Bill Evans(1929 — 1980)
Bill Evans
États-Unis
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Bill Evans (1929-1980) est un pianiste de jazz américain, l'un des plus influents du XXe siècle. Son jeu lyrique aux harmonies impressionnistes et son approche du trio en font une figure majeure du jazz moderne, notamment via sa participation à l'album « Kind of Blue » de Miles Davis.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Jazz is not a what, it is a how. »
Faits marquants
- Né le 16 août 1929 à Plainfield (New Jersey).
- Participe en 1959 à l'album « Kind of Blue » de Miles Davis, disque de jazz le plus vendu de l'histoire.
- Forme en 1959 un trio révolutionnaire avec le contrebassiste Scott LaFaro et le batteur Paul Motian, enregistrant « Sunday at the Village Vanguard » et « Waltz for Debby » en 1961.
- Remporte au cours de sa carrière sept Grammy Awards.
- Meurt le 15 septembre 1980 à New York.
Œuvres & réalisations
Premier album en leader, contenant la toute première version de « Waltz for Debby ».
Album qui révèle « Peace Piece », improvisation pour piano seul d'une grande pureté.
Sa participation façonne le jazz modal ; c'est le disque de jazz le plus vendu de l'histoire.
Premier album studio du trio avec Scott LaFaro et Paul Motian, qui réinvente le dialogue à trois.
Sommets du jazz en trio enregistrés en concert, peu avant la mort de LaFaro.
Disque expérimental de pianos superposés ; premier Grammy Award d'Evans.
Album de piano solo introspectif, lui aussi récompensé par un Grammy.
L'un de ses derniers disques, couronné par un Grammy.
Anecdotes
En 1959, Miles Davis réunit ses musiciens en studio avec presque rien d'écrit : quelques échelles et ambiances griffonnées. Bill Evans contribue largement aux couleurs harmoniques de l'album « Kind of Blue », devenu le disque de jazz le plus vendu de l'histoire. On lui attribue d'ailleurs souvent la composition du morceau « Blue in Green ».
Le 25 juin 1961, le trio de Bill Evans enregistre en concert au club new-yorkais Village Vanguard, donnant naissance aux albums « Sunday at the Village Vanguard » et « Waltz for Debby ». Onze jours plus tard, le contrebassiste Scott LaFaro meurt dans un accident de voiture à seulement 25 ans. Effondré, Evans cesse presque de jouer pendant plusieurs mois.
Bill Evans compose l'une de ses plus célèbres mélodies, « Waltz for Debby », pour sa nièce Debby, la fille de son frère Harry. Ce thème tendre, écrit comme une valse-berceuse, est devenu un classique repris par d'innombrables musiciens.
En 1963, Evans réalise un disque très audacieux, « Conversations with Myself » : grâce au réenregistrement (overdub), il superpose jusqu'à trois pianos joués par lui-même, dialoguant en quelque sorte avec ses propres mains. L'expérience lui vaut son premier Grammy Award.
Dans un documentaire télévisé de 1966, « The Universal Mind of Bill Evans », le pianiste explique à son frère Harry sa façon d'apprendre : mieux vaut maîtriser parfaitement une chose simple et vraie que de se perdre dans le compliqué et le factice. Cette philosophie patiente résume tout son art.
Sources primaires
There is a Japanese visual art in which the artist is forced to be spontaneous. He must paint on a thin stretched parchment with a special brush and black water paint in such a way that an unnatural or interrupted stroke will destroy the line or break through the parchment.
I believe that all people are in possession of what might be called a universal musical mind. Any true music speaks with this universal mind to the universal mind in all people.
It's better to do something simple which is real. It's something you can build on because you know what you're doing.
Lieux clés
Ville natale de Bill Evans, où il apprend le piano dès l'enfance.
Université où il se forme à la musique et obtient son diplôme en 1950.
Capitale du jazz où il vit, enregistre l'essentiel de son œuvre et meurt en 1980.
Ville du festival de jazz où son concert de 1968 lui vaut un Grammy.
