Cléito est une figure de la mythologie grecque, fille d'Événor et de Leucippe, connue par le dialogue de Platon 'Critias'. Mortelle vivant sur l'île qui deviendra l'Atlantide, elle fut aimée du dieu Poséidon, qui l'entoura de remparts concentriques et engendra avec elle les dix premiers rois de l'Atlantide.
Clitô
Cléito (Clitô)
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Cléito est mentionnée dans le 'Critias' de Platon (vers 360 av. J.-C.), unique source antique la concernant
- Fille d'Événor et Leucippe, elle naît sur l'île qui deviendra l'Atlantide
- Poséidon s'éprend d'elle et construit autour de sa demeure des anneaux concentriques de terre et d'eau pour la protéger
- De leur union naissent cinq paires de jumeaux mâles, dont Atlas, premier roi de l'Atlantide
- Son nom est à l'origine du nom 'Atlantide' (île d'Atlas, fils de Cléito)
Œuvres & réalisations
En donnant naissance aux dix fils de Poséidon, Cléito est la mère fondatrice de l'ensemble de la civilisation atlante. Son union avec le dieu est l'acte originel à partir duquel se déploie toute la structure politique, religieuse et architecturale de l'Atlantide.
Dialogue philosophique où Critias évoque pour la première fois l'Atlantide dans la littérature occidentale. Cléito y est mentionnée comme mère des rois atlantes dans le cadre du récit introductif sur les origines de l'empire insulaire.
Dialogue inachevé contenant le récit le plus détaillé de Cléito : sa rencontre avec Poséidon, les remparts concentriques et la naissance des dix rois. Source primaire unique sur ce personnage dans toute la littérature antique conservée.
Compilation historique reprenant certains éléments du mythe platonicien des Atlantes. Diodore enrichit la tradition en mentionnant des Amazones et des peuples atlantes, prolongeant la postérité littéraire du mythe fondé par Cléito.
Ouvrage fondateur de l'ésotérisme atlante moderne qui interprète le mythe platonicien comme un fait historique. Donnelly relança dans la culture populaire l'intérêt pour des figures comme Cléito, influençant durablement littérature, cinéma et bande dessinée.
Anecdotes
Cléito vivait seule sur une colline de l'île primordiale après la mort de ses parents Événor et Leucippe. Poséidon, dieu des mers, la remarqua et tomba éperdument amoureux d'elle. Pour la protéger des hommes et marquer son amour, il transforma la colline en une forteresse naturelle aux anneaux alternés de terre et d'eau, faisant d'elle la femme la mieux gardée du monde mythique.
Pour isoler sa bien-aimée, Poséidon sculpta autour de sa demeure trois cercles d'eau et deux couronnes de terre concentriques. Ces remparts naturels rendaient l'accès à Cléito presque impossible sans aide divine. Cet aménagement extraordinaire est devenu dans l'imaginaire occidental l'image emblématique de la cité de l'Atlantide, reprise et représentée d'innombrables fois depuis l'Antiquité.
De l'union de Cléito et de Poséidon naquirent cinq paires de jumeaux mâles, soit dix fils en tout. L'aîné, Atlas, devint le premier roi de l'Atlantide et donna son nom à l'océan Atlantique. Ses neuf frères se partagèrent le reste de l'île et des terres voisines, fondant ainsi la plus puissante civilisation du monde antique selon Platon.
Bien que Cléito fût mortelle, ses fils mêlaient sang divin et sang humain, faisant des rois de l'Atlantide des êtres semi-divins. Dans le récit platonicien, cette double nature explique pourquoi les Atlantes furent d'abord vertueux et justes avant de succomber progressivement à l'orgueil et à la corruption, perdant leur part divine jusqu'à provoquer la colère des dieux.
Au cœur de l'Atlantide, sur la colline originelle où Poséidon avait rencontré Cléito, fut érigé un temple splendide dédié au couple fondateur. Ce sanctuaire abritait une statue colossale en or représentant Poséidon conduisant six chevaux ailés, entouré de cent Néréides sur leurs dauphins, perpétuant pour les générations atlantes le souvenir de cet amour fondateur.
Sources primaires
Il y avait sur l'île, vers le milieu, une plaine [...] et près de cette plaine, vers le centre de l'île, une montagne de petite élévation. Sur cette montagne habitait un des hommes qui avaient été produits en ce pays par la terre elle-même, nommé Événor, et il avait une femme appelée Leucippe ; ils n'eurent qu'une fille unique, Cléito.
Poséidon, s'étant épris de Cléito, s'unit à elle ; et pour rendre l'endroit où elle demeurait fortifié et inaccessible, il tailla tout autour la montagne en forme circulaire et éleva des remparts de terre et d'eau alternés, les uns plus grands, les autres plus petits, deux de terre et trois de mer.
Poséidon, ayant reçu en partage l'île de l'Atlantide, établit ses enfants qu'il avait eus d'une femme mortelle en divers endroits de l'île [...] Il eut cinq fois deux fils jumeaux, dont il éleva le plus âgé des premiers-nés au rang de roi et lui donna le nom d'Atlas.
Au-delà du détroit que vous appelez les colonnes d'Héraclès, il y avait une île plus grande que la Libye et l'Asie réunies [...] Cette île s'appelait Atlantide, et elle possédait un empire puissant qui s'étendait sur toute l'île et sur beaucoup d'autres îles et parties du continent.
Lieux clés
Grande île mythique située selon Platon au-delà des colonnes d'Héraclès, dans l'océan Atlantique. Lieu de naissance, de vie et de fondation dynastique de Cléito, mère des dix premiers rois d'un empire insulaire sans équivalent dans l'Antiquité mythologique.
Éminence au cœur de l'île où Cléito vivait avec ses parents avant d'être choisie par Poséidon. C'est sur cette colline que le dieu bâtit les remparts concentriques et s'unit à elle, faisant de ce lieu le berceau symbolique de toute la civilisation atlante.
Ville égyptienne où les prêtres du temple de Neith auraient transmis à Solon, puis via Platon au monde occidental, le récit de l'Atlantide et de Cléito. Saïs est le point de transmission historique du mythe tel que nous le connaissons.
Cité adversaire de l'Atlantide dans le mythe platonicien. Les Athéniens vainquirent les armées descendantes de Cléito avant que les dieux n'engloutissent l'île, Athènes incarnant dans le récit la vertu contre l'orgueil atlante.
Limite du monde connu des anciens Grecs, au-delà duquel Platon situait l'Atlantide et le royaume de Cléito. Ce lieu géographique réel symbolise la frontière entre le monde connu et le monde mythique où vécut la fondatrice de l'empire atlante.
Objets typiques

