Monstre de la mythologie grecque, né de Typhon et Échidna. Créature hybride crachant des flammes, elle fut vaincue par le héros Bellérophon monté sur le cheval ailé Pégase.
Chimere
chimère
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Fille de Typhon et Échidna, deux des plus terribles monstres de la mythologie grecque
- Corps hybride : tête de lion, corps de chèvre, queue de serpent ou de dragon
- Capable de cracher des flammes, elle ravageait la Lycie (Asie Mineure)
- Tuée par le héros Bellérophon, monté sur le cheval ailé Pégase, grâce à une lance à pointe de plomb fondue par son souffle
- Mentionnée pour la première fois dans l'Iliade d'Homère (chant VI)
Œuvres & réalisations
Première mention écrite de la Chimère dans la littérature mondiale. Homère décrit brièvement mais précisément l'anatomie du monstre et le contexte de l'exploit de Bellérophon, fils de Glaucos.
Hésiode établit la généalogie complète des monstres grecs et place la Chimère parmi les enfants de Typhon et Échidna, aux côtés de l'Hydre de Lerne, de Cerbère et du Sphinx. Ce texte est la source mythologique de référence.
Pindare célèbre l'exploit de Bellérophon montant Pégase pour terrasser la Chimère dans cette ode victoriale. Le poème est l'une des évocations les plus lyriques du mythe dans la littérature grecque classique.
Apollodore compile le récit le plus complet du mythe de la Chimère, détaillant sa naissance, ses ravages en Lycie et sa défaite par Bellérophon. Cette encyclopédie mythologique reste une référence incontournable pour les historiens.
Chef-d'œuvre de la sculpture étrusque en bronze, découvert à Arezzo en 1553 et conservé au Musée archéologique de Florence. Cette statue représente la Chimère blessée, rugissante, et constitue l'une des représentations les plus expressives du monstre.
Ovide intègre la Chimère dans son œuvre monumentale retraçant les mythes gréco-romains, assurant la transmission du mythe au monde romain et aux générations médiévales et renaissantes.
Anecdotes
La Chimère est l'une des créatures les plus étranges de la mythologie grecque : elle possède la tête d'un lion, le corps d'une chèvre et la queue d'un serpent venimeux. Cette combinaison de trois animaux terrifiants symbolisait pour les Anciens les forces chaotiques et incontrôlables de la nature sauvage.
Le roi Iobatès de Lycie envoya Bellérophon combattre la Chimère dans l'espoir secret que le monstre le tuerait. C'était une mission suicide déguisée en quête héroïque, car la Chimère avait déjà ravagé toute la région en crachant des flammes sur les villages et les troupeaux.
Sans Pégase, le célèbre cheval ailé, Bellérophon n'aurait jamais pu vaincre la Chimère. En se battant depuis les airs, il restait hors de portée des flammes mortelles et pouvait attaquer la créature par en haut, là où elle était vulnérable.
Selon une version du mythe rapportée par l'auteur antique Tzetzès, Bellérophon aurait fixé un morceau de plomb au bout de sa lance. En l'enfonçant dans la gueule enflammée de la Chimère, la chaleur intense fit fondre le métal, qui coula dans la gorge du monstre et l'étouffa.
Le nom 'chimère' est passé dans la langue française pour désigner une idée folle, une illusion impossible ou un projet irréalisable. Cette évolution du sens montre combien le monstre mythologique impressionnait les Anciens : comme la Chimère, certains rêves semblent impossibles à atteindre.
Sources primaires
Elle était de race divine et non humaine : par devant, lion ; par derrière, serpent ; au milieu, chèvre, et elle soufflait la force ardente du feu terrible.
Échidna enfanta aussi la terrible et grande Chimère qui souffle un feu ardent, terrible et grande, rapide aux pieds et forte. Elle avait trois têtes, une de lion à l'aspect farouche, une de chèvre, et une de serpent, de puissant dragon.
Il dompte le monstre soufflant du feu, la Chimère, monté sur Pégase.
La Chimère était élevée par Amisidaros comme il est dit dans l'Iliade. C'était un être divin ayant la tête d'un lion, la queue d'un dragon et, au milieu, celle d'une chèvre, et elle crachait du feu.
La Chimère, armée du feu au milieu, du lion en tête, du serpent en queue.
Lieux clés
Région d'Asie Mineure où la Chimère sévissait selon le mythe, dévastant les campagnes et terrorisant les habitants. Le roi Iobatès de Lycie envoya Bellérophon combattre le monstre pour débarrasser son royaume de ce fléau.
Cité d'origine de Bellérophon, le héros qui vainquit la Chimère. C'est là qu'il apprivoisa Pégase grâce à une bride d'or offerte par la déesse Athéna, avant de partir pour sa quête.
Demeure des dieux grecs et lieu de naissance symbolique des grands mythes héroïques. Les dieux de l'Olympe, notamment Athéna et Poséidon, interviennent dans le destin de Bellérophon et de ses combats contre les monstres.
Ville où fut découverte en 1553 la célèbre Chimère d'Arezzo, statue étrusque en bronze du IVe siècle av. J.-C. Cette œuvre majeure témoigne de la diffusion du mythe de la Chimère bien au-delà des frontières du monde grec.
Objets typiques

