Astronaute américaine et pilote militaire, Eileen Collins est la première femme à avoir piloté puis commandé une navette spatiale américaine. Elle a effectué quatre missions avec la NASA entre 1995 et 2005.
Eileen Collins(1956 — ?)
Eileen Collins
États-Unis
9 min de lecture
Questions fréquentes
Citations célèbres
« I would like to be remembered as someone who inspired young people to pursue their dreams.»
« I think it's important that we never stop exploring.»
Faits marquants
- 1995 : première femme à piloter une navette spatiale (STS-63, Discovery)
- 1999 : première femme à commander une navette spatiale (STS-93, Columbia)
- 2005 : commande la mission de retour en vol STS-114 après la catastrophe de Columbia (2003)
- Diplômée de l'United States Air Force Academy, elle pilote plus de 30 types d'aéronefs
- Sélectionnée par la NASA en 1990 dans le groupe d'astronautes n°13
Œuvres & réalisations
Première mission d'Eileen Collins, au cours de laquelle elle devient la première femme à piloter une navette spatiale américaine. La navette effectue un rendez-vous à très courte distance avec la station russe Mir, inaugurant la coopération spatiale américano-russe.
Deuxième mission de Collins, qui pilote Atlantis lors d'un arrimage réussi à la station Mir. La mission assure la relève de l'astronaute américain Jerry Linenger et transfère plusieurs tonnes de matériel entre les deux vaisseaux.
Collins devient la première femme à commander une navette spatiale américaine. La mission déploie avec succès le télescope à rayons X Chandra, qui révolutionnera l'astronomie en permettant l'observation de phénomènes aussi extrêmes que les trous noirs.
Collins commande la première mission habitée après la catastrophe de Columbia. La mission teste de nouvelles procédures de sécurité, inspecte le bouclier thermique en orbite et effectue des livraisons à la Station spatiale internationale, marquant le retour en confiance de la NASA.
Anecdotes
Eileen Collins a grandi dans une famille modeste d'Elmira, dans l'État de New York, où elle vivait dans un logement social. Dès l'enfance, elle passait des heures à observer les avions décoller de l'aéroport local et économisait son argent de poche pour s'offrir ses premiers cours de pilotage à dix-neuf ans, inspirée par les récits d'aviatrices comme Amelia Earhart.
En février 1995, lors de la mission STS-63 à bord de la navette Discovery, Eileen Collins devient la première femme à piloter une navette spatiale américaine. Durant cette mission, elle manœuvre la navette pour s'approcher à seulement onze mètres de la station russe Mir, un rendez-vous orbital inédit qui préfigure la coopération spatiale internationale.
En juillet 1999, Collins prend le commandement de la navette Columbia pour la mission STS-93, devenant la première femme à commander un vaisseau spatial américain. Cette mission a un objectif scientifique d'envergure : déployer le télescope à rayons X Chandra, l'un des plus puissants jamais lancés, qui va révolutionner l'astronomie pendant des décennies.
En 2005, Collins est choisie pour commander la mission STS-114, surnommée 'Return to Flight', premier vol habité après la catastrophe de la navette Columbia en 2003. Consciente de la charge symbolique et de l'enjeu sécuritaire, elle supervise personnellement les nouvelles procédures d'inspection de la protection thermique, veillant à ce que l'erreur fatale de Columbia ne se reproduise pas.
Avant de rejoindre la NASA, Eileen Collins avait accumulé plus de 5 000 heures de vol sur plus de 30 types d'aéronefs différents dans l'armée de l'air américaine. Sa formation de pilote d'essai à Edwards Air Force Base lui avait permis de tester des avions militaires de pointe, une expérience décisive pour sa sélection par la NASA en 1990.
Sources primaires
I always wanted to fly. I remember watching airplanes from my backyard as a child. My parents didn't have a lot of money, but I worked and saved to take flying lessons. I never thought about the barriers — I just focused on what I needed to do to achieve my goal.
Deploying Chandra is an incredible achievement. This telescope will allow scientists to observe X-ray sources in the universe that we have never been able to see before. I am proud that our crew could contribute to this scientific milestone.
The loss of Columbia and her crew was a devastating tragedy. But the men and women of NASA have worked tirelessly to understand what happened and to make the shuttle safer. We are ready to fly again, and we will honor Columbia's crew by flying safely.
America's space program is essential to our future. When I flew as commander, I thought about the young girls watching from their homes, wondering if they could one day do what I was doing. The answer is yes — with hard work and determination, they can.
Lieux clés
Ville natale d'Eileen Collins, où elle a grandi dans des conditions modestes et découvert sa passion pour l'aviation en observant les avions depuis son jardin. Cette ville du nord de l'État de New York a célébré sa fille adoptive après chacune de ses missions.
Base aérienne emblématique où Collins a suivi la formation d'élite de l'Air Force Test Pilot School, obtenant son diplôme en 1990. Cette formation était une condition quasi indispensable pour être sélectionnée comme astronaute pilote par la NASA.
Centre névralgique de la NASA où Collins s'est entraînée pendant des années dans le simulateur de navette et le bassin de flottabilité neutre. C'est ici qu'elle a planifié et préparé ses quatre missions spatiales avec ses équipages.
Site de lancement d'où Collins a décollé lors de ses quatre missions entre 1995 et 2005. La piste d'atterrissage du KSC a également accueilli plusieurs de ses retours sur Terre à bord de la navette.
Établissement où Collins a obtenu en 1978 sa licence en mathématiques et en économie. Ce diplôme, complété par une maîtrise à Stanford, lui a fourni les bases scientifiques nécessaires pour intégrer l'armée de l'air et viser la NASA.
Objets typiques

