Compositeur et pianiste français, figure singulière de la musique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Précurseur par son dépouillement et son humour, il a influencé Debussy, Ravel et les avant-gardes du XXe siècle.
Erik Satie(1866 — 1925)
Erik Satie
France
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Quand j'étais jeune, on me disait : Vous verrez quand vous aurez cinquante ans. J'ai cinquante ans. Je n'ai rien vu.»
Faits marquants
- Né le 17 mai 1866 à Honfleur, mort le 1er juillet 1925 à Paris
- Compose les trois Gymnopédies en 1888, œuvres pour piano à la simplicité épurée
- Compose les Gnossiennes vers 1890, marquées par des indications de jeu fantaisistes
- Pianiste au cabaret Le Chat Noir à Montmartre dans les années 1890
- Compose la musique du ballet Parade (1917) avec Cocteau, Picasso et les Ballets russes
Œuvres & réalisations
Trois pièces pour piano lentes et épurées, devenues les œuvres les plus célèbres de Satie et un symbole de sa musique dépouillée.
Série de pièces pour piano aux harmonies étranges et libres, sans barres de mesure, accompagnées d'indications de jeu poétiques.
Pièces pour piano à quatre mains au titre humoristique, réponse ironique à ceux qui reprochaient à sa musique de manquer de forme.
Ballet créé avec Cocteau, Picasso et les Ballets russes, intégrant des bruits réels (machine à écrire, sirène) ; une œuvre fondatrice des avant-gardes.
Œuvre vocale grave et sobre sur des textes de Platon, considérée par Satie comme l'une de ses créations les plus sérieuses.
Ballet provocateur et musique pour le film d'avant-garde de René Clair, parmi les dernières grandes créations de Satie.
Anecdotes
Erik Satie vécut près de trente ans dans une minuscule chambre à Arcueil, en banlieue parisienne, qu'il surnommait son « placard ». Quand il mourut en 1925, ses amis y entrèrent pour la première fois et découvrirent un incroyable désordre : deux pianos empilés, des dizaines de parapluies neufs jamais utilisés, et des centaines de petits dessins et messages cachés.
Satie aimait donner à ses œuvres des titres absurdes et drôles comme « Trois morceaux en forme de poire » ou « Embryons desséchés ». Sur ses partitions, il écrivait des indications fantaisistes pour le pianiste, par exemple « jouez comme un rossignol qui aurait mal aux dents » au lieu des termes habituels comme « doucement ».
Pendant sept ans, Satie ne s'habilla qu'avec des costumes de velours gris absolument identiques : il en avait acheté une douzaine d'un coup. Ce goût de l'uniforme lui valut le surnom de « gentleman en velours ».
En 1917, son ballet « Parade », créé avec Jean Cocteau, Pablo Picasso et les Ballets russes, fit scandale. Satie y intégra des bruits du quotidien — machine à écrire, sirène, coups de pistolet — ce qui choqua le public. Un critique l'insulta par écrit, et Satie lui répondit par une carte postale si grossière qu'il fut condamné à une peine de prison.
Vers la fin de sa vie, Satie inventa la « musique d'ameublement » : une musique destinée à ne pas être écoutée, faite pour meubler le silence comme un fauteuil meuble une pièce. C'était une idée révolutionnaire qui annonçait bien plus tard les musiques d'ambiance.
Sources primaires
« Tout le monde vous dira que je ne suis pas un musicien. C'est juste. Dès le début de ma carrière, je me suis classé parmi les phonométrographes. »
Indication de jeu portée par Satie : « Lent et douloureux ».
Debussy salue en Satie « un musicien doux et médiéval égaré dans ce siècle », reconnaissant son influence sur sa propre recherche d'une musique plus libre.
Lieux clés
Ville portuaire de Normandie où Erik Satie naquit en 1866 et passa une partie de son enfance.
Célèbre cabaret de Montmartre où Satie travailla comme pianiste accompagnateur et côtoya artistes et poètes de la bohème parisienne.
Commune de la banlieue sud de Paris où Satie vécut près de trente ans dans une petite chambre, faisant chaque jour le trajet à pied jusqu'à Paris.
Institution où Satie étudia la musique dans sa jeunesse, sans y briller, ses professeurs le jugeant médiocre et indiscipliné.
Théâtre parisien où fut créé en 1917 le ballet Parade, qui provoqua un scandale par ses bruits du quotidien et ses décors cubistes de Picasso.
Objets typiques

Instrument central de toute l'œuvre de Satie, qui composa surtout pour le piano. Il en possédait deux, empilés l'un sur l'autre, dans sa chambre d'Arcueil.

Satie acheta une douzaine de costumes de velours identiques et ne porta qu'eux pendant des années. Cet uniforme lui valut le surnom de « gentleman en velours ».

Satie collectionnait les parapluies : on en retrouva plus d'une centaine, dont beaucoup neufs, dans sa chambre après sa mort.

Satie notait ses œuvres d'une calligraphie très soignée, y ajoutant des titres et des indications de jeu humoristiques et poétiques au lieu des termes techniques habituels.

Petites lunettes sans branches posées sur le nez, typiques de la fin du XIXe siècle, que Satie portait et qui font partie de sa silhouette reconnaissable.

Boisson alcoolisée très à la mode dans le Paris artistique de la Belle Époque, que Satie consommait abondamment dans les cabarets de Montmartre.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Satie se levait dans sa chambre d'Arcueil et partait souvent à pied pour Paris, un long trajet de plusieurs kilomètres qu'il faisait régulièrement. Il aimait marcher seul et observer, son parapluie sous le bras.
Après-midi
L'après-midi, il composait, rencontrait des amis musiciens et artistes, ou s'attablait dans les cafés parisiens. Il travaillait lentement et avec un grand soin pour la beauté de ses manuscrits.
Soir
Le soir, il fréquentait les cabarets de Montmartre comme le Chat Noir, où il avait longtemps gagné sa vie en jouant du piano. Il rentrait parfois tard à Arcueil, à pied, par tous les temps.
Alimentation
Satie aimait les cafés et les boissons de la vie de bohème, dont l'absinthe alors très à la mode. Il avait des habitudes alimentaires particulières et déclarait, par jeu, ne manger que des aliments blancs.
Vêtements
Pendant des années, il ne porta que des costumes de velours gris identiques, avec un chapeau melon et un pince-nez. Cette allure de « gentleman en velours » devint sa marque de fabrique.
Habitat
Il vécut près de trente ans dans une seule petite chambre à Arcueil, où personne n'entra jamais de son vivant. On y découvrit après sa mort un entassement étonnant de pianos, de parapluies et de papiers.