La Chimère projette du feu par sa gueule de lion, son arme principale et sa caractéristique la plus redoutée. Ce souffle enflammé dévaste villages et forêts, rendant le monstre presque invincible au combat rapproché.

Selon certains récits antiques, Bellérophon aurait fixé du plomb fondu au bout de sa lance pour tuer la Chimère. La chaleur des flammes du monstre fit fondre le métal dans sa gorge, l'étouffant de l'intérieur.

La partie centrale du corps de la Chimère est celle d'une chèvre, symbole d'indomptabilité et de terrain montagneux. Les cornes de chèvre apparaissent distinctement dans toutes les représentations artistiques grecques du monstre.

L'arrière du corps de la Chimère est une queue de serpent ou de dragon venimeux, capable de mordre et d'empoisonner toute créature s'approchant par derrière. Cette queue complète le tableau d'une créature mortelle sous tous les angles.

Les potiers athéniens du Ve siècle av. J.-C. ont représenté la Chimère sur de nombreux vases et amphores, diffusant son image dans tout le monde méditerranéen. Ces céramiques constituent aujourd'hui nos meilleures sources visuelles sur le mythe.

Le héros Bellérophon devait se protéger des flammes de la Chimère lors de leur combat. Son bouclier et son armure représentent l'équipement du héros grec classique affrontant les forces monstrueuses du chaos.
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Vie quotidienne
Matin
Au lever du soleil sur les collines de Lycie, la Chimère quitte l'antre obscure où elle a passé la nuit et parcourt son territoire à la recherche de proies. Elle rugit depuis les hauteurs, signalant sa présence aux villages alentour qui fuient à son approche.
Après-midi
Dans la chaleur du jour méditerranéen, la Chimère chasse et ravage les troupeaux de chèvres et de moutons des paysans lyciens. Son souffle de feu embrase les champs et les forêts, laissant derrière elle une traînée de désolation sur les flancs des collines calcaires.
Soir
Avec le crépuscule, la Chimère regagne son repaire dans les gorges escarpées, entouré de rochers noircis par ses propres flammes. Elle s'installe dans l'obscurité, gardienne terrible d'un territoire que nul n'ose traverser à la nuit tombée.
Alimentation
La Chimère se nourrit de bétail, de cervidés et, selon les récits anciens, parfois d'humains imprudents. Créature de chaos, elle ne chasse pas par nécessité mais par instinct destructeur, laissant souvent ses proies à moitié calcinées sans les dévorer entièrement.
Vêtements
Être mythologique et non humain, la Chimère ne porte aucun vêtement. Son corps est recouvert d'une fourrure de lion à l'avant, d'un pelage de chèvre au centre et d'écailles de serpent à l'arrière, formant une armure naturelle que peu d'armes pouvaient pénétrer.
Habitat
La Chimère habite dans des grottes et des gorges profondes creusées dans les montagnes calcaires de Lycie, dont les parois sont noircies et vitreuses sous l'effet répété de son souffle enflammé. Ce territoire brûlé et stérile tient à distance hommes et animaux.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Style visuel
Style céramique grec à figures rouges sur fond noir, avec des flammes orangées, des contours nets et une composition monumentale évoquant la puissance terrifiante du monstre hybride dans le paysage rocailleux de la Lycie antique.
Ambiance sonore
Ambiance sonore de la Lycie antique ravagée par la Chimère : rugissements de lion, flammes crépitantes, sifflement du serpent et vent sur les rochers calcinés des montagnes méditerranéennes.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Iliade d'Homère (chant VI)
vers -750
Théogonie d'Hésiode
vers -700
Olympiques XIII de Pindare
-476
Bibliothèque d'Apollodore (II, 3)
Ier-IIe siècle apr. J.-C.
Chimère d'Arezzo (sculpture étrusque)
IVe siècle av. J.-C.
Métamorphoses d'Ovide
8 apr. J.-C.






