Barbara Carroll (1925-2017) est une pianiste et chanteuse de jazz américaine, considérée comme l'une des premières femmes à jouer du bebop au piano. Elle a mené une longue carrière dans les clubs new-yorkais.
Barbara Carroll(1925 — 2017)
Barbara Carroll
États-Unis
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1925 à Worcester (Massachusetts) et décédée en 2017 à New York
- Pionnière du bebop au piano dans les années 1940, à une époque où peu de femmes s'y illustraient
- Forme son propre trio à la fin des années 1940 et se produit à Broadway
- Résidence musicale de longue durée au Bemelmans Bar du Carlyle Hotel à New York
- Carrière s'étendant sur plus de six décennies jusqu'aux années 2010
Œuvres & réalisations
Comédie musicale de Rodgers et Hammerstein dans laquelle elle apparaît sur scène en pianiste, fait rare pour une musicienne de jazz.
Album emblématique de sa formation en trio, témoin de son jeu de bebop au piano.
Album où elle revisite des standards, confirmant sa réputation de pianiste raffinée.
Engagement musical de longue durée devenu une institution du jazz new-yorkais, où elle joue et chante pendant des décennies.
Une longue suite d'enregistrements qui la place parmi les pianistes de jazz les plus durables de sa génération.
Anecdotes
Dans les années 1940, le bebop est un jazz nouveau, rapide et complexe, joué presque uniquement par des hommes. Barbara Carroll s'impose pourtant comme l'une des premières femmes à le maîtriser au piano, en menant son propre trio dans les clubs de la 52e rue à New York. Le célèbre critique Leonard Feather la remarque très tôt et salue son talent.
En 1953, les grands compositeurs de Broadway Rodgers et Hammerstein lui confient un rôle dans leur comédie musicale « Me and Juliet » : elle y apparaît sur scène en pianiste, devant le public new-yorkais. Il était alors rare qu'une vraie musicienne de jazz joue ainsi dans un spectacle de Broadway.
Au début de sa carrière, son trio comprenait le contrebassiste Joe Shulman, qu'elle épousa en 1954. Leur histoire fut brève : Shulman mourut prématurément en 1957, et Barbara mit ensuite sa carrière entre parenthèses pendant plusieurs années.
Après une longue pause consacrée à sa vie de famille, elle revient sur scène dans les années 1970 et s'installe au Bemelmans Bar de l'hôtel Carlyle, à Manhattan. Elle y jouera pendant des décennies, presque jusqu'à sa mort en 2017, devenant une véritable institution du jazz new-yorkais.
Pianiste d'abord reconnue pour son jeu, Barbara Carroll s'est mise à chanter plus tard dans sa carrière, ajoutant sa voix à ses interprétations de standards. Elle jouait encore régulièrement à plus de 90 ans, fidèle à son piano jusqu'au bout.
Sources primaires
Le quotidien présente Barbara Carroll comme une pionnière du bebop au piano, morte à 92 ans, longtemps figure des clubs et des supper clubs de Manhattan.
La production de Rodgers et Hammerstein fait figurer Barbara Carroll comme pianiste apparaissant sur scène durant le spectacle.
Enregistrement en formation piano-contrebasse-batterie qui documente son jeu de bebop et son répertoire de standards, témoignage direct de son art.
Le critique et historien du jazz signale Barbara Carroll parmi les rares femmes instrumentistes capables de jouer le bebop avec une réelle maîtrise.
Lieux clés
Ville de Nouvelle-Angleterre où Barbara Carroll naît en 1925.
Conservatoire réputé où elle se forme à la musique avant de se tourner vers le jazz.
Célèbre « Swing Street » bordée de clubs de jazz où elle se produit avec son trio à la grande époque du bebop.
Bar élégant de Manhattan où elle tient une résidence musicale pendant des décennies, presque jusqu'à sa mort.
Ville où elle a mené l'essentiel de sa carrière et où elle meurt en 2017.
Objets typiques

Son instrument de toute une vie, sur lequel elle jouait le bebop puis accompagnait ses propres chansons dans les clubs new-yorkais.

Instrument central de son trio, tenu notamment par son mari Joe Shulman ; elle donnait l'assise rythmique et harmonique à son piano.

Outil indispensable quand elle ajouta le chant à son répertoire, dans l'ambiance feutrée des supper clubs.

Support sur lequel ont paru ses albums, notamment pour RCA Victor, diffusant son jeu de pianiste de jazz.

Recueils des grands thèmes du Great American Songbook qu'elle réinterprétait et improvisait au piano.

Tenue élégante portée pour ses concerts dans les clubs et bars chics de Manhattan comme le Bemelmans Bar.
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Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Comme beaucoup de musiciens de club qui jouent tard le soir, Barbara Carroll commençait sa journée tardivement. La matinée servait au repos et, souvent, à quelques heures de travail au piano pour entretenir sa technique de bebop.
Après-midi
L'après-midi pouvait être consacré aux répétitions, au choix des morceaux et aux arrangements, parfois avec les musiciens de son trio. C'était aussi le temps des démarches d'une artiste : enregistrements, contacts avec les clubs et les maisons de disques de Manhattan.
Soir
La soirée était le cœur de sa vie professionnelle : elle se produisait dans les clubs et les supper clubs new-yorkais, jouant en trio ou seule, et plus tard chantant entre deux morceaux. Les concerts pouvaient se prolonger tard dans la nuit.
Alimentation
Sa vie suivait le rythme des restaurants et bars de Manhattan. Avant de jouer, beaucoup d'artistes de club privilégient des repas légers, l'essentiel de la nourriture et des boissons accompagnant l'ambiance feutrée des établissements où ils se produisent.
Vêtements
Sur scène, dans des lieux chics comme le Bemelmans Bar, elle portait des tenues élégantes, robes de soirée soignées adaptées à l'atmosphère raffinée des supper clubs new-yorkais.
Habitat
Elle vivait à New York, ville de toute sa carrière, dans le cadre urbain de Manhattan, à proximité des clubs et salles où elle se produisait.






