ambassadeur du jazz, il y donna en 1956 un concert mémorable devant une foule immense.
Objets typiques

Instrument emblématique d'Armstrong, dont il tirait des aigus puissants et un son reconnaissable entre tous.

Premier instrument qu'il apprit au foyer pour garçons ; proche de la trompette, il l'utilisa à ses débuts avant d'adopter cette dernière.

Sur scène, il tenait toujours un grand mouchoir blanc pour éponger la sueur ; il en devint un signe de reconnaissance.

Ses enregistrements des années 1920 paraissaient sur ces disques fragiles en gomme-laque, qui diffusèrent le jazz dans le monde entier.

Passionné, Armstrong emportait ses magnétophones en tournée et décorait les boîtes de bandes de collages qu'il fabriquait lui-même.

Armstrong vouait un culte à ce laxatif à base de plantes, qu'il recommandait à tout le monde et imprimait même sur ses cartes de vœux.

Toujours tiré à quatre épingles, il se produisait en costume élégant ou en smoking, image du musicien-vedette.
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Vie quotidienne
Matin
Comme il jouait tard le soir, Armstrong se levait souvent en fin de matinée. Chez lui, il aimait taper des lettres à la machine et réécouter ses enregistrements sur ses magnétophones.
Après-midi
Les après-midi étaient consacrés aux répétitions, aux déplacements d'une ville à l'autre, aux séances d'enregistrement en studio et aux interviews avec la presse.
Soir
Le soir était le cœur de sa vie : concerts dans les salles et les clubs, parfois plusieurs représentations dans la même nuit, devant un public souvent en délire.
Alimentation
Fidèle à ses racines de La Nouvelle-Orléans, il adorait les haricots rouges et le riz, au point de signer ses lettres « Red beans and ricely yours ». Soucieux de sa ligne, il suivait aussi des régimes et jurait par son laxatif aux plantes.
Vêtements
Toujours élégant, il portait des costumes soignés et un smoking sur scène. Son grand mouchoir blanc, qu'il agitait en chantant, faisait partie de son personnage.
Habitat
Malgré la gloire et l'argent, Armstrong et sa femme Lucille choisirent une maison modeste dans le quartier populaire de Corona, dans le Queens, où ils vécurent jusqu'à sa mort.






