Thali bombayïte cosmopolite
À Bombay, on ne sert pas un plat après l'autre comme en France, mais tout ensemble sur un grand plateau rond, le thali : de petites coupelles (katori) de légumes, de yaourt, de chutneys et de douceurs entourent un monticule de riz ou de pain. Chez Anish Kapoor, ce plateau croise trois mondes — la rue de Bombay, la cuisine judéo-irakienne de sa mère et le Londres où il vit — chaque coupelle étant une couleur et une texture posées côte à côte, comme des pigments sur une table.
Signature : Safran (kesar)
Le safran est l'or comestible de cette table : trois filaments suffisent à teindre un litre de lait ou un bol de yaourt d'un jaune profond et vibrant. Pour un sculpteur qui a passé sa vie à travailler le pigment pur, la couleur-matière et le rouge incandescent, cette épice qui colore avant de parfumer est le clin d'œil parfait — du pigment que l'on mange.
Anish Kapoor à table
1954 — ?
4 recettes d’époque
🌶️
Street foodVada pav, le burger de Bombay
Chaat de rue (en-cas vendu au coin de la gare)
🌶️ 🧂· 50 min
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🧂
festivePoulet du Shabbat à la mode des Juifs de Bombay, riz au safran
Plat d'honneur du vendredi soir (table de Shabbat des Bene Israel / Baghdadi)
🧂 🍄· 1 h 10
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🍯
QuotidienShrikhand au safran et à la cardamome
Douceur du thali (mishtaan, la coupelle sucrée servie avec le repas)
🍯 🍋· 20 min (+ égouttage une nuit)
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🌶️
BoissonMasala chai du matin
Boisson de rue et de maison (chai, le thé épicé bu à toute heure)
🌶️ 🍯· 15 min
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