Maryam Mirzakhani(1977 — 2017)
Maryam Mirzakhani
États-Unis, Iran
8 min de lecture
Maryam Mirzakhani est la première femme à avoir remporté la médaille Fields en 2014, la plus haute distinction en mathématiques. Née en Iran, elle a révolutionné la compréhension des surfaces de Riemann et de la géométrie hyperbolique. Professeure à Stanford, elle est décédée d'un cancer à seulement 40 ans, laissant une œuvre mathématique majeure.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« The beauty of mathematics only shows itself to more patient followers. »
« I don't have any particular recipe. It is the reason why doing research is challenging as well as attractive. »
Faits marquants
- Née à Téhéran en 1977, elle remporte deux fois la médaille d'or aux Olympiades internationales de mathématiques (1994, 1995)
- En 2004, elle obtient son doctorat à Harvard sous la direction de Curtis McMullen, lui-même lauréat de la médaille Fields
- En 2008, elle est nommée professeure titulaire à l'Université de Stanford
- En 2014, elle devient la première femme et la première Iranienne à recevoir la médaille Fields, pour ses travaux sur la dynamique et la géométrie des surfaces de Riemann
- Elle décède d'un cancer du sein le 14 juillet 2017 à l'âge de 40 ans
Œuvres & réalisations
Sa thèse révolutionne la compréhension des géodésiques simples sur les surfaces hyperboliques et établit une formule pour les volumes de Weil-Petersson. Elle est publiée en trois articles dans des revues majeures.
Article publié dans Inventiones Mathematicae, issu de sa thèse, considéré comme l'un de ses travaux fondateurs. Il donne une formule récursive d'une grande élégance.
Travaux sur le flot des tremblements de terre sur les espaces de Teichmüller, approfondissant la compréhension des surfaces de Riemann en lien avec la mécanique hamiltonienne.
En collaboration avec Alex Eskin, ce travail compte les géodésiques fermées dans les espaces de modules, un problème ouvert de longue date en géométrie.
Surnommé l'« théorème de la reine » par la communauté mathématique, ce résultat spectaculaire décrit les orbites du groupe SL(2,R) sur les espaces de modules, avec des applications profondes en dynamique.
Anecdotes
Enfant, Maryam Mirzakhani rêvait de devenir écrivaine, pas mathématicienne. C'est après avoir découvert, au collège, qu'elle était capable de résoudre des problèmes difficiles avec une simple feuille de papier qu'elle a changé de cap. Elle aimait dire que les mathématiques étaient pour elle comme raconter des histoires.
En 1994 et 1995, Maryam remporte deux médailles d'or aux Olympiades internationales de mathématiques, obtenant un score parfait lors de la deuxième participation. Elle est la première Iranienne à réaliser cette performance, ouvrant la voie à de nombreuses jeunes filles de son pays.
Sa méthode de travail était originale : elle couvrait de grands rouleaux de papier posés sur le sol de dessins et de griffonnages colorés. Sa fille l'appelait 'la maman qui fait des peintures'. Pour Maryam, les mathématiques avaient une dimension presque artistique et visuelle.
En 2014, lors de la cérémonie du Congrès international des mathématiciens à Séoul, Maryam Mirzakhani reçoit la médaille Fields — la plus haute distinction en mathématiques. Elle est à ce jour la seule femme et la première Iranienne à avoir obtenu ce prix, parfois surnommé le 'Nobel des maths'.
Atteinte d'un cancer du sein diagnostiqué en 2013, Maryam Mirzakhani continue de travailler jusqu'à la fin de sa vie. Elle décède le 14 juillet 2017 à l'âge de 40 ans, laissant une œuvre considérable et une communauté mathématique mondiale en deuil. Le gouvernement iranien, malgré ses règles strictes, publie sa photo sans voile pour lui rendre hommage.
Sources primaires
« The more I spent time on maths, the more excited I became. I think I'm quite lucky that I fell in love with it, but it was not by design. »
Article fondateur issu de sa thèse de doctorat à Harvard, dans lequel Mirzakhani établit une formule récursive pour calculer les volumes de Weil-Petersson des espaces de modules de surfaces de Riemann à bords.
« I don't have any particular recipe. It is the reason why doing research is challenging as well as attractive. It is like being lost in a jungle and trying to use all the knowledge that you can gather to come up with some new tricks. »
« Maryam was a brilliant mathematical genius who also turned out to be an inspiring role model for countless young people around the world who aspired to follow in her footsteps. »
Lieux clés
Ville natale de Maryam Mirzakhani, où elle grandit, fréquente le lycée Farzanegan (école pour surdouées) et découvre sa passion pour les mathématiques.
Là où Maryam obtient sa licence en mathématiques. Cette université forme l'élite scientifique iranienne et lui ouvre les portes des grandes universités américaines.
Maryam y prépare son doctorat sous la direction de Curtis McMullen. Sa thèse sur les volumes de Weil-Petersson y est reconnue comme une avancée majeure.
Où Maryam est professeure de 2008 jusqu'à sa mort en 2017. C'est là qu'elle accomplit ses travaux les plus importants sur la dynamique des surfaces.
Ville où se tient le Congrès international des mathématiciens en 2014, lors duquel Maryam reçoit la médaille Fields devant la communauté mathématique mondiale.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Thèse de doctorat — Simple geodesics on hyperbolic surfaces
2004
Simple geodesics and Weil-Petersson volumes of moduli spaces of bordered Riemann surfaces
2007
Ergodic theory of the earthquake flow on quadratic differentials
2008
Counting closed geodesics in moduli space (avec Alex Eskin)
2011
Isolation, equidistribution, and orbit closures for the SL(2,R) action on moduli space (avec Alex Eskin et Amir Mohammadi)
2015





