Aretê de Cyrène
Arétê de Cyrène
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Philosophe grecque du Ve siècle av. J.-C., fille d'Aristippe de Cyrène, fondateur de l'école cyrénaïque. Elle aurait enseigné la philosophie et dirigé l'école après son père, formant elle-même son fils Aristippe le Jeune.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Fille d'Aristippe de Cyrène, fondateur de l'école cyrénaïque (Ve siècle av. J.-C.)
- Aurait dirigé l'école de Cyrène après la mort de son père
- Mère d'Aristippe le Jeune, dit 'Métrodidacte' (enseigné par sa mère)
- L'une des rares femmes de l'Antiquité reconnue comme philosophe à part entière
- Diogène Laërce lui attribue 40 élèves formés et 35 ouvrages philosophiques
Œuvres & réalisations
Diogène Laërce mentionne qu'Arétê aurait rédigé des œuvres philosophiques. Aucune n'a survécu, mais leur existence atteste d'une activité intellectuelle écrite remarquable pour une femme de l'Antiquité.
Arétê transmit oralement les principes du cyrénaïsme — la recherche du plaisir présent et la maîtrise des passions — à plus d'une centaine de disciples selon les sources antiques.
Sa contribution la plus durable fut l'éducation philosophique de son fils Aristippe le Jeune, qui perpétua l'école cyrénaïque. Son surnom 'enseigné par sa mère' est un témoignage unique dans l'histoire de la philosophie antique.
Anecdotes
Selon Diogène Laërce, Arétê de Cyrène aurait enseigné la philosophie à plus de cent dix élèves au cours de sa vie. Ce chiffre, bien que difficile à vérifier, témoigne de la réputation intellectuelle qu'elle s'était forgée dans le monde grec antique, à une époque où l'enseignement philosophique était presque exclusivement réservé aux hommes.
Son fils, Aristippe le Jeune, reçut une telle éducation philosophique de sa mère qu'il fut surnommé 'Mètrodidaktos', c'est-à-dire 'celui qui a été enseigné par sa mère'. Ce surnom, transmis par l'Antiquité, est un témoignage rare de la reconnaissance accordée à une femme en tant qu'éducatrice philosophique.
Arétê est mentionnée comme ayant rédigé des ouvrages philosophiques, ce qui la place parmi les très rares femmes de l'Antiquité grecque dont on retient une activité d'écriture intellectuelle. Diogène Laërce cite son nom parmi les philosophes ayant laissé des écrits, même si aucun de ses textes n'a survécu jusqu'à nous.
Elle aurait pris la direction de l'école cyrénaïque après la mort de son père Aristippe, assurant ainsi la transmission d'une pensée philosophique centrée sur le plaisir présent et la maîtrise de soi. Cette succession est exceptionnelle : dans l'Antiquité grecque, la direction d'une école philosophique passait rarement à une femme.
Sources primaires
Aristippe eut une fille nommée Arétê, qui fut elle-même mère d'Aristippe le Jeune, surnommé Mètrodidaktos parce qu'il avait été instruit par sa mère.
Arétê de Cyrène, fille d'Aristippe, fut philosophe et enseigna à de nombreux disciples les doctrines de son père.
Parmi les correspondants d'Aristippe mentionnés dans ce corpus, Arétê apparaît comme interlocutrice philosophique, ce qui reflète sa position au sein de l'école cyrénaïque.
Lieux clés
Cité grecque fondée sur la côte nord-africaine (actuelle Libye), patrie d'Arétê et berceau de l'école cyrénaïque. C'est là qu'elle enseigna la philosophie et dirigea l'école fondée par son père.
Place publique de Cyrène où philosophes et citoyens se rencontraient pour débattre. Aristippe y avait coutume d'enseigner, et Arétê y aurait poursuivi cette tradition.
Centre intellectuel du monde grec où Aristippe de Cyrène étudia auprès de Socrate. Arétê entretint des liens indirects avec ce foyer philosophique à travers l'héritage socratique transmis par son père.
Principal sanctuaire de la cité, dédié au dieu tutélaire de Cyrène. La vie religieuse et intellectuelle de la cité gravitait autour de ce lieu, que fréquentait nécessairement une philosophe de rang comme Arétê.






