Carlos Gardel est un chanteur, compositeur et acteur, figure emblématique du tango argentin. Considéré comme le créateur du tango chanté (« tango canción »), il a porté ce genre à une renommée internationale dans les années 1920-1930.
Carlos Gardel(1890 — 1935)
Carlos Gardel
Uruguay, France, Argentine
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Vers 1890 : naissance, débattue entre Toulouse (France) et Tacuarembó (Uruguay), avant son installation en Argentine
- 1917 : enregistre « Mi noche triste », souvent cité comme l'acte de naissance du tango chanté
- Années 1920-1930 : tournées triomphales en Amérique latine, en Europe et aux États-Unis
- 1935 : meurt dans un accident d'avion à Medellín (Colombie), au sommet de sa gloire
Œuvres & réalisations
Premier tango chanté de l'histoire ; fonde le genre du tango canción.
Un de ses premiers films parlants, tourné à Paris, qui lance sa carrière cinématographique.
Film musical tourné à Paris, célèbre pour son tango-titre.
Film et chanson parmi les plus aimés de Gardel, devenus des classiques du répertoire.
Tango majeur (paroles d'Alfredo Le Pera) sur la nostalgie et le retour, du film El día que me quieras.
Film et tango tournés à New York, sur la déchéance et le souvenir amoureux.
Tango composé avec Le Pera, mondialement connu, repris plus tard dans de nombreux films.
Dernier film de Gardel, sorti l'année de sa mort, tourné aux États-Unis.
Anecdotes
Le lieu de naissance de Carlos Gardel reste un mystère débattu : la version la plus documentée le fait naître à Toulouse, en France, en 1890, sous le nom de Charles Romuald Gardès, avant que sa mère ne l'emmène à Buenos Aires. Certains en Uruguay revendiquent toutefois une naissance à Tacuarembó, et la querelle entre les deux pays dure encore aujourd'hui.
En 1917, Gardel enregistre « Mi noche triste », considéré comme le premier véritable tango chanté de l'histoire. Avec cette chanson qui raconte le chagrin d'un homme abandonné, il transforme le tango, jusque-là surtout dansé, en un genre où la voix et l'histoire prennent le premier rôle.
Gardel devint une immense vedette de cinéma à l'ère du parlant : il tourna des films à Paris puis aux studios de la Paramount à New York, où ses longs-métrages en espagnol étaient diffusés dans toute l'Amérique latine. Sa célébrité dépassait largement le seul public argentin.
Le 24 juin 1935, Gardel meurt à 44 ans dans une collision entre deux avions sur la piste de l'aéroport de Medellín, en Colombie, lors d'une tournée. Sa mort soudaine, au sommet de sa gloire, provoqua une vague de chagrin populaire et nourrit sa légende.
Une expression célèbre en Argentine dit qu'« il chante mieux chaque jour » (« cada día canta mejor ») : preuve qu'au fil des décennies son aura n'a fait que grandir. Son visage souriant et son chapeau mou (gacho) restent des symboles immédiatement reconnaissables de la culture argentine.
Sources primaires
Percanta que me amuraste / en lo mejor de mi vida... (« Ma belle, tu m'as abandonné au meilleur de ma vie »)
Volver, con la frente marchita... Sentir que es un soplo la vida, que veinte años no es nada (« Revenir, le front fané... Sentir que la vie n'est qu'un souffle, que vingt ans ce n'est rien »).
El día que me quieras / la rosa que engalana / se vestirá de fiesta / con su mejor color.
Lieux clés
Selon la version la mieux documentée, Gardel y naît en 1890 sous le nom de Charles Romuald Gardès avant d'émigrer enfant en Argentine.
Ville où Gardel grandit, se forme et devient la grande figure du tango. Le quartier de l'Abasto lui est étroitement associé.
Gardel y triomphe lors de ses tournées dans les années 1920 et y tourne ses premiers films parlants au début des années 1930.
Il s'y installe en 1934 pour tourner des films en espagnol aux studios de la Paramount, élargissant sa renommée à toute l'Amérique latine.
Gardel y meurt le 24 juin 1935 dans une collision entre deux avions sur la piste de l'aéroport, lors d'une tournée latino-américaine.
Sa tombe, surmontée d'une statue, est un lieu de pèlerinage où les admirateurs viennent encore lui rendre hommage.
Objets typiques

Le feutre incliné porté par Gardel est devenu l'un de ses attributs visuels les plus célèbres. Il symbolise l'élégance masculine du Buenos Aires des années 1920-1930.

Gardel se faisait souvent accompagner de guitaristes et posait fréquemment guitare en main. L'instrument relie le tango à la tradition de la chanson populaire argentine.

Gardel a enregistré des centaines de titres sur disques de gomme-laque tournant à 78 tours/minute. Ces disques ont diffusé sa voix bien au-delà des salles de spectacle.

L'essor de la radio et du studio d'enregistrement permit à Gardel de toucher un public de masse. Le micro est l'outil clé de la nouvelle célébrité du XXe siècle.

En scène comme à la ville, Gardel arborait des costumes soignés, souvent complétés d'une écharpe blanche. Cette tenue incarne l'idéal du gentleman du tango.

Les films parlants de Gardel, tournés à Paris et New York, fixèrent son image et sa voix pour la postérité. Le cinéma fit de lui une star internationale.
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Vie quotidienne
Matin
En tournée ou à Buenos Aires, Gardel se levait souvent tard, car ses spectacles et enregistrements le retenaient jusqu'au cœur de la nuit. La matinée servait à répéter, lire son courrier d'admirateurs et préparer les prochaines chansons avec ses paroliers.
Après-midi
L'après-midi pouvait être consacrée aux séances en studio d'enregistrement, aux essayages de costumes ou aux tournages de films. Gardel aimait aussi assister aux courses de chevaux, sa grande passion.
Soir
La soirée était le moment des concerts, des théâtres et des cabarets où il chantait le tango. Après le spectacle, il prolongeait souvent la nuit dans des cafés avec musiciens et amis.
Alimentation
L'alimentation de Gardel reflétait celle du Buenos Aires de son temps : viande grillée (asado), pâtes héritées de l'immigration italienne et café. Le maté, infusion partagée, accompagnait la vie quotidienne.
Vêtements
Gardel soignait son apparence : costumes élégants, cravate ou écharpe, chaussures cirées et le fameux chapeau mou incliné. Cette tenue de gentleman faisait partie de son image de star.
Habitat
À Buenos Aires, il vécut notamment dans le quartier populaire de l'Abasto, dans une maison aujourd'hui transformée en musée. En tournée, il logeait dans les hôtels des grandes villes d'Europe et d'Amérique.






