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La table ashkénaze entre deux mondes
Sabin naît dans une famille juive de Białystok, dans l'Empire russe, avant d'émigrer en Amérique. Sa culture de table est celle de la cuisine ashkénaze : un kuchen ou un pain levé le matin, le bouillon clair et les boulettes qui ouvrent le repas du vendredi soir (Shabbat), le thé bu au verre avec de la confiture en guise de douceur, et tout au long de la semaine des en-cas modestes avalés vite. Le repas s'organise non en entrée-plat-dessert, mais autour du bouillon-socle, du pain de table et du verre de thé sucré qui clôt et réchauffe.
Signature : Le bialy de Białystok (oignon haché et pavot)
Petit pain plat à fossette centrale garnie d'oignon doré et de graines de pavot — il porte littéralement le nom de la ville natale de Sabin. L'oignon longuement attendri et le pavot grillé sont la signature aromatique de cette table : ni sucre ni garniture grasse, juste le parfum de l'oignon sur une mie tendre.

Albert Sabin à table

1906 — 1993

5 recettes d’époque