Joseph Joffre (1852-1931) est un général français, commandant en chef de l'armée française au début de la Première Guerre mondiale. Vainqueur de la bataille de la Marne en septembre 1914, il devient maréchal de France en 1916.
Joffre(1852 — 1931)
Joseph Joffre
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 12 janvier 1852 à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales)
- Nommé commandant en chef des armées françaises en 1911
- Remporte la première bataille de la Marne (6-12 septembre 1914), stoppant l'avancée allemande
- Élevé à la dignité de maréchal de France le 26 décembre 1916
- Mort le 3 janvier 1931 à Paris
Œuvres & réalisations
Expédition coloniale qui assit sa réputation d'officier du génie capable de mener et de fortifier une position en terrain hostile.
Plan de concentration et d'offensive de l'armée française adopté sous sa direction ; son échec en août 1914 obligea à improviser la défense.
Sa plus grande réalisation : la contre-offensive qui stoppa l'invasion allemande et sauva Paris, faisant de lui un héros national.
Par les « limogeages », il écarta les généraux défaillants et reconstruisit une chaîne de commandement efficace.
Devenu figure diplomatique, il fut envoyé en mission pour resserrer les liens entre la France et ses alliés.
Récit posthume de sa carrière et de la conduite de la guerre, source importante pour comprendre les décisions de 1914-1916.
Anecdotes
Surnommé « Grand-Père » par ses soldats, Joffre était réputé pour son calme imperturbable et son appétit : même pendant les pires heures de 1914, il s'arrêtait pour déjeuner à heure fixe et dormait ses nuits complètes, convaincu qu'un chef fatigué prend de mauvaises décisions.
En septembre 1914, alors que les armées allemandes fonçaient sur Paris, Joffre ordonna une contre-attaque générale sur la Marne. Pour acheminer des renforts au front, le gouverneur de Paris Gallieni réquisitionna environ 600 taxis parisiens : ces « taxis de la Marne » transportèrent des soldats vers la bataille, épisode devenu légendaire.
Joffre était ingénieur de formation, sorti de Polytechnique. Avant la Grande Guerre, il avait servi aux colonies, notamment au Soudan où il dirigea l'expédition de Tombouctou en 1894, et à Madagascar : c'était un bâtisseur de fortifications autant qu'un chef de troupes.
Pendant la bataille de la Marne, Joffre limogea sans pitié des dizaines de généraux jugés défaillants — on appela cela « les limogeages » (du nom de la ville de Limoges où on les envoyait). Cette fermeté lui permit de remodeler rapidement son commandement.
Devenu très populaire après la Marne, Joffre fut le premier général à recevoir le bâton de maréchal de France sous la Troisième République, en décembre 1916, peu après avoir été écarté du commandement en chef.
Sources primaires
Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière ; tous les efforts doivent être employés à attaquer et à refouler l'ennemi. Une troupe qui ne peut plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer.
J'avais la conviction que la victoire dépendait de notre capacité à rétablir la liberté de manœuvre et à reprendre l'offensive au moment choisi par nous.
La bataille qui se livrait depuis cinq jours s'achève par une victoire incontestable. La retraite de la Ire, IIe et IIIe armées allemandes s'accentue devant notre aile gauche et notre centre.
Lieux clés
Petite ville du Roussillon (Pyrénées-Orientales) où Joffre naquit en 1852 dans une famille modeste de tonneliers.
Région à l'est de Paris où se déroula en septembre 1914 la bataille de la Marne, victoire qui sauva la capitale et fit la gloire de Joffre.
Ville du Soudan français (actuel Mali) que Joffre occupa en 1894 lors d'une expédition coloniale, où il se distingua comme officier du génie.
Installé à Chantilly à partir de fin 1914, le GQG fut le centre de commandement d'où Joffre dirigea l'armée française pendant la guerre de position.
Capitale que la victoire de la Marne préserva de l'occupation, et où Joffre mourut en 1931 avant des obsèques nationales.
Grande école d'ingénieurs où Joffre fut admis en 1869, ce qui orienta sa carrière vers le génie militaire et la construction de fortifications.
Objets typiques

Bâton cylindrique recouvert de velours bleu semé d'étoiles, insigne suprême du commandement militaire français, remis à Joffre en 1916. Il symbolise la plus haute distinction de l'armée.

Couvre-chef rigide orné de galons et de feuilles de chêne dorées indiquant le grade. Joffre, avec sa silhouette trapue et son képi, était immédiatement reconnaissable.

Grande carte topographique détaillée du front, étalée au quartier général pour planifier les mouvements de troupes. Outil central de la stratégie de Joffre lors de la Marne.

Appareil portatif reliant le grand quartier général aux armées par fil, permettant de transmettre les ordres rapidement. La Marne fut l'une des premières grandes batailles coordonnées par téléphone.

Voiture qui permettait à Joffre de parcourir le front et d'inspecter ses troupes. Le déplacement motorisé transforma le commandement durant la Grande Guerre, comme l'illustrent les taxis de la Marne.

Pantalon de couleur vive porté par l'infanterie française en 1914, hérité du XIXe siècle. Trop voyant face aux mitrailleuses, il fut vite remplacé par l'uniforme bleu horizon, symbolisant l'entrée brutale dans la guerre moderne.
Programmes scolaires
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Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Au Grand Quartier Général, Joffre se levait tôt mais sans précipitation. Il examinait les rapports de la nuit et les cartes du front avec ses officiers d'état-major, écoutant les comptes rendus avant de prendre ses décisions au calme.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux conférences avec les chefs d'armée, aux communications téléphoniques avec le front et parfois à des inspections en automobile. Il tranchait les questions stratégiques sans jamais se laisser gagner par la fébrilité.
Soir
Le soir, Joffre tenait à dîner correctement et à se coucher de bonne heure. Réputé pour son sommeil régulier, il refusait qu'on le réveille pour des nouvelles secondaires, estimant qu'un chef reposé commande mieux.
Alimentation
Bon vivant originaire du Roussillon, Joffre appréciait la cuisine et tenait à des repas pris à heures fixes. Cette régularité quasi rituelle faisait partie de sa légende de chef serein au milieu de la tempête.
Vêtements
Il portait l'uniforme de général puis de maréchal : vareuse sombre, képi galonné de feuilles de chêne et, à partir de 1916, les insignes de sa dignité. Sa silhouette ronde et son uniforme simple renforçaient son image de « Grand-Père ».
Habitat
Pendant la guerre, il vivait au Grand Quartier Général, d'abord à Vitry-le-François puis installé dans un château réquisitionné à Chantilly, entouré de ses bureaux d'état-major et des moyens de transmission.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Occupation de Tombouctou
1894
Plan XVII
1913
Victoire de la Marne
septembre 1914
Réorganisation du haut commandement
1914-1915
Mission militaire aux États-Unis et au Japon
1917 et 1922
Mémoires du maréchal Joffre
1932






