Carol Greider(1961 — ?)
Carol Greider
États-Unis
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Carol Greider est une biologiste moléculaire américaine née en 1961. Elle a découvert en 1984 la télomérase, l'enzyme qui protège les extrémités des chromosomes, ce qui lui a valu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 2009.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née le 15 avril 1961 à San Diego, en Californie
- Découvre la télomérase en 1984 avec sa directrice de thèse Elizabeth Blackburn
- Reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine en 2009, partagé avec Elizabeth Blackburn et Jack Szostak
- Ses travaux éclairent les mécanismes du vieillissement cellulaire et de certains cancers
- Professeure de biologie moléculaire et de génétique (université Johns-Hopkins, puis université de Californie à Santa Cruz)
Œuvres & réalisations
Première mise en évidence expérimentale de l'enzyme qui allonge les extrémités des chromosomes, réalisée dans des extraits de Tetrahymena.
Publication officielle de la découverte avec Elizabeth Blackburn, qui fait connaître la télomérase à la communauté scientifique.
Greider montre que l'enzyme porte sa propre molécule d'ARN servant de modèle, expliquant comment elle fabrique les répétitions télomériques.
Ses recherches établissent le lien entre raccourcissement des télomères, vieillissement cellulaire et prolifération des cellules cancéreuses.
L'une des plus hautes distinctions américaines en médecine, récompensant ses découvertes sur les télomères.
Partagé avec Elizabeth Blackburn et Jack Szostak pour la compréhension de la protection des chromosomes par les télomères et la télomérase.
Anecdotes
Le 25 décembre 1984, Carol Greider, alors étudiante de 23 ans dans le laboratoire d'Elizabeth Blackburn, développe une plaque d'autoradiographie et découvre le motif en « échelle » prouvant l'existence de la télomérase. Elle a raconté avoir mis de la musique et dansé dans le laboratoire vide ce jour de Noël, devinant l'importance de ce qu'elle venait de voir.
Carol Greider est dyslexique. Elle a souvent expliqué que ses difficultés à l'orthographe et aux tests standardisés lui avaient valu d'être refusée par plusieurs universités, mais qu'apprendre à compenser autrement l'avait peut-être aidée à penser la science de façon originale.
Le matin du 5 octobre 2009, le coup de téléphone de Stockholm la prévenant qu'elle recevait le prix Nobel la surprend en pleine corvée domestique : mère célibataire de deux enfants, elle était en train de plier le linge avant l'école. Elle partage le prix avec sa directrice de thèse Elizabeth Blackburn et avec Jack Szostak.
Sa découverte n'est pas restée une curiosité de laboratoire : la télomérase est aujourd'hui au cœur de la recherche sur le vieillissement cellulaire et sur le cancer, car les cellules cancéreuses la réactivent pour devenir « immortelles ».
Sources primaires
Les auteures décrivent une activité enzymatique nouvelle, capable d'ajouter des séquences répétées télomériques aux extrémités des chromosomes — la première mise en évidence de ce qui deviendra la télomérase.
L'article montre que la télomérase contient une molécule d'ARN servant de matrice interne pour fabriquer les répétitions télomériques, révélant le mécanisme moléculaire de l'enzyme.
Le prix récompense Elizabeth Blackburn, Carol Greider et Jack Szostak « pour la découverte de la façon dont les chromosomes sont protégés par les télomères et l'enzyme télomérase ».
Greider y revient sur son parcours, sa dyslexie surmontée et le jour de Noël 1984 où l'expérience décisive a révélé l'activité de la télomérase.
Lieux clés
Ville du sud de la Californie où Carol Greider naît en 1961.
Campus californien où Greider obtient sa licence en 1983 et se forme à la biologie.
Lieu de son doctorat dans le laboratoire d'Elizabeth Blackburn ; c'est là qu'elle découvre la télomérase en 1984.
Centre de recherche réputé où Greider dirige son propre laboratoire à partir de 1988 et approfondit l'étude des télomères.
Faculté de médecine où Greider devient professeure et dirige des recherches sur les télomères, le cancer et le vieillissement à partir de 1997.
Capitale suédoise où elle reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine en décembre 2009.






