
Maryam Mirzakhani
Maryam Mirzakhani
1977 — 2017
États-Unis, Iran
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Faits marquants
Œuvres & réalisations
Sa thèse révolutionne la compréhension des géodésiques simples sur les surfaces hyperboliques et établit une formule pour les volumes de Weil-Petersson. Elle est publiée en trois articles dans des revues majeures.
Article publié dans Inventiones Mathematicae, issu de sa thèse, considéré comme l'un de ses travaux fondateurs. Il donne une formule récursive d'une grande élégance.
Travaux sur le flot des tremblements de terre sur les espaces de Teichmüller, approfondissant la compréhension des surfaces de Riemann en lien avec la mécanique hamiltonienne.
En collaboration avec Alex Eskin, ce travail compte les géodésiques fermées dans les espaces de modules, un problème ouvert de longue date en géométrie.
Surnommé l'« théorème de la reine » par la communauté mathématique, ce résultat spectaculaire décrit les orbites du groupe SL(2,R) sur les espaces de modules, avec des applications profondes en dynamique.
Anecdotes
Enfant, Maryam Mirzakhani rêvait de devenir écrivaine, pas mathématicienne. C'est après avoir découvert, au collège, qu'elle était capable de résoudre des problèmes difficiles avec une simple feuille de papier qu'elle a changé de cap. Elle aimait dire que les mathématiques étaient pour elle comme raconter des histoires.
En 1994 et 1995, Maryam remporte deux médailles d'or aux Olympiades internationales de mathématiques, obtenant un score parfait lors de la deuxième participation. Elle est la première Iranienne à réaliser cette performance, ouvrant la voie à de nombreuses jeunes filles de son pays.
Sa méthode de travail était originale : elle couvrait de grands rouleaux de papier posés sur le sol de dessins et de griffonnages colorés. Sa fille l'appelait 'la maman qui fait des peintures'. Pour Maryam, les mathématiques avaient une dimension presque artistique et visuelle.
En 2014, lors de la cérémonie du Congrès international des mathématiciens à Séoul, Maryam Mirzakhani reçoit la médaille Fields — la plus haute distinction en mathématiques. Elle est à ce jour la seule femme et la première Iranienne à avoir obtenu ce prix, parfois surnommé le 'Nobel des maths'.
Atteinte d'un cancer du sein diagnostiqué en 2013, Maryam Mirzakhani continue de travailler jusqu'à la fin de sa vie. Elle décède le 14 juillet 2017 à l'âge de 40 ans, laissant une œuvre considérable et une communauté mathématique mondiale en deuil. Le gouvernement iranien, malgré ses règles strictes, publie sa photo sans voile pour lui rendre hommage.
Sources primaires
« The more I spent time on maths, the more excited I became. I think I'm quite lucky that I fell in love with it, but it was not by design. »
Article fondateur issu de sa thèse de doctorat à Harvard, dans lequel Mirzakhani établit une formule récursive pour calculer les volumes de Weil-Petersson des espaces de modules de surfaces de Riemann à bords.
« I don't have any particular recipe. It is the reason why doing research is challenging as well as attractive. It is like being lost in a jungle and trying to use all the knowledge that you can gather to come up with some new tricks. »
« Maryam was a brilliant mathematical genius who also turned out to be an inspiring role model for countless young people around the world who aspired to follow in her footsteps. »
Lieux clés
Ville natale de Maryam Mirzakhani, où elle grandit, fréquente le lycée Farzanegan (école pour surdouées) et découvre sa passion pour les mathématiques.
Là où Maryam obtient sa licence en mathématiques. Cette université forme l'élite scientifique iranienne et lui ouvre les portes des grandes universités américaines.
Maryam y prépare son doctorat sous la direction de Curtis McMullen. Sa thèse sur les volumes de Weil-Petersson y est reconnue comme une avancée majeure.
OĂą Maryam est professeure de 2008 jusqu'Ă sa mort en 2017. C'est lĂ qu'elle accomplit ses travaux les plus importants sur la dynamique des surfaces.
Ville où se tient le Congrès international des mathématiciens en 2014, lors duquel Maryam reçoit la médaille Fields devant la communauté mathématique mondiale.
Objets typiques
Maryam travaillait en étalant de longs rouleaux de papier sur le sol, couverts de dessins géométriques et d'équations. Ce mode de travail visuel et spatial était sa signature.
Elle utilisait des couleurs pour annoter ses schémas de surfaces de Riemann, transformant ses feuilles de travail en œuvres quasi artistiques.
Outil emblématique du mathématicien, le tableau noir lui permettait d'exposer ses démonstrations lors de séminaires à Harvard puis Stanford.
Les travaux de Mirzakhani portent sur la géométrie des surfaces courbes complexes. Les manuels de géométrie hyperbolique étaient ses compagnons quotidiens depuis le lycée.
Décernée tous les quatre ans à des mathématiciens de moins de 40 ans, cette médaille est la plus haute distinction des mathématiques. Mirzakhani est la première femme à la recevoir.
Pour visualiser les espaces de modules et les surfaces de Riemann, elle utilisait des outils informatiques de simulation, compléments indispensables au travail papier.
Programmes scolaires
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Vie quotidienne
Matin
Maryam commençait sa journée tôt, souvent après avoir déposé sa fille Anahita à l'école. Elle s'installait dans son bureau de Stanford ou à la maison, déroulant ses grands rouleaux de papier sur le sol pour reprendre ses schémas de la veille. Le café et un petit-déjeuner léger l'accompagnaient dans ce rituel matinal silencieux.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux séminaires, aux échanges avec ses doctorants et collaborateurs — notamment Alex Eskin à Chicago — et aux sessions intensives de calcul. Elle notait tout à la main avant de formaliser au clavier, préférant toujours la pensée visuelle à l'abstraction pure.
Soir
Le soir, elle retrouvait son mari Jan Vondrák et leur fille Anahita. Elle aimait cuisiner des plats iraniens traditionnels et lire des romans. Même en soirée, une idée mathématique pouvait surgir : elle gardait toujours un carnet de notes à portée de main pour ne rien oublier.
Alimentation
Maryam avait grandi avec la cuisine iranienne : riz au safran (chelow), ragoûts aux herbes (ghormeh sabzi), fruits secs et noix. Aux États-Unis, elle conservait ces habitudes alimentaires méditerranéennes et moyen-orientales, appréciant les repas partagés en famille.
VĂŞtements
Dans la vie quotidienne à Stanford, Maryam portait des tenues occidentales simples et décontractées — jean, pull, veste légère — conformes à son environnement académique californien. Lorsqu'elle se rendait en Iran pour rendre visite à sa famille, elle adoptait le port du voile requis par la loi iranienne.
Habitat
Maryam vivait avec sa famille dans une maison du quartier de Palo Alto, près du campus de Stanford. L'intérieur conjuguait sobriété américaine et touches de culture iranienne : tapis traditionnels, livres en persan et en anglais, et les inévitables grandes feuilles de papier couvrant une partie du sol de son espace de travail.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Galerie
Remise de la médaille Fields à Maryam Mirzakhani