Poséidon sculpta autour de la colline de Cléito trois anneaux d'eau et deux couronnes de terre alternés pour la protéger de tout accès humain. Ces remparts sont devenus le symbole architectural emblématique de l'Atlantide et le signe visible de l'amour du dieu pour la mortelle.

Attribut divin de Poséidon, le trident symbolise la puissance du dieu qui choisit Cléito pour compagne. Selon la tradition mythologique, c'est avec cet instrument qu'il façonna la géographie même de l'île atlante.

Métal fabuleux mentionné par Platon, brillant comme le feu et second seulement à l'or, utilisé pour revêtir les murailles de la cité fondée par Cléito et Poséidon. Il symbolise à la fois la richesse extraordinaire et l'orgueil qui mena les Atlantes à leur perte.

Au cœur du temple érigé à l'endroit même où Poséidon rencontra Cléito se dressait une immense statue en or du dieu conduisant six chevaux ailés. Elle perpétuait pour les générations atlantes le souvenir du lien fondateur entre le dieu et la mortelle.

Platon mentionne des sources d'eau chaude et froide jaillissant de l'île, héritage du pouvoir de Poséidon. Ces sources alimentaient palais et jardins atlantes, symbole de la fertilité surnaturelle du royaume né de l'union de Cléito et du dieu.

Les lois fondamentales de l'Atlantide, fixées par Atlas et ses frères fils de Cléito, étaient gravées sur des colonnes d'orichalque dans le temple de Poséidon. Elles symbolisaient l'héritage législatif de la descendance de Cléito et la continuité de l'autorité divine sur l'île.
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Vie quotidienne
Matin
Dans l'univers mythique de l'Atlantide décrit par Platon, Cléito s'éveillait au sommet de sa colline entourée des remparts concentriques façonnés par Poséidon. Sa matinée était rythmée par les soins à ses dix fils, futurs rois d'un empire insulaire, et par les rites accomplis en honneur de son époux divin, dont la présence divine se faisait sentir dans les sources et les tremblements de l'île.
Après-midi
L'après-midi, Cléito supervisait la vie de sa demeure royale, centre sacré de l'île atlante. Entourée de servantes et de prêtresses, elle participait aux cérémonies dédiées à Poséidon, dont l'influence divine se manifestait dans les sources d'eau chaude et froide jaillissant à proximité de la citadelle, signe permanent de la faveur du dieu.
Soir
Au soir, Cléito et ses fils se réunissaient dans les jardins fertiles de la citadelle, où poussaient en abondance arbres fruitiers et plantes aromatiques. Selon le mythe, ces jardins miraculeusement productifs — donnant deux récoltes par an — reflétaient la faveur divine exceptionnelle dont jouissait la famille fondatrice de l'Atlantide.
Alimentation
L'alimentation de Cléito et des habitants de l'Atlantide était exceptionnellement riche selon Platon : fruits, légumes, viandes, céréales en abondance, ainsi que des mets inconnus ailleurs grâce à la fertilité surnaturelle de l'île. La vigne, les arbres fruitiers et les plantes à épices y prospéraient avec une générosité que Platon attribue à la bénédiction de Poséidon.
Vêtements
Dans l'iconographie mythologique grecque, une mortelle de condition élevée comme Cléito serait représentée vêtue d'un chiton de lin blanc ou de laine fine, parure sobre de la femme grecque respectable. Après son union avec Poséidon, on l'imaginerait parée d'ornements marins — coraux, perles et coquillages — symboles de sa relation avec le maître des océans.
Habitat
Cléito résidait au sommet de la colline centrale de l'Atlantide, protégée par les trois anneaux d'eau et les deux couronnes de terre créés par Poséidon. Son palais, dont Platon décrit l'évolution dans le Critias, devint progressivement le cœur architectural de la civilisation atlante, entouré de temples, de thermes, de jardins et de palais royaux somptueux bâtis par ses descendants.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Fondation des dix royaumes de l'Atlantide
Époque mythique (~9600 av. J.-C.)
Timée (Platon)
vers 360 av. J.-C.
Critias (Platon)
vers 360 av. J.-C.
Bibliothèque historique, livre III (Diodore de Sicile)
vers 60-30 av. J.-C.






