retournerCafé au lait du matin parisien
Café au lait du matin parisien
Pourquoi ce plat ? Sa fiche le dit : Tocqueville suit le rythme urbain de Paris, petit déjeuner léger et dîner substantiel, et il boit régulièrement du café. Le café au lait, rituel matinal de la bourgeoisie du XIXe siècle, ouvrait ses journées de lecture, d'écriture et de séances à l'Assemblée.
Café fraîchement passé, allongé de lait chaud et sucré, servi en grand bol ou en tasse avec du pain beurré. Le simple et incontournable réveil du Parisien lettré.
C'est là tout mon déjeuner du matin, et je n'en saurais commencer la journée sans lui. On passe le café bien noir, on le marie à parts égales avec le lait qu'on a fait chauffer sans le brûler, et l'on sucre selon son humeur. J'y trempe un quignon de pain beurré tout en parcourant les gazettes, avant de prendre la plume ou de gagner l'Assemblée. Voyez-vous, un esprit ne travaille bien que sur un estomac sobre, et ce breuvage entretient ma pensée mieux que tous les festins.
- •Café moulu, fraîchement torréfié — une bonne mesure (base amère)
- •Lait entier — autant que de café (douceur)
- •Sucre en pain (cassé au sucroir) — un ou deux morceaux (rondeur)
- •Pain frais et beurre — quelques tranches (accompagnement)
Café au lait du matin parisien
Café fraîchement passé, allongé de lait chaud et sucré, servi en grand bol ou en tasse avec du pain beurré. Le simple et incontournable réveil du Parisien lettré.
Pourquoi ce plat ? Sa fiche le dit : Tocqueville suit le rythme urbain de Paris, petit déjeuner léger et dîner substantiel, et il boit régulièrement du café. Le café au lait, rituel matinal de la bourgeoisie du XIXe siècle, ouvrait ses journées de lecture, d'écriture et de séances à l'Assemblée.
C'est là tout mon déjeuner du matin, et je n'en saurais commencer la journée sans lui. On passe le café bien noir, on le marie à parts égales avec le lait qu'on a fait chauffer sans le brûler, et l'on sucre selon son humeur. J'y trempe un quignon de pain beurré tout en parcourant les gazettes, avant de prendre la plume ou de gagner l'Assemblée. Voyez-vous, un esprit ne travaille bien que sur un estomac sobre, et ce breuvage entretient ma pensée mieux que tous les festins.
Ingrédients (version d’époque)
- Café moulu, fraîchement torréfié — une bonne mesure (base amère)
- Lait entier — autant que de café (douceur)
- Sucre en pain (cassé au sucroir) — un ou deux morceaux (rondeur)
- Pain frais et beurre — quelques tranches (accompagnement)
Ingrédients
- Café fort (filtre ou cafetière à piston) — 15 cl (base amère)
- Lait entier — 15 cl (douceur)
- Sucre — 1 à 2 morceaux (rondeur)
- Pain (baguette ou tartine) et beurre doux — 2 tranches (accompagnement)
Préparation
- Passer un café bien serré.
- Faire chauffer le lait sans le faire bouillir, jusqu'à frémissement.
- Verser le café et le lait à parts égales dans un grand bol ou une tasse.
- Sucrer selon le goût et mélanger.
- Servir avec des tartines de pain beurré, à tremper si l'on veut.
Comment on faisait : Au XIXe siècle, le café se torréfiait souvent à la maison et se passait à la cafetière. Le sucre, vendu en pains coniques, se cassait au sucroir. Le café au lait du matin, accompagné de pain beurré, était le rituel partagé de la bourgeoisie parisienne.
Le twist contemporain : Servi en grand bol à l'ancienne avec une tartine de beurre demi-sel et confiture de pommes normandes, pour un « breakfast lettré ».
Alexis de Tocqueville · Charactorium





