Mo Yan, pseudonyme de Guan Moye, est un romancier et nouvelliste chinois né en 1955 dans le Shandong. Figure majeure de la littérature chinoise contemporaine, il reçoit le prix Nobel de littérature en 2012 pour une œuvre mêlant réalisme magique, contes populaires et histoire de la Chine rurale.
Mo Yan(1955 — ?)
Mo Yan
République populaire de Chine
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1955 à Gaomi, dans la province du Shandong (Chine)
- Publie en 1986 « Le Clan du sorgho rouge », adapté au cinéma par Zhang Yimou (Ours d'or 1988)
- Auteur de romans majeurs comme « Beaux seins, belles fesses » (1996) et « Grenouilles » (2009)
- Reçoit le prix Nobel de littérature en 2012, premier écrivain de nationalité chinoise résidant en Chine à l'obtenir
- Son œuvre est saluée pour avoir fondu « contes populaires, histoire et contemporanéité » (Comité Nobel, 2012)
Œuvres & réalisations
Fresque sur trois générations d'une famille paysanne face à l'invasion japonaise ; le roman qui révèle Mo Yan et inspire un film primé à Berlin.
Film de Zhang Yimou tiré du roman, lauréat de l'Ours d'or à Berlin en 1988, qui fait connaître Mo Yan à l'étranger.
Vaste roman qui suit une mère et ses enfants à travers tout le XXe siècle chinois, des guerres aux bouleversements politiques.
Roman historique sur la révolte des Boxers, mêlant cruauté, opéra populaire et résistance face aux puissances étrangères.
Récit foisonnant où un propriétaire exécuté se réincarne en divers animaux pour observer un demi-siècle d'histoire rurale chinoise.
Roman sur une sage-femme confrontée à la politique de l'enfant unique ; il reçoit le prix Mao Dun en 2011.
Anecdotes
Le nom « Mo Yan » est un pseudonyme qui signifie « ne parle pas » en chinois. L'écrivain l'a choisi en souvenir des avertissements de ses parents : sous la Révolution culturelle, mieux valait tenir sa langue car une parole maladroite pouvait attirer de gros ennuis. C'est donc un homme qui « ne parle pas » qui est devenu l'un des plus grands conteurs de la Chine.
Vers l'âge de onze ans, pendant la Révolution culturelle, le jeune Guan Moye dut quitter l'école et garder le bétail dans la campagne du Shandong. Seul des journées entières dans les champs, il observait la nature et écoutait les contes des villageois : ces longues heures de solitude et ces histoires populaires nourriront plus tard toute son œuvre.
Son roman « Le Clan du sorgho rouge » fut adapté au cinéma en 1987 par le réalisateur Zhang Yimou. Le film « Le Sorgho rouge » remporta l'Ours d'or au festival de Berlin en 1988 et fit connaître Mo Yan bien au-delà de la Chine, lançant en même temps la carrière internationale du réalisateur.
Mo Yan a inventé un territoire imaginaire, le « canton de Gaomi du Nord-Est », inspiré de sa région natale, où se déroulent beaucoup de ses récits. Il disait s'inspirer de l'Américain William Faulkner, qui avait créé un comté fictif pour ses romans, et du Colombien Gabriel García Márquez et son réalisme magique.
En 2012, Mo Yan reçut le prix Nobel de littérature. Dans son discours à Stockholm, intitulé « Le Conteur », il raconta surtout des souvenirs de sa mère, une paysanne pauvre, et affirma n'être au fond qu'« un homme qui raconte des histoires ».
Sources primaires
À Mo Yan, qui, avec un réalisme hallucinatoire, mêle contes populaires, histoire et vie contemporaine.
Je suis un homme qui raconte des histoires. C'est parce que je racontais des histoires que j'ai reçu le prix Nobel de littérature.
Le récit s'ouvre sur la mémoire familiale du narrateur, qui évoque son père enfant rejoignant les combattants face aux envahisseurs japonais, dans les champs de sorgho rouge du canton de Gaomi.
Lieux clés
Région rurale de l'est de la Chine où naît Mo Yan en 1955. Elle inspire le « canton de Gaomi du Nord-Est », décor imaginaire de la plupart de ses romans.
Capitale de la Chine où Mo Yan poursuit sa carrière militaire, étudie l'écriture et devient une figure de l'Association des écrivains chinois.
Capitale de la Suède où Mo Yan reçoit le prix Nobel de littérature en décembre 2012 et prononce son discours « Le Conteur ».
Objets typiques

Mo Yan a d'abord écrit ses longs romans à la main, sur des cahiers, avant de passer à l'ordinateur. Le manuscrit incarne le travail patient du conteur devenu écrivain.

Engagé en 1976, Mo Yan a longtemps porté l'uniforme de l'armée chinoise, qui lui offrit instruction et stabilité. C'est en militaire qu'il commença à publier.

Cette céréale rouge cultivée dans le Shandong donne son titre au roman le plus célèbre de Mo Yan. Elle symbolise la terre, la mémoire rurale et la vie des paysans chinois.

Remise à Stockholm en 2012, la médaille d'or du prix Nobel récompense l'ensemble de l'œuvre de Mo Yan. Elle consacre la reconnaissance mondiale de la littérature chinoise contemporaine.

Romans et recueils de nouvelles diffusés en Chine puis traduits dans le monde entier. Ils ont fait connaître le « canton de Gaomi du Nord-Est » à des millions de lecteurs.
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Vie quotidienne
Matin
Enfant, Mo Yan se levait tôt pour aider aux travaux des champs et garder le bétail dans la campagne du Shandong. Devenu écrivain, il consacre souvent ses matinées à l'écriture, dans le calme, avant les sollicitations de la journée.
Après-midi
Jeune, il a travaillé dans les champs puis dans une usine de produits pétroliers avant de s'engager dans l'armée. Plus tard, ses après-midis sont rythmés par la lecture, la relecture de ses manuscrits, les rencontres et les entretiens d'écrivain reconnu.
Soir
Dans son enfance, les soirées au village étaient l'occasion d'écouter les contes et les histoires des anciens, à la lueur faible des lampes. Ces récits populaires entendus le soir deviendront la matière première de ses romans.
Alimentation
L'alimentation de son enfance était celle des paysans pauvres du Shandong pendant les années de pénurie : céréales comme le sorgho et le maïs, patates douces, peu de viande. Le souvenir de la faim revient souvent dans ses livres.
Vêtements
Enfant, il portait les vêtements simples et rapiécés des familles paysannes. Engagé dans l'armée, il endossa l'uniforme vert de l'Armée populaire de libération, puis, écrivain célèbre, des tenues civiles ordinaires.
Habitat
Il grandit dans une modeste maison de village en terre et en brique, partagée par une famille nombreuse. Adulte, il vivra surtout à Pékin, dans des logements urbains liés à l'armée puis à sa vie d'écrivain.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Beaux seins, belles fesses
1996
La Dure Loi du karma (Quarante et un coups)
2006
Grenouilles
2009






