Imaginary interview

Kids interview Đinh Bộ Lĩnh

by Charactorium · Đinh Bộ Lĩnh (924 — 979) · Politics · Military · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.

Deux jeunes visiteurs de douze ans traversent la vallée fortifiée de Hoa Lư, entre les pics de calcaire. Un vieil homme les attend, assis sur une pierre. C'est Đinh Bộ Lĩnh, le premier empereur du Vietnam libre. Il leur sourit et les invite à s'asseoir près de lui.

C'était comment, quand vous étiez petit ? Vous jouiez à quoi avec vos amis ?

Ah, tu me ramènes loin, mon enfant. J'étais un petit pâtre, ici même, à Hoa Lư. Je menais les buffles aux champs, pieds dans la boue. Mais dans ma tête, j'étais déjà un chef ! Avec les autres garçons, on jouait à l'empereur. Ils croisaient leurs bras pour me porter, comme un vrai palanquin. Et tu sais ce qu'on brandissait à la place des drapeaux impériaux ? Des fleurs de roseau, les cờ lau. Ça poussait partout au bord de l'eau. Imagine une armée d'enfants avec des tiges blanches qui dansent au vent. On riait fort. Mais au fond, je jouais déjà sérieusement.

Je n'avais qu'un buffle et des roseaux, mais dans ma tête j'étais déjà roi.

Vos copains de jeu, ils sont devenus quoi après ? Vous vous êtes revus ?

Oui ! Et c'est là le plus beau. Ces garçons qui me portaient sur leurs bras, ils ne m'ont jamais quitté. Đinh Điền, Nguyễn Bặc, Lưu Cơ, Trịnh Tú... on avait couru dans la même boue. Devenus hommes, ils ont pris les armes à mes côtés. Tu comprends, mon enfant : on ne trahit pas un ami avec qui on a gardé les buffles. La fidélité, ça ne s'achète pas. Ça se cultive tôt, comme le riz. Quand j'ai eu besoin de guerriers sûrs pour réunir le pays, je n'ai pas cherché loin. Mes plus fidèles compagnons d'armes, c'étaient mes compagnons de jeu.

La fidélité ne s'achète pas, elle se cultive tôt, comme le riz.

On raconte des histoires bizarres sur vous, avec des dragons. C'est vrai, ça ?

Ha ! Tu as entendu ça ? Écoute, je vais être honnête avec toi. On raconte qu'un jour, enfant, j'avais tué en cachette le cochon de mon oncle pour régaler mes amis. Fâché, il m'a poursuivi jusqu'à une rivière. Je serais tombé dans la boue, et là, deux dragons d'or seraient sortis pour me protéger. Belle histoire, non ? Mais ce sont les lettrés de la cour qui l'ont ajoutée, bien plus tard, pour faire de moi un être à part. À mon époque, quand un homme devient empereur, on lui invente un destin. La vérité ? J'étais un garçon têtu et gourmand qui a eu de la chance de courir vite.

Quand un homme devient empereur, on lui invente des dragons.

Et le rêve du sceau, avant votre naissance ? Vous y croyiez, vous ?

On dit que ma mère, avant ma naissance, aurait rêvé d'un homme tenant un sceau impérial, l'ấn vua, qui venait se faire son fils. Un présage, paraît-il. Tu sais, un sceau, c'est le tampon du pouvoir : sans lui, aucun ordre n'a de valeur. Les chroniqueurs adoraient ces récits. Ils voulaient prouver que j'étais né pour régner. Mais moi, je te le dis franchement : je n'ai pas régné à cause d'un rêve. J'ai régné parce que j'ai combattu, marché dans la boue, perdu des amis. Les présages, mon enfant, on les invente après la victoire, jamais avant.

Les présages, on les invente après la victoire, jamais avant.

C'est vrai cette histoire terrible, que vous avez fait tirer sur votre propre fils ?

Oui. Et c'est la chose la plus dure de ma vie. Vers 951, je refusais de me soumettre aux rois Ngô. Alors j'avais envoyé mon fils Đinh Liễn comme otage, pour montrer ma bonne foi. Mais un jour, les ennemis l'ont suspendu au bout d'une perche. Ils ont crié : « Soumets-toi ou on le tue ! » Mon cœur s'est brisé. Pourtant j'ai ordonné à mes archers de bander leurs arbalètes, les nỏ, et de tirer. Tu comprends ? Si je cédais pour un fils, je vendais tout le pays. Stupéfaits par ma fermeté, ils ont finalement épargné Liễn. J'ai eu de la chance. Mais ce jour-là, j'ai pleuré en silence.

