La carte de Albert Sabin
Le verre de thé qui réchauffe (clôture du repas, à la russe)

Thé russe au verre, confiture en bouche

BoissonReconstitution☕ 🍯facile10 min

Un thé noir corsé servi très chaud dans un verre cerclé de métal, qu'on adoucit non avec du sucre fondu mais avec une cuillerée de confiture gardée en bouche — « à la russe ». Amertume du thé, douceur fruitée qui suit.

Le verre de thé qui réchauffe (clôture du repas, à la russe)

Un thé noir corsé servi très chaud dans un verre cerclé de métal, qu'on adoucit non avec du sucre fondu mais avec une cuillerée de confiture gardée en bouche — « à la russe ». Amertume du thé, douceur fruitée qui suit.

À Moscou, lors de nos essais, les réunions s'étiraient et le thé ne nous quittait jamais. On me l'a servi comme dans mon enfance : très fort, presque noir, dans un verre brûlant qu'on tient par son cerclage de métal. Voici l'usage que j'aime — on ne sucre pas le verre ; on glisse une pointe de confiture sous la langue et l'on boit le thé amer par-dessus. La douceur et l'amertume se rencontrent en bouche, et l'on retrouve, le temps d'une gorgée, le pays où l'on est né.
Albert Sabin
Ingrédients
  • Thé noir en feuillesfort (infusion concentrée (zavarka))
  • Eau bouillantece qu'il faut (dilution)
  • Confiture de griottes ou de fraisesune cuillerée (douceur servie à part)
Comment on faisait : Dans l'Empire russe et chez les Juifs d'Europe de l'Est, le thé se préparait au samovar : une infusion ultra-concentrée (zavarka) qu'on diluait à l'eau chaude, servie dans des verres maintenus par un podstakannik métallique. Boire le thé « vприкуску » — avec un morceau de sucre ou une cuillerée de confiture tenue en bouche plutôt que fondue — était l'usage populaire courant.
Sources : Darra Goldstein, A Taste of Russia, Russian Information Services, 1999 · Claudia Roden, The Book of Jewish Food, Knopf, 1996

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