Manje kreyòl de Saint-Domingue
Le repas créole de la colonie ne se range pas en entrée-plat-dessert. Il s'organise autour d'un socle nourrissant — galette de manioc (kasav), bananes ou farine de maïs — sur lequel on verse une « sauce », c'est-à-dire un ragoût mijoté de poisson salé, de crabe ou de viande. Une soupe épaisse peut ouvrir le repas, un breuvage chaud le matin l'accompagne, et la viande boucanée règne sur les jours de fête. Cuisine de métissage : tours de main d'Afrique de l'Ouest, produits des Antilles, sel et morue venus de l'Atlantique.
Signature : Le boucan et le piment-bouc
Deux marques de la table de Saint-Domingue : le « boucan », fumage lent de la viande sur un claie de bois vert (qui donna son nom aux boucaniers), et le piment-bouc (Scotch bonnet), petit feu parfumé qui réveille la moindre sauce. L'un conserve, l'autre signe.
Toussaint Louverture à table
1743 — 1803
4 recettes d’époque
🧂
QuotidienKalalou de gombos à la morue
Sòs — la sauce qui nappe le socle
🧂 🍄· 45 min (+ dessalage la veille)
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🧂
FestifCochon boucané au piment et citron vert
Viande de boucan — le plat des jours de fête
🧂 🌶️ 🍄· 4 h (+ marinade une nuit)
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🍯
BoissonAkasan à la cannelle
Breuvage du matin — la bouillie qu'on boit
🍯· 20 min
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🧂
ConservationKasav — galette de manioc
Le pain de la route — socle qui se garde
🧂· 30 min
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