Chanteuse brésilo-américaine née en 1940 et morte en 2023, figure emblématique de la bossa nova. Sa voix douce et dépouillée sur « The Girl from Ipanema » (1964) a fait connaître ce style brésilien dans le monde entier.
Astrud Gilberto(1940 — 2023)
Astrud Gilberto
Brésil
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1940 à Salvador de Bahia (Brésil), elle grandit à Rio de Janeiro.
- En 1964, elle enregistre « The Girl from Ipanema » sur l'album Getz/Gilberto, aux côtés de Stan Getz et de João Gilberto.
- L'album Getz/Gilberto remporte plusieurs Grammy Awards en 1965, dont celui du disque de l'année, lançant sa carrière internationale.
- Installée aux États-Unis, elle poursuit une carrière de chanteuse et devient une ambassadrice de la bossa nova dans le monde.
- Elle meurt en 2023, après une carrière de plus de cinquante ans.
Œuvres & réalisations
Album mythique réunissant jazz et bossa nova ; sacré album de l'année aux Grammy 1965.
Sa voix sur ce titre en fait l'un des morceaux les plus enregistrés de l'histoire ; Grammy du disque de l'année.
Son premier disque en tant que vedette, qui confirme sa carrière solo.
Album aux arrangements orchestraux signés Gil Evans, élargissant son répertoire.
Disque mêlant bossa nova et pop, témoin de son ouverture musicale.
Collaboration avec le saxophoniste Stanley Turrentine, entre jazz et bossa nova.
Anecdotes
Astrud Gilberto n'était pas chanteuse professionnelle. En mars 1963, à New York, elle accompagnait simplement son mari João Gilberto à la séance d'enregistrement de l'album « Getz/Gilberto ». Comme elle était la seule de la bande à bien parler anglais, on lui a demandé d'interpréter les couplets anglais de « The Girl from Ipanema » : une improvisation qui allait changer sa vie.
La version complète de la chanson dépassait cinq minutes, avec un couplet en portugais chanté par João Gilberto. Pour le 45 tours destiné aux radios, les producteurs ont coupé la partie portugaise et gardé surtout la voix douce d'Astrud en anglais : c'est cette version raccourcie qui est devenue un tube planétaire.
En 1965, « The Girl from Ipanema » remporte le Grammy Award du disque de l'année. Du jour au lendemain, cette jeune femme inconnue de 24 ans devient l'une des voix les plus célèbres du monde, symbole de la bossa nova auprès du public américain.
Astrud a souvent raconté n'avoir touché qu'un cachet de séance modeste pour cet enregistrement, sans pourcentage sur les ventes immenses du disque — une situation fréquente à l'époque pour les artistes peu protégés par des contrats.
Dans la dernière partie de sa vie, retirée de la scène, Astrud Gilberto s'est consacrée à la peinture et est devenue une militante engagée pour la cause animale, publiant des textes sur son site personnel pour défendre les droits des animaux.
Sources primaires
Enregistrement studio réunissant Stan Getz, João Gilberto, Antônio Carlos Jobim et, comme chanteuse invitée, Astrud Gilberto, qui interprète les paroles anglaises de « The Girl from Ipanema ».
Astrud y évoque la séance d'enregistrement où, n'étant pas chanteuse professionnelle, elle fut invitée à chanter en anglais parce qu'elle était la seule du groupe à maîtriser cette langue.
Le single attribue le chant à Astrud Gilberto, accompagnée au saxophone par Stan Getz, version éditée pour la diffusion radio.
Lieux clés
Ville du nord-est brésilien où Astrud Evangelina Weinert naît en 1940.
Ville où elle grandit ; la plage d'Ipanema inspire la chanson qui la rendra célèbre.
C'est dans un studio new-yorkais qu'elle enregistre en 1963 sa voix sur « Getz/Gilberto ».
Région américaine où elle s'installe et passe la dernière partie de sa vie, jusqu'à sa mort en 2023.
Objets typiques

Instrument de sa célébrité : c'est devant un micro de studio new-yorkais qu'elle improvisa les couplets anglais de « The Girl from Ipanema ».

Format de l'album « Getz/Gilberto » (1964) qui porta sa voix dans le monde entier.

La version raccourcie de « The Girl from Ipanema » gravée sur 45 tours fut l'objet diffusé en radio et qui fit le tube.

Instrument central du style : celle de João Gilberto, au jeu syncopé feutré, accompagnait sa voix douce.

L'instrument de Stan Getz, dont le souffle chaud dialogue avec la voix d'Astrud sur l'enregistrement de 1964.

Le trophée du disque de l'année 1965, symbole de la reconnaissance internationale soudaine de sa voix.

Dans sa retraite, Astrud se consacra à la peinture, devenue une de ses passions quotidiennes.
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Vie quotidienne
Matin
À l'époque de sa carrière américaine, ses matinées de tournée commencent souvent tard, après des concerts qui s'achèvent tard dans la nuit. Elle prend un café, révise des partitions et se prépare aux répétitions ou aux séances d'enregistrement.
Après-midi
Les après-midis sont consacrés aux répétitions avec les musiciens, aux balances en studio ou aux interviews avec la presse, qui s'intéresse à cette voix venue du Brésil. Entre deux engagements, elle s'occupe aussi de sa famille.
Soir
Le soir est le cœur de son métier : elle monte sur scène dans des clubs de jazz et des salles de concert, interprétant la bossa nova devant un public américain conquis, dans une atmosphère intime et tamisée.
Alimentation
Élevée au Brésil, elle garde le goût d'une cuisine simple mêlant influences brésiliennes et nord-américaines. Engagée plus tard pour les animaux, elle prône un mode de vie respectueux des êtres vivants.
Vêtements
Sur scène comme sur les pochettes de disques, elle adopte l'élégance sobre des années 1960 : robes simples et chics, coiffure naturelle, sans excès, à l'image de sa voix dépouillée.
Habitat
Après son succès, elle quitte le Brésil pour s'installer aux États-Unis, où elle vivra l'essentiel de sa vie adulte, partageant son temps entre la musique, la peinture et l'engagement militant.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Style visuel
Une esthétique bossa nova du début des années 1960, entre la lumière dorée des plages de Rio et l'élégance feutrée des clubs de jazz, avec un graphisme moderniste épuré.
Ambiance sonore
L'ambiance feutrée d'un studio de jazz new-yorkais des années 1960, où la guitare syncopée et le saxophone de la bossa nova rencontrent une voix douce et presque parlée.






