retournerNán (馕) — galette de pain cuite au four
Nán (馕) — galette de pain cuite au four
Pourquoi ce plat ? Enfant, Ai Weiwei a suivi son père, le poète Ai Qing, en exil au Xinjiang, où la famille a vécu près de vingt ans, parfois dans un trou creusé dans la terre. Le nán, pain quotidien ouïghour qui se garde des jours, est le goût de cette longue enfance déplacée.
Une galette de pain levé, dorée et croustillante sur les bords, au centre fin et piqueté, parsemée d'oignon et de graines de sésame — le pain qui se garde et se partage.
Au Xinjiang, le pain n'est pas un détail : c'est lui qui décide si la journée tiendra. On le cuisait dté plaqué contre la paroi brûlante du four en terre, et il pouvait se garder des jours sans rien perdre — quand on a peu, on apprend à ne rien gâcher. Pique bien le centre avant la cuisson, sinon il gonfle et triche. Ce pain-là m'a appris que l'exil aussi a un goût, et qu'il peut être bon.
- •Farine de blé — pour la tablée (socle)
- •Levain ou pâte de la veille — un morceau (levée)
- •Eau, sel — au jugé (pâte)
- •Oignon émincé — une poignée (parfum)
- •Graines de sésame — une pincée (garniture)
- •Graisse de mouton — un peu (moelleux)
Nán (馕) — galette de pain cuite au four
Une galette de pain levé, dorée et croustillante sur les bords, au centre fin et piqueté, parsemée d'oignon et de graines de sésame — le pain qui se garde et se partage.
Pourquoi ce plat ? Enfant, Ai Weiwei a suivi son père, le poète Ai Qing, en exil au Xinjiang, où la famille a vécu près de vingt ans, parfois dans un trou creusé dans la terre. Le nán, pain quotidien ouïghour qui se garde des jours, est le goût de cette longue enfance déplacée.
Au Xinjiang, le pain n'est pas un détail : c'est lui qui décide si la journée tiendra. On le cuisait dté plaqué contre la paroi brûlante du four en terre, et il pouvait se garder des jours sans rien perdre — quand on a peu, on apprend à ne rien gâcher. Pique bien le centre avant la cuisson, sinon il gonfle et triche. Ce pain-là m'a appris que l'exil aussi a un goût, et qu'il peut être bon.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de blé — pour la tablée (socle)
- Levain ou pâte de la veille — un morceau (levée)
- Eau, sel — au jugé (pâte)
- Oignon émincé — une poignée (parfum)
- Graines de sésame — une pincée (garniture)
- Graisse de mouton — un peu (moelleux)
Ingrédients
- Farine de blé T65 — 500 g (socle)
- Levure de boulanger — 7 g sèche (levée)
- Eau tiède — 300 ml (pâte)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Huile — 2 c. à soupe (moelleux)
- Oignon finement émincé — 1 petit (parfum)
- Graines de sésame et de nigelle — 2 c. à soupe (garniture)
- Lait ou œuf pour dorer — un peu (dorure)
Préparation
- Pétrir farine, levure, sel, huile et eau en une pâte souple ; laisser lever 1 h à couvert.
- Diviser, façonner des disques épais et laisser détendre 20 min.
- Avec les doigts ou un tampon, creuser et piquer densément le centre de chaque galette pour qu'il reste plat.
- Badigeonner de dorure, parsemer d'oignon et de graines.
- Cuire à four très chaud (250 °C) 12–15 min jusqu'à ce que les bords gonflent et dorent. Refroidir sur une grille : le pain se garde plusieurs jours.
Comment on faisait : Le nán est cuit traditionnellement dans un tonur (four en terre), plaqué contre la paroi. Pain de garde par excellence des routes de la Soie, il accompagnait caravanes et travaux des champs car il se conserve longtemps une fois bien cuit.
Le twist contemporain : Empiler les galettes comme des disques sculptés et les marquer d'un motif au tampon : le pain devient surface, presque estampe.
Ai Weiwei · Charactorium