Combinaison orange pressurisée portée par les astronautes de la navette au décollage et à l'atterrissage. Collins la revêtait pour se protéger en cas de dépressurisation ou d'évacuation d'urgence lors de ses quatre missions.

Recueil exhaustif de procédures et de check-lists que Collins devait maîtriser parfaitement. Des centaines d'heures de simulation lui permettaient de les exécuter avec précision même sous la pression extrême d'une urgence orbitale.

Observatoire spatial déployé par Collins lors de la mission STS-93 en juillet 1999. Long de 13,8 mètres et pesant plus de 4 tonnes, son largage depuis la soute de Columbia constitue l'une des réalisations majeures de la carrière de Collins.

Joystick utilisé par le pilote ou le commandant pour manœuvrer la navette lors des phases délicates de rendez-vous orbital et d'atterrissage. Collins s'en est servi pour approcher Discovery à onze mètres de la station Mir en 1995.

Avion à réaction supersonique biplace utilisé par les astronautes de la NASA pour maintenir leurs réflexes de pilotage entre deux missions. Collins y a accumulé des milliers d'heures au fil de sa carrière.

Insigne brodé distinctif porté sur la combinaison, représentant l'équipage et les objectifs scientifiques de chaque mission. Collins a arboré quatre patches différents au cours de sa carrière, chacun symbolisant une étape historique.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Tags
Vie quotidienne
Matin
Lors des périodes d'entraînement à Houston, Eileen Collins commençait ses journées très tôt par une séance de sport — course à pied ou natation — exigée par les médecins de la NASA pour maintenir la condition physique des astronautes. Elle enchaînait avec des séances dans le simulateur de navette, reproduisant des scénarios de décollage, de rendez-vous orbital et d'atterrissage dans des conditions de plus en plus difficiles.
Après-midi
Ses après-midis étaient consacrés aux briefings techniques avec les ingénieurs de mission, à l'étude des manuels de vol et à des entraînements en apesanteur simulée dans le Neutral Buoyancy Lab, une immense piscine où les astronautes pratiquent les sorties extravéhiculaires. Collins participait également à des réunions de coordination avec les équipes scientifiques pour préparer les objectifs de mission.
Soir
Les soirées étaient souvent dédiées à la révision des procédures d'urgence et à des lectures techniques. Collins, mère de famille, cherchait à consacrer du temps à ses enfants et participait parfois à des conférences publiques pour encourager les jeunes — en particulier les filles — à s'orienter vers les sciences, les mathématiques et l'aviation.
Alimentation
Comme tous les astronautes en entraînement, Collins suivait une alimentation équilibrée supervisée par les diététiciens de la NASA, riche en protéines et en glucides complexes pour soutenir l'effort physique intense. Dans l'espace, elle consommait des repas lyophilisés réhydratés ou des aliments thermostabilisés, apprenant à manger avec précaution pour éviter que les miettes ne flottent dans la cabine et n'endommagent les équipements.
Vêtements
Au quotidien au Johnson Space Center, Collins portait la combinaison bleue standard des astronautes lors des séances d'entraînement et des simulations. En mission, elle revêtait la combinaison orange pressurisée (Launch and Entry Suit) lors du décollage et de l'atterrissage, et une combinaison légère bleue pour les activités à bord de la navette en orbite.
Habitat
Eileen Collins résidait avec sa famille dans la banlieue de Houston, à proximité du Johnson Space Center, comme la plupart des astronautes actifs. Lors des missions spatiales, elle vivait dans les quartiers très réduits de la navette, partageant un espace d'environ 74 mètres carrés avec les cinq à six autres membres de l'équipage, dormant dans des sacs de couchage fixés aux parois.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Mission STS-84 — Pilote de la navette Atlantis
Mai 1997
Mission STS-93 — Commandante de la navette Columbia
Juillet 1999
Mission STS-114 — Commandante de la navette Discovery (Return to Flight)
Juillet-août 2005