Maryam Mirzakhani (cropped)

Maryam Mirzakhani in Seoul 2014
Four Fields medallists plus epsilon

First Woman Fields medallist plus daughter (cropped)
Style visuel
Esthétique qui mêle la tradition géométrique persane — arabesques et carrelages — à la visualisation moderne de surfaces mathématiques complexes, avec une palette chaude et élégante.
Prompt IA
Clean academic aesthetic blending Iranian geometric art tradition with modern mathematical visualization. Intricate curved surfaces rendered in deep teal and gold on white, reminiscent of Persian tilework patterns. Hyperbolic surfaces and Riemann surfaces illustrated with flowing lines, warm ochre and turquoise palette. Mathematical diagrams with hand-drawn quality, overlaid on geometric Persian motifs. Soft, natural light of a Californian university office. Minimalist yet rich in detail, merging Eastern ornamental geometry with Western scientific precision.
Ambiance sonore
Ambiance studieuse et feutrée d'un bureau de mathématicienne : froissement de papier, feutres sur grandes feuilles, murmures académiques en persan et en anglais.
Prompt IA
Quiet academic environment: the soft rustle of large paper sheets unrolling on a wooden floor, the faint scratching of felt-tip pens drawing complex geometric curves, occasional chalk on blackboard, distant hum of a university campus in California, light wind through open windows, murmured academic conversations in Farsi and English, the gentle click of a computer keyboard, silence broken only by the turning of pages in a mathematics textbook.
Source du portrait
Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.0 de — Gert-Martin Greuel — 2014
Aller plus loin
Références
Ĺ’uvres
Thèse de doctorat — Simple geodesics on hyperbolic surfaces
2004
Simple geodesics and Weil-Petersson volumes of moduli spaces of bordered Riemann surfaces
2007
Ergodic theory of the earthquake flow on quadratic differentials
2008
Counting closed geodesics in moduli space (avec Alex Eskin)
2011
Isolation, equidistribution, and orbit closures for the SL(2,R) action on moduli space (avec Alex Eskin et Amir Mohammadi)
2015

