Alain Bombard(1924 — 2005)
Alain Bombard
France
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Médecin et biologiste français, Alain Bombard traversa l'Atlantique en 1952 à bord d'un canot pneumatique sans vivres ni eau, pour démontrer qu'un naufragé pouvait survivre en mer. Devenu héros populaire, il fut aussi député européen et secrétaire d'État à l'Environnement.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Naufragés, je vous le crie : ce n'est pas la mer qui vous tue, c'est la peur. »
Faits marquants
- Né le 27 octobre 1924 à Paris, mort le 19 juillet 2005 à Toulon
- En 1952, traverse l'Atlantique seul en 65 jours à bord du canot pneumatique L'Hérétique, sans vivres
- Se nourrit de poissons crus, de plancton et boit de l'eau de mer en petites quantités pour prouver la survie
- Publie en 1953 son récit Naufragé volontaire, succès international
- Devient député européen (1981) puis brièvement secrétaire d'État à l'Environnement (1981)
Œuvres & réalisations
Son exploit fondateur : 65 jours seul sur un canot pneumatique, sans vivres ni eau douce embarqués, pour démontrer la survie des naufragés.
Le récit de son aventure, best-seller mondial traduit en de nombreuses langues, qui le rendit célèbre et diffusa ses idées sur la survie en mer.
À la suite de sa démonstration, les autorités maritimes améliorèrent le contenu des canots de survie (matériel de pêche, instructions), sauvant des vies.
Élu au Parlement européen, il y défendit la protection de l'environnement et des océans, prolongeant son engagement de scientifique.
Brève fonction gouvernementale qui consacra sa stature de figure publique engagée pour la nature et la mer.
Anecdotes
Alain Bombard baptisa son petit canot pneumatique « L'Hérétique », un Zodiac d'à peine 4,65 mètres. Ce nom était un défi : il voulait dire que ses idées sur la survie en mer allaient à l'encontre de tout ce que pensaient les médecins de son époque, qui le prenaient pour un fou.
Pendant sa traversée de l'Atlantique, en 1952, Bombard ne mangeait que ce que la mer lui donnait : du poisson cru attrapé au harpon, du plancton récolté dans un petit filet, et il buvait le liquide qu'il pressait de la chair des poissons ainsi que de l'eau de pluie. Il avala même de petites quantités d'eau de mer — une pratique très dangereuse que les médecins déconseillent aujourd'hui.
L'idée lui vint après une catastrophe : interne à l'hôpital de Boulogne-sur-Mer en 1951, il vit mourir des dizaines de pêcheurs naufragés. Il se persuada que beaucoup de naufragés ne meurent pas de faim ou de soif, mais de peur et de découragement, parfois en quelques heures seulement.
Au bout de 65 jours seul en mer, Bombard arriva à la Barbade le 23 décembre 1952, amaigri de plus de 20 kilos mais vivant. Son livre racontant l'aventure devint un succès mondial et força les autorités maritimes à mieux équiper les radeaux de sauvetage.
Vers la fin du voyage, il croisa un cargo britannique, l'Arakaka, et accepta de monter à bord quelques instants pour faire le point et prendre un repas. Ses détracteurs s'en servirent pour mettre en doute son exploit, mais Bombard reprit aussitôt sa route en solitaire jusqu'aux Antilles.
Sources primaires
Naufragés, mes frères, je sais que ce n'est pas la mer qui vous a tués, ce n'est pas la faim, ce n'est pas la soif... bercés par le bruit lugubre des vagues, vous êtes morts de peur.
Bombard y détaille comment il se nourrissait de poissons crus, pressait leur chair pour en boire le jus et récoltait le plancton au filet pour apporter à son corps les vitamines indispensables.
Bombard y consigna jour après jour son poids, sa ration d'eau, ses prises de poisson et son moral, transformant son voyage en véritable expérience scientifique sur la survie en mer.
Lieux clés
Ville natale d'Alain Bombard, où il naît en 1924.
Port du Nord où, jeune interne en médecine, il fut bouleversé par la mort de pêcheurs naufragés en 1951 — l'origine de sa vocation.
Centre de la recherche océanographique où Bombard prépara et étudia son projet de survie en mer.
Port des îles Canaries d'où il s'élança seul, le 19 octobre 1952, pour la grande traversée de l'Atlantique.
Île des Antilles qu'il atteignit le 23 décembre 1952 après 65 jours en mer, prouvant qu'un naufragé pouvait survivre.
Ville du Var où Alain Bombard meurt en 2005.






