Le pain de la route — socle qui se garde
Kasav — galette de manioc
ConservationDocumentée🧂moyen30 min
Une fine galette de farine de manioc, cuite à sec sur une plaque brûlante jusqu'à devenir craquante. Sans levain, presque inaltérable : le pain de voyage et de réserve de Saint-Domingue.
Le pain de la route — socle qui se garde
Une fine galette de farine de manioc, cuite à sec sur une plaque brûlante jusqu'à devenir craquante. Sans levain, presque inaltérable : le pain de voyage et de réserve de Saint-Domingue.
Voici le pain qui ne trahit jamais le soldat. Le manioc est traître cru — il faut le râper, presser tout son jus, et n'en garder que la farine sèche. Étalez-la mince sur la platine chaude ; elle se prend toute seule, sans levain ni four. Une fois sèche, elle se garde des lunes entières dans la besace, et au campement, trempée dans la sauce, elle vaut le meilleur pain de France. Les anciens de cette terre la faisaient déjà ainsi avant nous.
Ingrédients
- •Manioc amer — plusieurs racines (base)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : La cassave est l'héritage culinaire des Taïnos et Arawaks des Grandes Antilles. Le manioc amer, toxique cru, devait être râpé et pressé (jadis dans une « couleuvre » de vannerie) pour évacuer l'acide cyanhydrique, avant cuisson à sec sur une platine de pierre ou de fer. Aliment de conservation idéal sous les tropiques, il nourrissait esclaves, colons et armées.