Femme politique sri-lankaise, elle fut la première femme présidente du Sri Lanka (1994-2005). Fille de deux Premiers ministres, elle chercha à mettre fin à la guerre civile opposant l'État aux Tigres tamouls.
Chandrika Kumaratunga(1945 — ?)
Chandrika Kumaratunga
Sri Lanka
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1945 à Colombo, fille de Solomon et Sirimavo Bandaranaike, tous deux chefs de gouvernement sri-lankais
- Élue présidente du Sri Lanka en 1994, devenant la première femme à occuper cette fonction
- Survit à un attentat-suicide des Tigres tamouls (LTTE) en décembre 1999, perdant l'usage d'un œil
- Réélue présidente en 1999, elle reste au pouvoir jusqu'en 2005
- Tente sans succès de négocier la paix avec les séparatistes tamouls durant ses mandats
Œuvres & réalisations
Son élection à la présidence fait d'elle la première femme à diriger l'État sri-lankais, après avoir été Premier ministre la même année.
Campagne nationale qu'elle initie pour gagner l'opinion publique cinghalaise à l'idée d'un compromis avec la minorité tamoule.
Réforme ambitieuse visant à accorder une autonomie aux provinces tamoules pour résoudre les racines de la guerre civile, finalement non adoptée.
Durant sa présidence, et malgré une cohabitation tendue, un cessez-le-feu négocié avec la médiation norvégienne suspend temporairement les combats.
Avec son mari Vijaya, elle crée ce parti progressiste, première étape de son engagement politique autonome.
Après sa présidence, elle préside cet organe chargé de favoriser la réconciliation entre les communautés de l'île.
Anecdotes
Chandrika Kumaratunga naît dans une famille hors du commun : son père et sa mère furent tous deux Premiers ministres du Sri Lanka. Sa mère, Sirimavo Bandaranaike, devint en 1960 la toute première femme cheffe de gouvernement de l'histoire mondiale.
Quand elle a 14 ans, son père, le Premier ministre S.W.R.D. Bandaranaike, est assassiné par un moine bouddhiste en 1959. Ce drame familial marque profondément son enfance et la plonge très tôt dans l'univers de la politique.
Jeune femme, elle quitte le Sri Lanka pour étudier à Paris, à l'Institut d'études politiques (Sciences Po). Elle y apprend le français et découvre les idées de la gauche européenne des années 1960.
En 1988, son mari Vijaya Kumaratunga, célèbre acteur de cinéma devenu homme politique, est assassiné devant leur domicile sous les yeux de leurs enfants. Bouleversée, Chandrika part vivre quelque temps à Londres avant de revenir en politique.
Le 18 décembre 1999, en pleine campagne électorale, elle échappe de justesse à un attentat-suicide attribué aux Tigres tamouls : l'explosion lui fait perdre l'usage de son œil droit. Trois jours plus tard, elle remporte malgré tout l'élection présidentielle.
Sources primaires
Elle déclare avoir reçu un mandat clair du peuple pour mettre fin à la guerre et bâtir une paix durable entre toutes les communautés de l'île.
Blessée mais vivante, elle s'adresse aux Sri-Lankais pour affirmer que la violence ne la fera pas renoncer à sa quête de paix.
Le texte propose de transférer d'importants pouvoirs aux provinces afin d'accorder une large autonomie aux régions à majorité tamoule, sans diviser le pays.
Elle explique vouloir traiter les causes profondes du conflit, en reconnaissant les griefs de la minorité tamoule tout en refusant la partition de l'île.
Lieux clés
Capitale économique de l'île où elle naît en 1945 et où elle exerce le pouvoir, à la présidence et au gouvernement.
Institut d'études politiques où elle poursuit ses études supérieures dans les années 1960 et apprend le français.
Propriété familiale des Bandaranaike, berceau de cette dynastie politique sri-lankaise et fief électoral de la famille.
Quartier où se tenait le meeting de décembre 1999 lors duquel un attentat-suicide la blessa grièvement.
Objets typiques

Vêtement traditionnel des femmes d'Asie du Sud qu'elle portait lors des cérémonies officielles, symbole de son enracinement culturel sri-lankais.

Emblème de son mouvement pour la paix lancé en 1995, le lotus blanc représentait la réconciliation entre Cinghalais et Tamouls.

Après l'attentat de 1999 qui lui fit perdre l'œil droit, elle portait souvent des lunettes teintées, marque visible du prix payé pour sa lutte politique.

Symbole de la démocratie sri-lankaise par laquelle elle accéda au pouvoir, remportant les élections de 1994 puis de 1999.

Outil des grands rassemblements de campagne ; c'est lors d'un de ces meetings, micro en main, qu'elle fut visée par l'attentat de 1999.

Document de réforme qu'elle défendit pour donner une autonomie aux provinces tamoules et tenter de mettre fin à la guerre.
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Vie quotidienne
Matin
En tant que présidente, ses matinées commençaient par des réunions de sécurité et des points sur la situation militaire dans le nord et l'est de l'île. Elle recevait conseillers et ministres dans sa résidence officielle de Colombo.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux affaires de l'État : signature de décrets, audiences de diplomates étrangers, et préparation des projets de réforme constitutionnelle qu'elle défendait pour la paix.
Soir
Le soir, elle assistait à des dîners officiels ou à des rassemblements de son parti. En période électorale, ses soirées se passaient en meetings publics, parfois sous forte protection après l'attentat de 1999.
Alimentation
Comme la plupart des Sri-Lankais, elle se nourrissait surtout de riz accompagné de currys épicés (légumes, poisson, lentilles dhal) et de thé de Ceylan, fierté nationale de l'île.
Vêtements
Elle apparaissait le plus souvent en sari, le vêtement traditionnel des femmes d'Asie du Sud, choisissant des couleurs sobres pour les cérémonies officielles et arborant souvent des lunettes après sa blessure à l'œil.
Habitat
Présidente, elle vivait dans les résidences d'État de Colombo, protégées par d'importantes mesures de sécurité. Sa famille était par ailleurs liée au domaine ancestral de Horagolla, à la campagne.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Première femme présidente du Sri Lanka
1994
Mouvement pacifiste « Sudu Nelum »
1995
Projet de dévolution constitutionnelle
2000
Cessez-le-feu de 2002
2002
Co-fondation du Sri Lanka Mahajana Party
1984
Bureau pour l'unité nationale et la réconciliation
2015






