La carte de Albert Sabin
L'en-cas avalé debout (luncheonette / automat américain)

Salade d'œuf sur pain de seigle, au comptoir

Street foodÉvocation🧂facile20 min

Des œufs durs écrasés, liés d'un peu de mayonnaise et de moutarde, relevés de ciboule et servis entre deux tranches de pain de seigle. Le déjeuner économique, nourrissant et rapide du chercheur pressé du XXe siècle.

L'en-cas avalé debout (luncheonette / automat américain)

Des œufs durs écrasés, liés d'un peu de mayonnaise et de moutarde, relevés de ciboule et servis entre deux tranches de pain de seigle. Le déjeuner économique, nourrissant et rapide du chercheur pressé du XXe siècle.

Je dois l'avouer : la table n'a jamais beaucoup compté pour moi. Quand le laboratoire vous tient, on ne s'attarde pas. À midi, je prenais ce que la luncheonette du coin servait au comptoir — un sandwich d'œuf sur du seigle, avalé debout, et l'on repartait à la paillasse. Le secret, si l'on peut parler de secret pour si peu, c'est de ne pas trop écraser l'œuf : qu'il reste de la mâche, un soupçon de moutarde, et un brin d'oignon vert pour réveiller le tout. De quoi tenir jusqu'au soir sans y penser.
Albert Sabin
Ingrédients
  • Œufs dursquelques-uns (base)
  • Mayonnaiseun peu (liant)
  • Moutardeune pointe (relief)
  • Oignon vertun brin (fraîcheur)
  • Pain de seigle2 tranches (support)
Comment on faisait : La salade d'œuf (egg salad) sur pain de seigle est un classique des delicatessens juifs et des automats new-yorkais du XXe siècle — ces cafétérias où l'on glissait des pièces dans des casiers vitrés pour récupérer un plat préparé. Bon marché et rassasiant, ce sandwich nourrissait étudiants, employés et chercheurs pressés. Le pain de seigle, héritage ashkénaze, en était le support naturel.
Sources : Joan Nathan, Jewish Cooking in America, Knopf, 1994 · John F. Mariani, The Encyclopedia of American Food and Drink, Bloomsbury, 1999

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