Pierre Mendès France(1907 — 1982)
Pierre Mendès France
France
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Homme d'État français, figure de la gauche radicale et de la rigueur morale en politique. Président du Conseil en 1954-1955, il met fin à la guerre d'Indochine et engage l'autonomie de la Tunisie.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Gouverner, c'est choisir. »
Faits marquants
- Président du Conseil de juin 1954 à février 1955
- Signe les accords de Genève en juillet 1954, mettant fin à la guerre d'Indochine
- Engage l'autonomie interne de la Tunisie par le discours de Carthage (juillet 1954)
- S'oppose à la guerre d'Algérie et à la Cinquième République gaullienne
- Mène une campagne contre l'alcoolisme en promouvant le lait dans les écoles
Œuvres & réalisations
Aboutissement de sa promesse de paix en un mois, mettant fin à la guerre d'Indochine et marquant un tournant de la décolonisation française.
Engagement du processus de décolonisation négociée de la Tunisie, qui aboutira à son indépendance en 1956.
Innovation de communication politique : il s'adressait chaque samedi aux Français pour expliquer l'action gouvernementale avec pédagogie.
Action de santé publique promouvant le lait et luttant contre la consommation d'alcool, notamment auprès de la jeunesse.
Essai politique exposant sa vision d'un État réformé, transparent et fondé sur la responsabilité, où « gouverner, c'est choisir ».
Récit autobiographique de son arrestation par Vichy et de son évasion, écrit pendant la guerre.
Comme ministre de l'Économie du GPRF, il défendit une politique de rigueur monétaire pour assainir les finances de l'après-guerre.
Anecdotes
Le 31 juillet 1954, Pierre Mendès France signe les accords de Genève qui mettent fin à la guerre d'Indochine. Il s'était fixé un ultimatum public : régler le conflit en un mois, sous peine de démissionner. Il tint parole presque au jour près, ce qui frappa durablement l'opinion.
Mendès France était célèbre pour avoir prôné la consommation de lait plutôt que d'alcool. Lors d'un déjeuner officiel, il fit servir un verre de lait, déclenchant railleries et caricatures, mais lançant une véritable campagne de santé publique contre l'alcoolisme dans les écoles.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, arrêté par le régime de Vichy en 1940 et accusé de désertion, il s'évada de sa prison de Clermont-Ferrand en juin 1941 en escaladant un mur, puis rejoignit Londres pour s'engager dans les Forces françaises libres comme navigateur aérien.
À 25 ans, en 1932, il devint le plus jeune député de France, élu dans l'Eure. Brillant économiste, il dénonçait déjà les politiques de déflation et défendait des idées proches de celles de Keynes, ce qui le distinguait des dirigeants de la Troisième République.
En mai 1968, alors qu'il s'était retiré de la vie politique de premier plan, Mendès France apparut au grand meeting du stade Charléty, suscitant l'espoir d'un recours pour la gauche, sans toutefois chercher à prendre la tête du mouvement.
Sources primaires
Le gouvernement que je formerai (...) se donnera un délai — disons quatre semaines — pour parvenir au cessez-le-feu en Indochine. Faute de quoi, il remettra sa démission.
Les accords prévoient la cessation des hostilités et le retrait des forces, fixant une ligne de démarcation provisoire au 17e parallèle au Viêt Nam.
Mendès France inaugure des allocutions radiodiffusées hebdomadaires où il s'adresse directement aux Français pour expliquer l'action de son gouvernement.
Gouverner, c'est choisir. Une politique consiste à mesurer, à comparer, puis à décider entre des solutions dont aucune n'est entièrement satisfaisante.
Lieux clés
Ville de naissance et de mort de Pierre Mendès France, centre de sa carrière politique nationale.
Ville dont il fut maire et le département qui l'élut député dès 1932, ancrage local durable de son action.
Lieu de la conférence internationale de 1954 où furent signés les accords mettant fin à la guerre d'Indochine.
Ville où il fut emprisonné par le régime de Vichy en 1940-1941, avant son évasion vers Londres.
Lieu de son discours de 1954 annonçant l'autonomie interne de la Tunisie, étape majeure de la décolonisation.
Capitale où il rejoignit la France libre en 1942 pour s'engager comme navigateur dans les forces aériennes.
