Sylvia Earle(1935 — ?)
Sylvia Earle
États-Unis
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Océanographe et exploratrice américaine, Sylvia Earle a établi en 1979 un record de plongée en immersion libre à 381 mètres. Pionnière de l'exploration des fonds marins, elle a dirigé de nombreuses expéditions et milite pour la protection des océans.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« No ocean, no life. No blue, no green. »
« I wish you would use all means at your disposal to create protected areas for the ocean. »
Faits marquants
- Née le 30 août 1935 à Gibbstown, New Jersey (États-Unis)
- En 1979, établit un record mondial de plongée en scaphandre autonome à 381 mètres de profondeur au large d'Hawaï
- Première femme à diriger la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) de 1990 à 1992
- A passé plus de 7 000 heures sous l'eau au cours de sa carrière
- Fondatrice de Mission Blue, organisation dédiée à la création d'aires marines protégées
Œuvres & réalisations
Earle dirige la première équipe entièrement féminine à vivre dans un habitat sous-marin, 14 jours à 15 mètres de fond au large des îles Vierges. Cette expédition révèle des centaines d'espèces et comportements inédits et marque une première historique pour les femmes dans la recherche marine.
Plongée record au large d'Hawaï dans une combinaison atmosphérique JIM, Earle marchant seule sur le plancher océanique. Ce record mondial demeure inégalé et constitue l'exploit le plus emblématique de sa carrière d'exploratrice.
Ouvrage majeur mêlant récit autobiographique et avertissement scientifique sur l'état des océans, qui devient un manifeste de la cause marine. Earle y décrit l'évolution dramatique observée en quarante ans de plongée et appelle à une prise de conscience urgente.
Société spécialisée dans la conception de submersibles habités et de robots des grandes profondeurs, cofondée par Earle pour mettre la technologie au service de la science marine. Les engins développés ont permis des centaines d'expéditions pour des institutions comme la NOAA et National Geographic.
Livre grand public dans lequel Earle explique comment la santé des océans conditionne la survie de l'humanité, accompagnant le lancement de Mission Blue. Il est traduit en plusieurs langues et contribue à faire connaître la cause marine au-delà du monde scientifique.
Initiative fondée après le TED Prize pour créer un réseau mondial de zones marines protégées prioritaires, les Hope Spots, couvrant aujourd'hui plus de 150 sites. Cette organisation mobilise scientifiques, cinéastes et décideurs politiques autour de la protection des océans.
Anecdotes
En 1979, Sylvia Earle descend à 381 mètres de profondeur au large d'Hawaï dans une combinaison atmosphérique rigide appelée combinaison JIM, accrochée à un sous-marin puis marchant seule sur le plancher océanique. Elle passe deux heures et demie dans l'obscurité quasi totale des fonds marins, entourée de créatures bioluminescentes, établissant un record mondial de plongée en immersion libre qui n'a jamais été égalé.
En 1970, Sylvia Earle dirige l'équipe Tektite II, première équipe entièrement féminine à vivre dans un habitat sous-marin pendant deux semaines au large des îles Vierges américaines. À leur retour à la surface, les cinq scientifiques sont reçues à la Maison Blanche, mais Earle note avec ironie que les journalistes s'intéressaient davantage à leur manucure qu'à leurs découvertes scientifiques.
Le magazine Time lui décerne en 1998 le titre de première « Héros de la Planète » de son histoire et lui donne le surnom de « Her Deepness » (Son Altesse les Profondeurs). Ce titre illustre la reconnaissance mondiale de son engagement pour alerter l'opinion sur la destruction des écosystèmes marins, qu'elle compare à l'abattage d'une forêt que l'on n'a jamais pris le temps d'explorer.
En 2009, lors de la cérémonie du TED Prize, Sylvia Earle formule un vœu qui va mobiliser des milliers de personnes dans le monde entier : créer un réseau mondial de zones marines protégées prioritaires, les « Hope Spots » (Points d'Espoir). Elle confie que les océans, en bonne santé quand elle a commencé sa carrière, sont aujourd'hui gravement menacés par la surpêche, la pollution et le changement climatique.
Enfant, Sylvia Earle est renversée par une vague à la plage et, au lieu d'en avoir peur, elle est saisie d'émerveillement pour l'océan. Cette fascination ne la quittera jamais : elle accumulera plus de 7 000 heures de plongée au cours de sa carrière, soit l'équivalent de près d'un an passé sous l'eau, et dirigera plus de cent expéditions scientifiques aux quatre coins du globe.
Sources primaires
We have assumed that what we take from the ocean and what we put into the ocean doesn't really matter. But it does matter. Everything we do has consequences.
No ocean, no life. No blue, no green. No ocean, no us.
I wish you would use all means at your disposal — films, expeditions, the web, new submarines — to ignite public support for a global network of marine protected areas, hope spots large enough to save and restore the ocean, the blue heart of the planet.
Every time I slip into the ocean, it's like going home. The sea is the source of all life on Earth, and without it, none of us would exist.
More than half of the oxygen we breathe comes from the sea. Most of the water in the clouds over the continents originates from the ocean. Yet we treat it as if it were expendable.
Lieux clés
Ville natale de Sylvia Earle, où elle naît le 30 août 1935. Sa famille déménage ensuite en Floride, où la jeune Sylvia découvre l'océan et développe une fascination durable pour le monde marin.
Laboratoire marin où Sylvia Earle obtient son doctorat en botanique marine en 1966, spécialisée dans les algues du golfe du Mexique. Ce centre d'excellence est le berceau de sa carrière scientifique.
Site de l'expédition Tektite II en 1970, où Sylvia Earle dirige la première équipe entièrement féminine à séjourner dans un habitat sous-marin pendant deux semaines. Ce site marque une étape fondatrice de sa carrière et de la reconnaissance des femmes dans la recherche océanographique.
Lieu du plongeon record de Sylvia Earle à 381 mètres de profondeur en 1979 dans la combinaison JIM. Elle y marche seule sur le plancher océanique pendant deux heures et demie, établissant un record mondial toujours inégalé.
Institution fédérale américaine où Sylvia Earle occupe le poste de scientifique en chef de 1990 à 1992, première femme à y accéder. Ce poste lui donne une tribune nationale pour défendre la protection des océans.
Zone d'étude centrale tout au long de la carrière d'Earle, de sa thèse de doctorat sur les algues jusqu'à son engagement après la catastrophe de la plateforme Deepwater Horizon en 2010. Elle y a conduit de nombreuses expéditions et milite activement pour sa protection.






