Dans la mythologie grecque, les Muses sont les neuf déesses des arts, des sciences et de l'inspiration. Filles de Zeus et de la titanide Mnémosyne (la Mémoire), elles président à la poésie, à la musique, à la danse et au savoir.
Muse
Muse
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Filles de Zeus et de Mnémosyne (déesse de la Mémoire), conçues lors de neuf nuits successives
- Au nombre de neuf, fixé notamment par Hésiode dans la Théogonie (vers 700 av. J.-C.)
- Chacune préside à un art ou un domaine : Calliope (poésie épique), Clio (histoire), Érato (poésie lyrique), Euterpe (musique), Melpomène (tragédie), Polymnie (rhétorique/chant sacré), Terpsichore (danse), Thalie (comédie), Uranie (astronomie)
- Associées au dieu Apollon (Apollon Musagète, conducteur des Muses) et résidant sur les monts Hélicon et Parnasse
- À l'origine des mots « musique », « musée » et « mosaïque »
Œuvres & réalisations
La Muse est invoquée pour chanter la colère d'Achille et les voyages d'Ulysse : les Muses sont présentées comme la source des deux grandes épopées.
Les Muses enseignent leur chant à Hésiode sur l'Hélicon, lui inspirant le récit de la naissance des dieux.
Victoire des Muses face aux filles de Piéros, qui sont changées en pies : illustration de leur suprématie dans les arts.
Chaque Muse préside à un domaine (épopée, histoire, danse, astronomie…), structurant la conception antique des arts et des savoirs.
Les Muses charment les dieux par leurs chants lors des festins divins, accompagnées d'Apollon Musagète.
Virgile et les poètes romains reprennent l'invocation à la Muse, transmettant la tradition grecque à la culture occidentale.
Anecdotes
Les Muses sont au nombre de neuf, et chacune préside à un art précis : Calliope (poésie épique), Clio (histoire), Érato (poésie lyrique et amoureuse), Euterpe (musique et flûte), Melpomène (tragédie), Polymnie (chants sacrés et rhétorique), Terpsichore (danse), Thalie (comédie) et Uranie (astronomie). Cette répartition s'est précisée surtout à l'époque romaine, car les auteurs anciens ne s'accordaient pas toujours sur leur domaine.
Le poète Hésiode raconte dans la Théogonie que les Muses lui sont apparues alors qu'il gardait ses moutons au pied du mont Hélicon. Elles lui auraient soufflé leur chant et donné un rameau de laurier, faisant de lui un poète : c'est l'un des premiers récits où un auteur revendique l'inspiration divine.
Leur mère est Mnémosyne, la déesse de la Mémoire, et leur père Zeus : selon le mythe, ils s'unirent neuf nuits de suite. Ce lien avec la mémoire n'est pas un hasard, car dans un monde où la poésie se transmettait surtout oralement, retenir les vers par cœur était le travail même de l'artiste.
Le mot « musique » vient directement des Muses (mousikê en grec, « l'art des Muses »), tout comme le mot « musée », qui désignait à l'origine un sanctuaire consacré à ces déesses. Le plus célèbre fut le Mouseîon d'Alexandrie, immense centre de savoir abritant la fameuse bibliothèque.
Selon une légende rapportée par Pausanias, neuf jeunes filles appelées les Piérides osèrent défier les Muses dans un concours de chant. Vaincues et punies pour leur orgueil, elles furent changées en pies, condamnées à répéter sans fin un bavardage criard.
Sources primaires
Commençons nos chants par les Muses de l'Hélicon, qui habitent la grande et divine montagne de l'Hélicon. [...] Ce sont elles qui jadis enseignèrent à Hésiode un beau chant, tandis qu'il paissait ses brebis au pied du divin Hélicon.
Chante, déesse, la colère d'Achille, fils de Pélée.
Muse, conte-moi l'homme aux mille tours, qui erra tant d'années après avoir détruit la sainte citadelle de Troie.
Les premiers à sacrifier sur l'Hélicon aux Muses et à donner à cette montagne son caractère sacré furent, dit-on, les Aloades, qui leur attribuèrent le nombre de trois.
Les Piérides, vaincues, accablent les déesses d'injures ; alors leurs doigts se hérissent de plumes, leur bouche se durcit en bec : changées en pies, elles gardent dans les bois leur amour du bavardage.
Lieux clés
Montagne sacrée des Muses, où Hésiode dit les avoir rencontrées ; on y trouvait leur bois sacré et leurs sanctuaires.
Sommet consacré à Apollon et aux Muses, dominant le sanctuaire de Delphes ; source Castalie associée à l'inspiration.
Demeure des dieux où les Muses, filles de Zeus, chantent lors des banquets divins pour réjouir l'assemblée des Olympiens.
Région au pied de l'Olympe d'où les Muses tirent l'épithète de « Piérides », considérée comme leur lieu d'origine.
Sanctuaire des Muses fondé sous les Ptolémées, centre de savoir abritant la grande Bibliothèque d'Alexandrie.
Objets typiques

Instrument à cordes pincées, attribut d'Érato et de Terpsichore, symbole de l'harmonie musicale et de la poésie chantée.

Instrument à vent à deux tuyaux, attribut d'Euterpe, déesse de la musique et de la flûte.

Masque tragique ou comique, attribut de Melpomène et de Thalie, symbole des deux faces du théâtre antique.

Rouleau de texte tenu par Calliope et Clio, symbole de la poésie épique écrite et de l'écriture de l'histoire.

Attributs d'Uranie, Muse de l'astronomie, qui mesure les astres et représente le savoir scientifique.

Rameau ou couronne de laurier remis aux poètes inspirés, signe de la consécration accordée par les Muses.
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Vie quotidienne
Matin
En tant que déesses, les Muses n'ont pas de quotidien humain, mais les mythes les montrent au matin sur les pentes de l'Hélicon ou du Parnasse, dansant en chœur autour des sources sacrées comme Aganippé et Hippocrène. L'eau de ces fontaines passait pour donner l'inspiration à qui en buvait.
Après-midi
Les Muses accompagnent Apollon, leur chef appelé Musagète, dans les concerts divins. On les imagine guidant les poètes mortels, soufflant les vers à ceux qui les invoquent et présidant aux concours de musique et de chant organisés en leur honneur.
Soir
Le soir, la tradition les place sur l'Olympe, où elles chantent lors des banquets des dieux, célébrant les gloires des Immortels et apaisant les soucis par la beauté de leur voix mêlée à la lyre.
Alimentation
Comme tous les dieux grecs, les Muses se nourrissent d'ambroisie et de nectar, aliments d'immortalité réservés aux Olympiens. Elles ne connaissent ni la faim ni la mort des mortels.
Vêtements
L'art antique les représente vêtues de longues tuniques drapées (chiton et himation), souvent couronnées de laurier ou de fleurs, et tenant chacune l'attribut de son art : lyre, flûte, masque, rouleau ou globe.
Habitat
Elles n'ont pas de maison humaine mais des demeures sacrées : les bois et sources de l'Hélicon et du Parnasse, et le palais des dieux sur l'Olympe. Les hommes leur bâtissaient des sanctuaires appelés mouseia.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Inspiration de l'Iliade et de l'Odyssée
VIIIe s. av. J.-C.
Révélation à Hésiode (Théogonie)
vers 700 av. J.-C.
Concours contre les Piérides
mythe rapporté vers 8 apr. J.-C.
Patronage des neuf arts
tradition antique
Chants des banquets de l'Olympe
tradition mythologique
Inspiration de la poésie latine
Ier s. av. J.-C.






