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Le šulmānu et le banquet du temple cananéen
Chez les Cananéens et les Philistins, le repas ne se divise pas en entrée-plat-dessert mais s'organise autour de l'offrande (šulmānu) déposée sur la table du dieu, puis du banquet partagé. Au quotidien, on rompt le pain d'amidonnier, on trempe dans l'huile, on mange olives et bouillie. Lors des grandes fêtes (le marzeaḥ d'Ougarit, confrérie de banquet), on rôtit le mouton, on verse le vin et l'on consomme une part des viandes sacrifiées à la divinité. La côte de Gaza ajoute le poisson séché et salé, conservé pour les jours maigres et les longs voyages caravaniers.
Signature : Le blé amidonnier (épeautre des champs de Dagon)
Dagon est avant tout le maître du grain : son nom fut très tôt rapproché du mot sémitique pour le blé. Le blé amidonnier (emmer), céréale vêtue des premiers champs du Croissant fertile, est l'ingrédient-roi de son culte. On le retrouve en galette d'offrande, en bouillie quotidienne et en orge cousine pour la bière. Là où passe Dagon, lève la moisson.

Dagon à table

5 recettes d’époque