Drapier et savant néerlandais autodidacte, Antoni van Leeuwenhoek (1632-1723) perfectionna le microscope et fut le premier à observer les micro-organismes. Ses observations fondent la microbiologie.
Antoni van Leeuwenhoek
Antoni van Leeuwenhoek
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1632 à Delft, aux Provinces-Unies (Pays-Bas).
- À partir de 1673, il décrit ses observations dans des lettres adressées à la Royal Society de Londres.
- En 1674-1676, il observe des micro-organismes qu'il nomme « animalcules » dans l'eau.
- Il perfectionne des microscopes à lentille unique atteignant des grossissements de plusieurs centaines de fois.
- Mort en 1723 à Delft, il est considéré comme le père de la microbiologie.
Œuvres & réalisations
Première observation et description d'êtres vivants invisibles à l'œil nu. Acte fondateur de la microbiologie.
Description et dessins de bactéries prélevées dans le tartre dentaire : il faudra deux siècles avant qu'on les revoie.
Première observation des cellules reproductrices mâles, ouvrant un débat majeur sur la génération du vivant.
Description des cellules du sang et de leur circulation dans les capillaires, confirmant les idées sur la circulation sanguine.
Près de 200 lettres décrivant ses observations, principal canal de diffusion de ses découvertes auprès des savants européens.
Recueil latin rassemblant ses observations microscopiques, qui diffusa son œuvre dans toute l'Europe lettrée.
Observation d'animalcules capables de revivre après dessèchement, première description du phénomène de cryptobiose.
Anecdotes
Antoni van Leeuwenhoek n'était pas un savant de métier : il tenait une boutique de tissus à Delft. C'est probablement en utilisant des loupes pour compter les fils des étoffes qu'il prit goût aux lentilles grossissantes, qu'il apprit ensuite à tailler lui-même avec une précision inégalée.
En 1674, en observant une goutte d'eau d'un lac, Leeuwenhoek découvrit une foule de minuscules créatures vivantes qu'il appela « animalcules ». Personne avant lui n'avait vu ces êtres invisibles à l'œil nu : il venait de découvrir les micro-organismes.
Leeuwenhoek garda jalousement le secret de fabrication de ses microscopes. Il fabriqua plus de 500 lentilles au cours de sa vie, dont certaines grossissaient près de 270 fois, bien au-delà des appareils de ses contemporains, et ne révéla jamais comment il les polissait.
En 1677, il fut le premier à observer des spermatozoïdes humains et animaux au microscope, ainsi que les globules rouges du sang et les bactéries présentes dans le tartre de ses propres dents. Ses lettres décrivant ces découvertes étonnèrent toute l'Europe savante.
Bien qu'il ne parlât que le néerlandais et n'eût aucune formation universitaire, Leeuwenhoek fut élu membre de la prestigieuse Royal Society de Londres en 1680. Le tsar Pierre le Grand et la reine d'Angleterre lui rendirent visite pour regarder dans ses microscopes.
Sources primaires
Je vis avec grand étonnement une multitude innombrable de très petits animaux vivants dans cette eau, se mouvant les uns parmi les autres ; le plus petit d'entre eux était pour moi mille fois plus petit qu'un grain de sable.
Il y avait dans la matière prise entre mes dents un si grand nombre de petits animaux vivants se mouvant fort gracieusement, que cela dépassait toute croyance.
Recueil latin de ses observations microscopiques sur les fibres, le sang, les muscles, les insectes et les infusoires, adressées à la Royal Society.
Lieux clés
Ville natale de Leeuwenhoek dans les Provinces-Unies, où il vécut, tint sa boutique de tissus et mena toutes ses observations microscopiques.
Grande cité marchande où le jeune Leeuwenhoek fut apprenti chez un drapier et apprit le métier du commerce des étoffes.
Société savante anglaise à laquelle Leeuwenhoek adressa pendant cinquante ans ses lettres de découvertes, et qui l'élut membre en 1680.
Vieille église de Delft où Antoni van Leeuwenhoek fut enterré à sa mort en 1723.
Objets typiques

Petit instrument de laiton tenant dans la main, doté d'une seule minuscule lentille sphérique de grande puissance. Leeuwenhoek en fabriqua plus de 500 de sa propre main.

Bille de verre taillée et polie avec un soin extrême, capable de grossir près de 270 fois. La technique de fabrication resta le secret jalousement gardé de Leeuwenhoek.

Fins tubes de verre dans lesquels Leeuwenhoek plaçait gouttes d'eau, sang ou échantillons liquides pour les observer. Ils servaient de support transparent devant la lentille.

Petite loupe utilisée dans le commerce des étoffes pour compter le nombre de fils au pouce. C'est cet outil de marchand qui éveilla l'intérêt de Leeuwenhoek pour les lentilles.

Recueil de dessins détaillés réalisés par Leeuwenhoek ou un dessinateur engagé, représentant animalcules, fibres et cristaux. Ces planches accompagnaient ses lettres savantes.

Instruments d'écriture avec lesquels Leeuwenhoek rédigea, en néerlandais, les centaines de lettres envoyées à la Royal Society. Sa correspondance fut son principal mode de publication.
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Vie quotidienne
Matin
La matinée de Leeuwenhoek était partagée entre ses fonctions municipales à Delft — il était notamment intendant et arpenteur — et sa boutique de tissus. Très tôt, il pouvait déjà s'installer près d'une fenêtre pour profiter de la lumière du jour.
Après-midi
L'après-midi, il consacrait de longues heures à tailler et polir ses lentilles minuscules, puis à observer tout ce qui lui tombait sous la main : eau de pluie, sang, écailles, poils, gouttes de salive. Chaque observation était notée avec un soin méticuleux.
Soir
Le soir, à la lueur d'une chandelle, il rédigeait ses lettres en néerlandais à destination de la Royal Society. Patient et obstiné, il pouvait revenir des dizaines de fois sur un même échantillon pour confirmer ce qu'il avait vu.
Alimentation
Comme les bourgeois aisés des Provinces-Unies, Leeuwenhoek mangeait du pain, du fromage, du hareng et des légumes, accompagnés de bière, boisson quotidienne plus sûre que l'eau. Le thé et le café, nouveautés venues du commerce hollandais, gagnaient les tables.
Vêtements
Il portait l'habit sobre et sombre de la bourgeoisie protestante néerlandaise : pourpoint noir, large col de lin blanc et chapeau. Sur ses portraits, il arbore la longue perruque bouclée à la mode de la fin du XVIIe siècle.
Habitat
Leeuwenhoek vivait dans une maison de brique étroite et haute, typique des villes hollandaises, donnant sur un canal de Delft. Une pièce bien éclairée lui servait de cabinet d'observation et d'atelier de fabrication de lentilles.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Découverte des micro-organismes (« animalcules »)
1674-1676
Première observation des bactéries
1683
Découverte des spermatozoïdes
1677
Observation des globules rouges
1674
Correspondance avec la Royal Society
1673-1723
Arcana Naturae Detecta
1695
Étude des rotifères et de la dessiccation
1702






