La carte de Stendhal
Gratin dauphinois
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Plat de résistance aux légumes (service de l'entrée chaude)

Gratin dauphinois

QuotidienDocumentée🧂facile1 h 20
Plat de résistance aux légumes (service de l'entrée chaude)

Gratin dauphinois

Pourquoi ce plat ? Stendhal naît à Grenoble en 1783, au cœur du Dauphiné. Ce gratin de pommes de terre, attesté dans la région dès la fin du XVIIIe siècle, est le plat de son enfance grenobloise, celle de la maison familiale et du jardin de son grand-père Gagnon.

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Plat de résistance aux légumes (service de l'entrée chaude)

De fines lamelles de pommes de terre confites lentement dans du lait et de la crème parfumés à l'ail, dorées au four jusqu'à former une croûte fondante. Un plat rustique et roboratif des montagnes dauphinoises.

Je suis né à Grenoble, et Dieu sait si j'ai détesté cette ville — mais non sa cuisine. Ce gratin, vois-tu, on le faisait à petit feu, sans hâte, car la hâte est l'ennemie du bonheur comme du bon plat. Une gousse d'ail frottée au fond du plat de terre, des pommes de terre tranchées mince comme du papier, du lait de nos vaches, et l'on attendait. La patience seule donne cette croûte dorée : retiens cela, l'impatient ne dîne jamais bien.
Stendhal
Ingrédients
  • Pommes de terre fermesun grand plat (base)
  • Lait entier de fermece qu'il faut pour couvrir (cuisson)
  • Crème fraîche épaisseune bonne louche (liant)
  • Ailune gousse (parfum)
  • Beurreune noix (graissage du plat)
  • Sel, muscadeau goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Le gratin dauphinois est mentionné dès 1788 lors d'un repas officiel à Gap, dans le Dauphiné. À l'origine, point de fromage : seulement pommes de terre, lait et parfois un peu de crème, cuits lentement au four à bois. La pomme de terre, venue des Amériques mais largement diffusée en France au XVIIIe siècle, n'avait alors plus rien d'un anachronisme.

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