Biographie

Ferdinand Foch (1851-1929) est un maréchal français, théoricien militaire et stratège. Nommé commandant en chef des forces alliées en 1918, il conduit la coalition à la victoire lors de la Première Guerre mondiale et reçoit la capitulation allemande.

Foch(1851 — 1929)

Ferdinand Foch

France

6 min de lecture

MilitaireXXe siècleTroisième République et Première Guerre mondiale, début du XXe siècle

Questions fréquentes

Ferdinand Foch (1851-1929) est le maréchal qui a commandé toutes les armées alliées en 1918. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il a été le premier à obtenir un commandement unifié des forces françaises, britanniques et américaines, ce qui a permis de coordonner la contre-offensive victorieuse de l'été 1918. Avant cela, il s'était illustré à la bataille de la Marne en 1914, où sa résistance dans les marais de Saint-Gond a aidé à sauver Paris. Pour comprendre son importance, il faut se rappeler qu'à son époque, les armées alliées agissaient souvent de manière indépendante, ce qui affaiblissait leur efficacité.

Citations célèbres

« Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans.»

Faits marquants

  • Né en 1851 à Tarbes, il intègre l'École polytechnique puis fait carrière dans l'artillerie
  • Professeur puis directeur de l'École supérieure de guerre, il développe une doctrine de l'offensive avant 1914
  • Joue un rôle décisif lors de la première bataille de la Marne (1914) et de la bataille de l'Yser (1914)
  • Nommé commandant en chef des armées alliées en mars-avril 1918, il coordonne la riposte aux offensives allemandes
  • Reçoit la signature de l'armistice le 11 novembre 1918 dans son wagon à Rethondes ; fait maréchal de France la même année et mort en 1929

Œuvres & réalisations

Des principes de la guerre (1903)

Recueil de ses conférences à l'École supérieure de guerre, exposant sa doctrine de la volonté et de l'offensive. Ouvrage de référence pour les officiers.

De la conduite de la guerre (1904)

Second ouvrage théorique prolongeant sa réflexion sur la stratégie et la manœuvre des armées.

Victoire de la Marne (1914)

Sa résistance dans les marais de Saint-Gond contribue à enrayer l'avancée allemande et à sauver Paris.

Commandement unique des forces alliées (1918)

Nommé généralissime, il coordonne pour la première fois les armées française, britannique et américaine sous un commandement unifié.

Offensive victorieuse de 1918 (1918)

Il dirige la contre-offensive générale qui repousse l'armée allemande et conduit à l'armistice.

Mémoires pour servir à l'histoire de la guerre de 1914-1918 (1931)

Récit posthume de son expérience de la Grande Guerre, source importante pour les historiens.

Anecdotes

Avant la guerre, Foch enseigne à l'École supérieure de guerre où il développe une doctrine de l'offensive et de la volonté. On lui prête la formule : « Une bataille gagnée, c'est une bataille où l'on ne veut pas s'avouer vaincu. » Sa pensée marquera toute une génération d'officiers français.

Lors de la première bataille de la Marne en 1914, alors que son armée est en grande difficulté dans les marais de Saint-Gond, Foch aurait télégraphié : « Mon centre cède, ma droite recule, situation excellente, j'attaque. » Cette phrase, peut-être embellie, est devenue le symbole de sa ténacité.

Le 11 novembre 1918, c'est dans un wagon-restaurant aménagé, installé dans la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne, que Foch reçoit les plénipotentiaires allemands et leur fait signer l'armistice qui met fin aux combats. Le même wagon servira de décor à la revanche d'Hitler en juin 1940.

Foch perdit son fils unique, Germain, et son gendre dès les premières semaines de la guerre, en août 1914. Malgré ce deuil familial terrible, il continua d'exercer son commandement sans rien laisser paraître.

À propos du traité de Versailles de 1919, qu'il jugeait trop indulgent envers l'Allemagne, Foch aurait déclaré : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » L'Histoire, avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939, lui donna presque exactement raison.

Sources primaires

Convention d'armistice signée à Rethondes (11 novembre 1918)
Les hostilités seront arrêtées sur terre et dans les airs six heures après la signature de l'armistice.
Mémoires pour servir à l'histoire de la guerre de 1914-1918, par le maréchal Foch (1931 (publication posthume))
La guerre, c'est l'emploi de tous les moyens pour imposer sa volonté à l'ennemi.
Des principes de la guerre, conférences à l'École supérieure de guerre (1903)
La volonté de vaincre est la première condition de la victoire.
Ordre du jour aux armées alliées (1918)
L'ennemi a déclenché une offensive formidable. Tenir, c'est vaincre ; il faut tenir coûte que coûte.

Lieux clés

Tarbes

Ville des Hautes-Pyrénées où Ferdinand Foch naît en 1851. Sa maison natale est aujourd'hui un musée qui lui est consacré.

École supérieure de guerre, Paris

Institution où Foch enseigne puis dirige la formation des officiers, et où il élabore sa doctrine stratégique.

Marais de Saint-Gond (bataille de la Marne)

Secteur de la première bataille de la Marne en 1914 où Foch s'illustre par sa résistance acharnée face aux Allemands.

Clairière de Rethondes, forêt de Compiègne

Lieu où Foch reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice du 11 novembre 1918 dans son wagon de commandement.

Hôtel des Invalides, Paris

Monument où repose Ferdinand Foch après sa mort en 1929, non loin du tombeau de Napoléon.

Rends-lui sa mémoireCharactorium est aussi un jeu sur Pi Network : ravive les figures oubliées de l'Histoire, une par une.Jouer dans Pi

Voir aussi