Si je cédais pour un fils, je vendais tout un pays.
Đinh triều sự chí
Đinh triều sự chíWikimedia Commons, Public domain — AnonymousUnknown author

Ça voulait dire quoi, la guerre des Douze Seigneurs ? Il y avait douze rois ?

Presque, mon enfant ! Après la mort du dernier roi Ngô, vers 966, notre pays a éclaté en morceaux. Douze chefs, les sứ quân, se sont partagé la terre. Chacun tenait sa région comme un petit roi, et ils se faisaient la guerre sans arrêt. Imagine une maison où douze frères se disputent chaque pièce, l'épée à la main. Les paysans, eux, ne savaient plus à qui obéir. Alors, avec mes hommes, je les ai combattus l'un après l'autre. Deux longues années, de 966 à 968. Je ne voulais pas douze petits maîtres. Je voulais une seule maison, debout et solide.

Je ne voulais pas douze petits maîtres, mais une seule maison debout.

On vous appelait « le roi aux dix mille victoires ». Vous perdiez jamais ?

Ce surnom, Vạn Thắng Vương, « le roi aux dix mille victoires », ça sonne fort, hein ? La vérité, c'est que je perdais parfois, comme tout le monde. Mais je me relevais toujours. Après la mort de mon protecteur Trần Minh Công, à Bố Hải Khẩu, j'ai repris ses troupes et je suis revenu ici, à Hoa Lư. J'ai rassemblé les guerriers les plus redoutés de la région. Tu vois, une victoire, ce n'est pas ne jamais tomber. C'est se relever une fois de plus que l'ennemi. On m'appelait invaincu, mais c'est surtout que je refusais de rester à terre.

Être invaincu, ce n'est pas ne jamais tomber : c'est se relever une fois de plus.

Pourquoi vous vous êtes appelé « empereur » ? C'était pas trop dangereux face à la Chine ?

Excellente question, tu as l'œil ! Pendant mille ans, la Chine avait dominé notre terre, la période du Bắc thuộc. En 968, quand j'ai réuni le pays, j'aurais pu me dire simple roi. Mais non. J'ai pris le titre suprême : hoàng đế, empereur. C'était un mot lourd de sens. En Chine, on pensait qu'un seul homme au monde méritait ce titre : leur empereur. En le prenant, je disais : « Nous aussi, nous sommes un grand pays, l'égal de tout autre. » Oui, c'était audacieux. Mais un peuple libre doit oser dire son nom bien haut.

Un peuple libre doit oser dire son nom bien haut.

Pourquoi vous avez choisi cet endroit, Hoa Lư, pour votre capitale ?

Regarde autour de toi, mon enfant. Ces montagnes de pierre, hautes et pointues... Elles forment des murs que personne n'a construits. La nature elle-même me protégeait ! J'ai grandi ici, je connaissais chaque sentier, chaque grotte. En 968, j'ai fait de cette vallée la capitale de mon nouvel État, Đại Cồ Việt, le « Grand Việt ». Une plaine ouverte, c'est facile à attaquer. Mais Hoa Lư, entourée de falaises, c'était une forteresse offerte par la terre. Le cœur d'un royaume, vois-tu, doit être un endroit qu'on aime et qu'on peut défendre. Le mien battait ici, entre ces roseaux et ces rochers.

La nature m'avait offert des murs que personne n'avait eu à bâtir.

Si on se souvient de vous mille ans après, qu'est-ce que vous aimeriez qu'on retienne ?

Tu me touches, de poser cette question. Vraiment. Je ne suis pas né prince. J'étais un pâtre dans la boue, avec des roseaux pour drapeaux. Et pourtant, j'ai réuni un pays brisé et je l'ai fait tenir debout, libre, avec son propre nom : Đại Cồ Việt. Si tu retiens une chose de moi, retiens celle-ci : d'où que tu viennes, même du plus petit village, tu peux bâtir quelque chose de grand. Il ne faut pas des dragons ni des rêves magiques. Il faut du courage, des amis fidèles, et le refus de se coucher. Le reste, la terre te le rendra.

Même un pâtre dans la boue peut bâtir un royaume debout.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Đinh Bộ Lĩnh's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.