Le repas bourgeois du XIXe siècle, à la française, traversé d'Italie
À la table parisienne où dînait Stendhal, on suivait le « service à la française » : les plats arrivaient par services successifs — un potage ou un mets de légumes, puis un plat de résistance, enfin l'entremets sucré et le dessert. Mais le cœur de Henri Beyle battait pour Milan : sa table mêlait volontiers la solidité bourgeoise française aux saveurs lombardes découvertes en Italie. Le café, lui, ne relevait d'aucun service : il accompagnait l'écriture, à toute heure.
Signature : Le safran de Milan
Filaments d'or qui colorent et parfument le risotto lombard, emblème de la ville que Stendhal aimait par-dessus tout — au point de vouloir « Milanese » gravé sur sa tombe.
Stendhal à table
1783 — 1842
4 recettes d’époque
🧂
QuotidienGratin dauphinois
Plat de résistance aux légumes (service de l'entrée chaude)
🧂· 1 h 20
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🍄
FestifRisotto alla milanese (risotto au safran)
Primo lombard — le plat de riz qui ouvre le repas à la milanaise
🍄 🧂· 40 min
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🍯
RemèdeZabaione (sabayon au vin doux)
Dolce-cordial — la crème fouettée chaude servie comme remontant
🍯· 20 min
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☕
BoissonCafé noir des nuits d'écriture
Hors service — le breuvage du cabinet de travail
☕· 10 min
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