Le dîner à la française du XIXe siècle
Chez la noblesse terrienne et la haute bourgeoisie sous la Monarchie de Juillet, le repas s'ordonne en services successifs posés sur la table : potage et relevés, puis entrées, suivis du rôt (la viande maîtresse), des entremets et enfin du dessert. À Paris, on commence par un petit déjeuner léger (café au lait, pain) et l'on réserve le repas substantiel au dîner. Tocqueville, partagé entre son château normand et son appartement parisien, alterne table de campagne aux produits du terroir et table urbaine plus raffinée.
Signature : Le beurre et la crème de Normandie
La cuisine de Tocqueville porte la marque de ses terres : beurre doux, crème épaisse, cidre et pommes du Cotentin lient ses plats. C'est la grasse douceur normande qui enveloppe poissons, viandes et entremets, signe d'une maison aisée enracinée dans son bocage.
Alexis de Tocqueville à table
1805 — 1859
5 recettes d’époque
🧂
FestifSole à la normande
Entrée du dîner (poisson)
🧂 🍄· 1 h
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🍄
FestifCaneton à la rouennaise
Rôt du dîner (pièce maîtresse)
🍄 🧂· 50 min
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🧂
VoyageBœuf salé et biscuit de mer de la traversée
Ordinaire de bord (ration de voyage)
🧂· 3 h (hors dessalage)
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☕
BoissonCafé au lait du matin parisien
Petit déjeuner (déjeuner léger du matin)
☕ 🍯· 10 min
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🍯
QuotidienTeurgoule, riz au lait normand à la cannelle
Entremets sucré du dimanche
🍯· 6 h (cuisson lente)
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