Botaniste et généticien allemand, il est l'un des trois chercheurs ayant redécouvert en 1900 les lois de l'hérédité de Gregor Mendel, oubliées depuis 1865. Ses travaux sur les plantes ont contribué à fonder la génétique moderne.
Carl Correns(1864 — 1933)
Carl Correns
république de Weimar, royaume de Bavière
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1864 à Munich, mort en 1933 à Berlin
- Redécouvre en 1900 les lois de l'hérédité de Mendel, indépendamment de Hugo de Vries et Erich von Tschermak
- Mène ses expériences d'hybridation sur des plantes (notamment le maïs et les pois)
- Décrit l'hérédité extranucléaire (cytoplasmique) liée aux plastes, pionnier de la génétique non mendélienne
- Devient en 1914 le premier directeur de l'Institut Kaiser-Wilhelm de biologie à Berlin
Œuvres & réalisations
Correns confirme expérimentalement les lois de l'hérédité de Mendel et rend publiquement justice à la priorité du moine, contribuant à fonder la génétique moderne.
Travaux sur la transmission des caractères du grain de maïs, montrant que l'hérédité suit des proportions régulières et prévisibles.
Mise en évidence d'un mode d'hérédité ne passant pas par le noyau cellulaire (extranucléaire), transmis uniquement par la mère : une découverte fondatrice pour la génétique cytoplasmique.
Étude des mécanismes héréditaires qui déterminent le sexe chez certaines plantes, prolongeant ses travaux sur la transmission des caractères.
À la tête de ce centre de recherche prestigieux à Berlin, il anime une génération de travaux sur l'hérédité végétale.
Anecdotes
En 1900, Carl Correns publie ses résultats sur l'hérédité des pois et des maïs, sans savoir que deux autres botanistes, Hugo de Vries et Erich von Tschermak, font la même découverte presque au même moment. En relisant la littérature scientifique, il tombe sur l'article oublié de Gregor Mendel datant de 1865 et comprend que le moine morave avait tout découvert trente-cinq ans plus tôt.
Correns a un lien personnel fort avec Mendel : son professeur Carl von Nägeli, à Munich, avait correspondu avec Mendel de son vivant mais n'avait jamais saisi l'importance de ses travaux. Correns hérite ainsi indirectement de cette histoire et devient l'un des premiers à rendre justice au moine oublié.
Plutôt que de revendiquer la gloire pour lui seul, Correns insiste honnêtement sur la priorité de Mendel et appelle ces principes les « lois de Mendel ». Ce geste de reconnaissance scientifique est resté un exemple d'honnêteté intellectuelle dans l'histoire des sciences.
Correns étudie l'hérédité chez la belle-de-nuit (Mirabilis jalapa) et découvre que certains caractères, comme la couleur des feuilles panachées, ne se transmettent pas selon les lois de Mendel mais uniquement par la mère. Il met ainsi en évidence l'« hérédité extranucléaire », un mode de transmission qui ne passe pas par le noyau de la cellule.
À sa mort en 1933, une grande partie de ses notes et de ses recherches inédites est conservée à Berlin, mais beaucoup de ses manuscrits sont détruits pendant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, faisant disparaître une part de l'œuvre de ce pionnier discret de la génétique.
Sources primaires
L'article par lequel Correns annonce en 1900 la redécouverte des lois de Mendel et reconnaît explicitement la priorité du travail mené par Mendel sur les hybrides de pois.
Étude expérimentale sur l'hérédité des caractères du maïs (xénies), confirmant la transmission régulière des caractères selon des rapports prévisibles.
Travaux sur la belle-de-nuit montrant que la couleur panachée des feuilles se transmet uniquement par la lignée maternelle, premier exemple d'hérédité non mendélienne.
Lieux clés
Ville natale de Correns, où il fait ses études de botanique auprès de Carl von Nägeli, lui-même ancien correspondant de Mendel.
Établissement où Correns enseigne et mène une partie de ses recherches sur l'hérédité des plantes au tournant du siècle.
Correns y est professeur de botanique de 1909 à 1913 avant de prendre la direction d'un institut à Berlin.
Correns en devient le premier directeur en 1913 ; il y dirige des recherches de pointe en génétique végétale jusqu'à sa mort.
Ville où Correns passe la dernière partie de sa carrière et où il meurt en 1933.
Objets typiques

Instrument indispensable pour observer les cellules végétales, le pollen et les chromosomes. Correns l'utilise pour examiner la structure des plantes qu'il croise.

Fin pinceau servant à transférer manuellement le pollen d'une fleur à une autre pour réaliser des croisements contrôlés. Outil de base de la génétique expérimentale des plantes.

Cahier où sont consignés méticuleusement les croisements, les générations et les rapports de caractères observés. Il permet de comparer les résultats aux proportions attendues.

Petits sacs de papier ou de tissu placés sur les fleurs pour empêcher toute pollinisation accidentelle par le vent ou les insectes. Ils garantissent la pureté des croisements.

Semences utilisées comme matériel d'expérience, choisies pour leurs caractères nets et faciles à suivre (couleur, forme). Elles sont au cœur des démonstrations de l'hérédité.

Collection de plantes séchées et étiquetées servant de référence pour identifier et comparer les espèces. Outil traditionnel du botaniste.
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Vie quotidienne
Matin
La matinée commence tôt au laboratoire ou dans le jardin expérimental, où Correns vérifie ses plantes, note les fleurs écloses et prépare les croisements de la journée. Chaque observation est consignée avec soin dans ses carnets.
Après-midi
L'après-midi est consacré au microscope, à l'analyse des résultats et au calcul des proportions de caractères transmis. Il échange aussi avec ses étudiants et collègues sur leurs expériences en cours.
Soir
Le soir, il lit les revues scientifiques, rédige ses articles et sa correspondance avec d'autres botanistes d'Europe. C'est aussi le moment de relire d'anciens travaux, comme ceux de Mendel.
Alimentation
Comme un universitaire allemand de son temps, il mange une cuisine bourgeoise simple : pain, soupes, viandes, pommes de terre et légumes de saison. Le café accompagne souvent les longues journées de travail.
Vêtements
Il porte la tenue stricte du professeur d'université : costume sombre trois-pièces, chemise à col dur, cravate ou nœud, et au laboratoire une blouse pour protéger ses vêtements.
Habitat
Il vit dans un logement confortable de ville proche de l'université ou de l'institut, avec un bureau garni de livres et de carnets. À Berlin-Dahlem, son travail est lié aux serres et jardins de l'institut.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Redécouverte des lois de Mendel
1900
Études sur les xénies du maïs
1899
Découverte de l'hérédité maternelle chez Mirabilis jalapa
1909
Recherches sur la détermination du sexe chez les plantes
1916-1928
Direction de l'Institut Kaiser-Wilhelm de biologie
1913






