De la ration au festin de port (table de la Côte d'Opale)
Chez Bombard, la table se lit en deux temps. Au large, c'est la ration du naufragé : rien que ce que la mer veut bien donner, mesuré à la goutte et au gramme, sans feu ni assiette. À terre, à Boulogne-sur-Mer, c'est l'autre versant — celui du grand port de pêche : la marmite de poisson partagée à plusieurs, le hareng salé et fumé qui tient l'hiver dans la réserve, et le réconfort du médecin qui réhydrate les corps épuisés. Pas d'entrée-plat-dessert ici, mais le rythme du marin : ce qu'on emporte, ce qu'on partage, ce qu'on garde, et ce qui répare.
Signature : Le poisson pressé (jus de poisson)
C'est le geste fondateur de Bombard : presser la chair crue du poisson pour en extraire un liquide buvable, riche en eau et en sels. À la presse de fortune au large, au torchon ou à l'extracteur aujourd'hui, ce jus translucide — salin, iodé, vivant — est le fil conducteur qui relie le canot de l'Hérétique aux étals du port boulonnais.
Alain Bombard at the table
1924 — 2005
4 period recipes
🧂
TravelLa ration de l'Hérétique
Ce qu'on emporte (ration de survie du naufragé)
🧂 🍄· 20 min (+ congélation de sécurité)
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🧂
FestiveCaudière de la Côte d'Opale
Ce qu'on partage (la marmite commune du port)
🧂 🍄· 50 min
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🧂
PreservingHarengs marinés de Boulogne (gendarmes au vinaigre)
Ce qu'on garde (réserve de la maison de port)
🧂 🍋· 30 min (+ 2 à 5 jours de marinade)
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🍯
RemedyLe réconfort du médecin (boisson de réhydratation au miel et citron)
Ce qui répare (restaurant du corps épuisé)
🍯 🍋· 10 min
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