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El Cid à table
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El Cid à table

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La mesa castellana entre la cruz y la media luna
À la table d'un chevalier de la Castille du XIe siècle, il n'y a ni « entrée » ni « dessert » : on dresse d'abord les sopas et le pain, base nourrissante qui ouvre tout repas ; vient ensuite la viande rôtie ou mijotée, pièce d'honneur réservée aux jours de force et de fête ; le tout s'arrose de vin coupé d'eau. Mais comme Rodrigo guerroie aussi bien aux côtés des seigneurs maures que contre eux, sa table mêle l'héritage chrétien du Nord (pain, lard, gibier) et le raffinement d'al-Andalus (amandes, miel, safran, agridulce sucré-salé). Les vivres de campagne — salaisons, pâtes d'amande — se rangent à part, dans les fontes du cavalier.
Signature : L'agridulce d'amandes et de miel (héritage andalou)
Le mariage sucré-salé du miel, des amandes pilées et des épices (cannelle, safran) est la marque de la cuisine d'al-Andalus que les Castillans ont adoptée. Sur les terres reconquises de Tolède puis de Valence, El Cid mangeait à cette frontière des saveurs : c'est elle qui parfume sa viande de fête comme ses provisions de selle.
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5 recettes d’époque