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Sitos kai opson (le pain et son accompagnement), prolongé par le symposion
Le repas ionien archaïque ne se pense pas en entrée-plat-dessert mais en deux pôles : le sitos, l'aliment-socle tiré du grain (galette d'orge maza, pain de froment), et l'opson, ce qui se mange « par-dessus » pour relever le grain (poisson, olives, fromage, légumes secs). On mange assis le matin (ariston), allongé le soir (deipnon). Quand le repas se termine, la table est desservie et commence le symposion : on boit le vin coupé d'eau, on grignote des douceurs au sésame et au miel, et l'on discute — c'est là, autour du cratère, qu'un homme comme Anaximandre parlait de l'apeiron et déroulait sa carte du monde.
Signature : L'huile d'olive de Milet et le poisson de l'Égée
Cité-port d'Ionie, Milet vit de la mer et de l'olivier. L'huile d'olive parfume et lie presque tout, et le poisson — frais l'été, salé ou séché pour durer — est l'opson roi qui distingue la table ionienne des cuisines de l'intérieur. Le sésame grillé, venu des routes d'Orient qui passent par Sardes, signe les douceurs.

Anaximandre à table

609 av. J.-C. — 545 av. J.-C.

5 recettes d’époque