Caroline Herschel
Caroline Herschel
1750 — 1848
royaume de Hanovre
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Faits marquants
Œuvres & réalisations
L'une des huit comètes découvertes par Caroline, cette comète périodique porte son nom et reste la plus célèbre de ses découvertes indépendantes.
Catalogue complémentaire corrigeant et complétant les observations de Flamsteed ; publié en annexe au catalogue de William, il est reconnu comme une contribution scientifique originale.
Index de référence permettant aux astronomes de retrouver rapidement les étoiles dans les observations de Flamsteed ; ouvrage resté en usage tout au long du XIXe siècle.
Révision et organisation du catalogue des nébuleuses établi par William Herschel, soumis à la Société Royale Astronomique et salué comme un travail remarquable pour une femme de 77 ans.
Ensemble de journaux et lettres constituant un témoignage précieux sur la vie scientifique du XVIIIe siècle et la condition des femmes dans les sciences.
Anecdotes
À l'âge de 10 ans, Caroline contracta le typhus, qui stoppa sa croissance et lui valut une taille définitive d'à peine 1,30 m. Sa famille la destinait à devenir domestique, mais son frère William la fit venir à Bath en 1772 pour qu'elle devienne chanteuse et assistante dans ses travaux d'astronomie. Ce déménagement changea le cours de sa vie.
En 1786, Caroline Herschel devint la première femme à découvrir une comète, qu'elle repéra à l'œil nu depuis son jardin de Slough. Au total, elle en découvrit huit en moins de onze ans. Le roi George III lui accorda un salaire annuel de 50 livres sterling, faisant d'elle la première femme rémunérée par l'État britannique pour un travail scientifique.
Lors des nuits d'observation avec son frère William, Caroline ne se contentait pas de noter les données : elle courait littéralement dans l'obscurité pour consigner les relevés. Une nuit de 1783, elle se blessa gravement en heurtant un crochet de fer et dut être transportée d'urgence. Elle reprit son travail quelques jours plus tard, refusant de laisser une blessure interrompre les observations.
Après la mort de William en 1822, Caroline, alors âgée de 72 ans, rentra à Hanovre. Loin de prendre sa retraite, elle entreprit de réorganiser et de compléter l'immense catalogue d'étoiles nébuleuses établi par son frère. En 1828, la Société Royale Astronomique de Londres lui décerna sa médaille d'or — une distinction qu'aucune femme ne reçut à nouveau pendant 168 ans.
À 97 ans, Caroline Herschel reçut la visite du prince héritier de Prusse, qui souhaitait lui rendre hommage. Elle lui récita de mémoire les travaux de son frère et discuta d'astronomie avec une vivacité stupéfiante. Elle mourut à 98 ans à Hanovre, laissant derrière elle une œuvre scientifique colossale et une correspondance de plusieurs milliers de lettres.
Sources primaires
I have been, for near ten years past, the assistant (and where our means would allow it, the partner) of your father in all his labours.
On the 1st of August, 1786, I found a comet. I did not know what to make of it at first, but on calling to mind what I had seen in similar instances, I had no longer any doubt.
The errors I found in Flamsteed's catalogue gave me occasion to make this supplement, which I offer to astronomers as an useful addition.
I found I was to be trained for an assistant-astronomer, and by way of encouragement a telescope was given me. My brother began by making me acquainted with the use of the celestial globe.
Lieux clés
Ville natale de Caroline Herschel, où elle passa son enfance et où elle revint à 72 ans après la mort de son frère. Elle y mourut en 1848.
Ville anglaise où Caroline rejoignit son frère William en 1772. C'est là qu'elle débuta ses formations musicale et astronomique, et qu'elle commença à observer le ciel.
Demeure familiale des Herschel près de Windsor, où Caroline découvrit plusieurs de ses comètes et où furent réalisées les grandes observations qui menèrent au catalogue de nébuleuses.
Institution scientifique avec laquelle Caroline correspondit et dont elle utilisa les catalogues stellaires pour établir ses propres travaux de référence.
Société savante qui lui décerna sa médaille d'or en 1828 et l'élut membre honoraire en 1835, reconnaissant officiellement ses contributions à l'astronomie.
Objets typiques
Instrument fabriqué à la main par William puis utilisé par Caroline pour ses observations nocturnes. C'est avec un petit télescope de ce type qu'elle découvrit ses huit comètes.
Grand cahier relié dans lequel Caroline consignait chaque nuit les positions, heures et descriptions des objets célestes observés. Ses registres sont aujourd'hui conservés aux archives de la Société Royale Astronomique.
Ouvrages de calcul indispensables à l'astronome du XVIIIe siècle pour convertir les observations en données utilisables. Caroline les consultait et les corrigeait inlassablement.
Sphère cartographiant les étoiles et constellations, premier outil avec lequel William initia sa sœur à l'astronomie dès 1772.
Petite lampe à volet utilisée lors des nuits d'observation pour lire ses notes sans éblouir l'œil adapté à l'obscurité, technique courante chez les astronomes de l'époque.
Outils quotidiens de la scientifique, avec lesquels elle rédigea des milliers de lettres, catalogues et notes d'observations tout au long de sa longue carrière.
Programmes scolaires
Vie quotidienne
Matin
Caroline se levait tôt pour retranscrire et organiser les notes prises durant la nuit. Elle calculait les positions des objets observés à l'aide de tables logarithmiques et rédigeait des lettres à des astronomes correspondants. Le matin était le seul moment où la lumière du jour lui permettait d'effectuer ces travaux de bureau minutieux.
Après-midi
L'après-midi était consacré à la révision des catalogues stellaires, à la correction des erreurs dans les publications existantes et à la gestion de la maison partagée avec William. Elle recevait parfois des visiteurs scientifiques ou participait à des répétitions musicales, car elle avait été formée comme chanteuse de concert à Bath.
Soir
Dès la tombée de la nuit, Caroline prenait position dans le jardin ou dans la salle d'observation. Elle pointait son télescope, notait méticuleusement chaque objet nouveau et appelait les données à son frère William lorsqu'il observait avec le grand instrument. Les nuits claires pouvaient se prolonger jusqu'à l'aube.
Alimentation
Alimentation simple et frugale, typique d'un foyer britannique du XVIIIe siècle : porridge le matin, viandes froides, fromages et pain à midi, soupes et ragoûts le soir. Lors des longues nuits d'observation, elle se contentait de thé chaud et de biscuits apportés dans le jardin pour ne pas interrompre le travail.
VĂŞtements
Robes en laine ou en coton de teintes sobres (gris, brun, bleu foncé), coupe fonctionnelle permettant les déplacements nocturnes dans le jardin. Châle épais pour les nuits froides d'observation, bonnet blanc en intérieur, tenues sans ornements superflus reflétant son souci de praticité avant l'élégance.
Habitat
Observatory House à Slough, demeure spacieuse entourée d'un grand jardin où était installé le gigantesque télescope de 12 mètres de William. Caroline y disposait d'une petite pièce de travail pour ses calculs et ses écrits. À Hanovre, elle vivait dans un appartement modeste mais confortable, entourée de ses papiers et de ses instruments.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Galerie
C.-Herschel-Platz Friedrichshain AMA fec (7)
Skulptur Caroline-Herschel-Platz (Frhai) Sternenwächter&Christine Gersch&2007
1829 Melchior Gommar Tieleman, Ölgemälde Caroline Herschel Hannover
The George Eliot birthday book

