Fàn-cài (饭菜) — le grain et les plats à partager
Le repas chinois ne se découpe pas en entrée/plat/dessert : il s'organise autour du fàn (le féculent socle — riz, nouilles ou pain) et des cài (les plats salés posés au centre, piochés en commun avec les baguettes). Le thé accompagne et clôt, et entre les repas circulent les zéroshí (零食), petits grignotages. Chez Ai Weiwei, tout se joue autour d'une grande table ronde où l'on se sert ensemble — la convivialité comme acte presque politique.
Signature : Le huángjiàng (黄酱), pâte de soja fermentée
La grande pâte de soja fermentée du Nord (et sa cousine sucrée tiánmiànjiàng) est l'âme salée-umami de la cuisine pékinoise : c'est elle qui donne au zhájiàngmiàn sa profondeur. La fermentation — transformer le temps et la patience en saveur — est le fil conducteur de cette table.
Ai Weiwei à table
1957 — ?
5 recettes d’époque
🧂
QuotidienZhájiàngmiàn (炸酱面) — nouilles à la pâte de soja
Plat-socle de nouilles du quotidien (fàn de tous les jours)
🧂 🍄 🫙· 40 min
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🍯
FestifHóngshāoròu (红烧肉) — porc braisé caramélisé
Plat de fête au centre de la table (dà cài, le grand plat partagé)
🍯 🧂 🍄· 1 h 45
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🧂
ConservationNán (馕) — galette de pain cuite au four
Pain-socle de garde, du four communautaire (le fàn qui se transporte)
🧂· 2 h
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☕
BoissonYìbēi chá (一杯茶) — un thé infusé à la théière
Boisson de l'hospitalité et de la conversation (chá, qui ouvre et clôt la rencontre)
☕ 🍄· 10 min
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🧂
Street foodChǎo guāzǐ (炒瓜子) — graines de tournesol grillées
Grignotage à décortiquer (zéroshí, l'en-cas qui anime les conversations)
🧂· 45 min
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