Épaule de mouton rôtie du banquet de confrérie
Épaule de mouton frottée de sel, de cumin et de coriandre, longuement rôtie et arrosée d'huile d'olive et de jus de grenade, servie pour les grandes assemblées festives du temple.
Épaule de mouton frottée de sel, de cumin et de coriandre, longuement rôtie et arrosée d'huile d'olive et de jus de grenade, servie pour les grandes assemblées festives du temple.
Approche, convive de ma confrérie. Au jour du grand banquet, on ne lésine pas : on choisit le bélier gras, on l'ouvre selon le rite, et ma part fume sur l'autel tandis que la vôtre rôtit sur les braises. Frotte la chair de sel, de cumin et de la graine de coriandre, arrose-la d'huile et du jus aigre de la grenade. Que le vin coule, que le chant monte — car la viande partagée à ma table scelle l'alliance des hommes et du dieu.
- •Épaule de mouton — une épaule entière (pièce maîtresse du banquet)
- •Sel — à la main (assaisonnement, conservation)
- •Cumin — une bonne pincée (épice de fond)
- •Graines de coriandre — une pincée (parfum chaud)
- •Huile d'olive — généreusement (arrosage, dorure)
- •Jus de grenade aigre — un bol (acidité, glaçage)
Épaule de mouton rôtie du banquet de confrérie
Épaule de mouton frottée de sel, de cumin et de coriandre, longuement rôtie et arrosée d'huile d'olive et de jus de grenade, servie pour les grandes assemblées festives du temple.
Pourquoi ce plat ? Les tablettes d'Ougarit mentionnent le marzeaḥ, banquet de confrérie où l'on consommait la viande des bêtes sacrifiées aux dieux comme Dagon, vénéré dans son temple voisin de celui de Baal.
Approche, convive de ma confrérie. Au jour du grand banquet, on ne lésine pas : on choisit le bélier gras, on l'ouvre selon le rite, et ma part fume sur l'autel tandis que la vôtre rôtit sur les braises. Frotte la chair de sel, de cumin et de la graine de coriandre, arrose-la d'huile et du jus aigre de la grenade. Que le vin coule, que le chant monte — car la viande partagée à ma table scelle l'alliance des hommes et du dieu.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule de mouton — une épaule entière (pièce maîtresse du banquet)
- Sel — à la main (assaisonnement, conservation)
- Cumin — une bonne pincée (épice de fond)
- Graines de coriandre — une pincée (parfum chaud)
- Huile d'olive — généreusement (arrosage, dorure)
- Jus de grenade aigre — un bol (acidité, glaçage)
Ingrédients
- Épaule d'agneau ou de mouton — 1,5 kg (pièce maîtresse)
- Gros sel — 2 c. à café (assaisonnement)
- Cumin en poudre — 2 c. à café (épice de fond)
- Graines de coriandre concassées — 1 c. à café (parfum chaud)
- Huile d'olive — 4 c. à soupe (arrosage)
- Mélasse de grenade — 3 c. à soupe (acidité, glaçage)
- Oignons coupés en quartiers — 2 (fond de plat)
Préparation
- Mélanger sel, cumin, coriandre et 2 c. à soupe d'huile ; en frotter toute l'épaule. Laisser reposer 1 h à température ambiante.
- Disposer les oignons au fond d'un plat, poser la viande dessus, arroser du reste d'huile.
- Rôtir à four moyen (160 °C) à couvert pendant 2 h 30, en arrosant du jus de cuisson de temps en temps.
- Délayer la mélasse de grenade avec un peu d'eau, en badigeonner la viande, puis rôtir à découvert à 200 °C 20-30 min pour caraméliser.
- Laisser reposer 15 min ; la chair se détache à la main, comme on la partageait au banquet.
Comment on faisait : Le mouton et la chèvre étaient les viandes du sacrifice et de la fête ; on n'en mangeait que rarement, lors des banquets rituels. Cuisson aux braises ou en four de terre. La grenade, fruit emblématique du Levant, servait d'agent acidulant bien avant l'arrivée du citron en Méditerranée.
Le twist contemporain : Effilochée et glissée dans un pain plat avec oignons rouges et menthe, l'épaule devient un « banquet de confrérie » à partager façon street-food levantine.
Dagon · Charactorium