John and Margaret Herschels daughters in c 1860

Caroline Lucretia Herschel

Caroline herschel
Sir William Herschel and Caroline Herschel. Colour lithograph by A. Diethe, ca. 1896. William polishing a telescope element, probably a mirror and Caroline Herschel adds lubricant.
William Herschel Museum - Herschel statue in garden
A short history of astronomy(1898)
Style visuel
Style portrait anglais du XVIIIe siècle, clair-obscur à la bougie, tonalités bleues nocturnes et brunes chaleureuses, atmosphère savante et intime d'un cabinet d'astronomie.
Prompt IA
Portrait style of late 18th century England, soft candlelight and moonlight, muted earth tones and deep blues. A small woman in a practical grey wool dress with white lace collar, bent over a large open journal on a wooden desk. Background: a dark garden visible through a window, a brass telescope silhouetted against a starry sky. Chiaroscuro lighting reminiscent of Joseph Wright of Derby. Meticulous astronomical instruments — astrolabes, star charts, quill pens. Intimate scholarly atmosphere, scientific precision combined with Romantic sensibility.
Ambiance sonore
Atmosphère nocturne d'un observatoire privé anglais du XVIIIe siècle : silence étoilé, crissement de plume sur le papier, grincements du télescope et bruits de la nature environnante.
Prompt IA
Night ambiance at an 18th century English countryside observatory. Distant owl calls and cricket chirping in the dark garden. The faint creak of a wooden telescope mount being adjusted by hand. Quill pen scratching on thick paper, the soft clink of an ink bottle. Occasional wind through tall trees. A grandfather clock ticking inside the stone house. Far away, the gentle sound of the River Thames. Cold silence of a clear winter night under a sky full of stars.
Source du portrait
Wikimedia Commons — domaine public — Ölgemälde: Melchior Gommar Tieleman; Foto des gemeinfreien Gemäldes: unbekannt
Aller plus loin
Références
Ĺ’uvres
Découverte de la comète de Herschel-Rigollet (35P)
1788
Catalogue of 560 Stars observed by Flamsteed
1798
Index to Flamsteed's Observations of the Fixed Stars
1798
Revised Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars (NGC)
1828
Journal autobiographique et correspondance
1772-1848


