Général de division français du Premier Empire, François Barthélemy Béguinot fit carrière dans l'armée révolutionnaire puis napoléonienne. Il participa aux grandes campagnes militaires de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle.
François Barthélemy Béguinot
François Barthélemy Béguinot
8 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Nommé général de division sous le Premier Empire
- Carrière militaire débutée sous la Révolution française
- Fit partie de la génération d'officiers issus de la méritocratie révolutionnaire
- Servit durant les grandes campagnes de l'ère napoléonienne
Œuvres & réalisations
Béguinot fit ses armes dans les armées de la Révolution française, participant aux guerres contre les coalitions européennes qui tentaient d'étouffer la République naissante. Cette formation au feu fut le creuset de toute sa carrière.
Durant la période consulaire, Béguinot se distingua dans les campagnes qui consolidèrent la position militaire de la France en Europe, accumulant l'expérience nécessaire pour accéder aux grades supérieurs.
En tant que général de division, Béguinot prit part aux grandes offensives napoléoniennes en Europe, commandant des unités engagées dans les manœuvres et batailles caractéristiques de la guerre impériale à grande échelle.
La promotion au grade de général de division, réservée aux officiers ayant prouvé leurs capacités dans de multiples engagements, représente l'accomplissement majeur et le couronnement de la carrière militaire de Béguinot.
Anecdotes
François Barthélemy Béguinot incarne la grande transformation sociale opérée par la Révolution française : né dans un milieu modeste, il gravit tous les échelons de la hiérarchie militaire par le seul mérite, atteignant le grade de général de division alors que, sous l'Ancien Régime, seuls les nobles pouvaient aspirer à de telles fonctions. La loi du 19 floréal an II (1794) avait officialisé ce principe révolutionnaire d'avancement au talent.
Comme nombre de généraux du Premier Empire, Béguinot dut composer avec les rigueurs des campagnes hivernales : en Prusse ou en Pologne, les armées françaises manquaient souvent de chaussures, de capotes et de vivres, forçant les officiers à réquisitionner l'indispensable dans les villages traversés pour maintenir la cohésion de leurs troupes par des températures de -20°C.
La promotion au grade de général de division, la plus haute distinction de terrain sous l'Empire après le bâton de maréchal, supposait d'avoir commandé avec succès sur plusieurs théâtres d'opérations et d'avoir fait ses preuves aussi bien dans l'attaque foudroyante chère à Napoléon que dans la défense acharnée. C'était le couronnement d'un cursus honorum exigeant, récompensant des années de campagnes ininterrompues.
Les généraux du Premier Empire entretenaient une correspondance intense avec l'état-major impérial : chaque mouvement de troupe, chaque engagement, chaque bilan de pertes devaient être consignés dans des rapports circonstanciés adressés à Paris, faisant de ces officiers autant des administrateurs militaires que des chefs de guerre sur le terrain.
Napoléon remettait personnellement la Légion d'honneur à ses généraux lors de grandes cérémonies, souvent sur le champ de bataille même après une victoire. Ce geste, très calculé sur le plan symbolique, créait un lien affectif puissant entre l'Empereur et ses officiers, qui lui vouaient une fidélité quasi-absolue.
Sources primaires
Les ordres de mouvement, rapports de campagne et citations adressés aux généraux de division figurent dans la correspondance impériale, témoignant de l'organisation minutieuse des armées napoléoniennes et des missions confiées à chaque commandant de corps.
Les bulletins officiels rendaient compte des batailles et citaient les officiers s'étant distingués ; ils constituaient le principal vecteur d'information publique sur les campagnes et une source primaire irremplaçable pour identifier les généraux engagés.
Les archives militaires conservent les états de service des généraux de la Révolution et de l'Empire, incluant les promotions successives, les campagnes effectuées, les blessures reçues et les décorations obtenues.
Cette compilation en 27 volumes, publiée sous la Restauration, reconstitue les campagnes révolutionnaires et impériales à partir des rapports officiels et des témoignages d'officiers ayant servi dans les grandes armées françaises.
Lieux clés
Haut lieu de la mémoire militaire française, les Invalides abritaient les soldats et officiers blessés ou invalides de guerre. C'est là que se tenaient les grandes cérémonies militaires impériales et que Napoléon fit transférer les dépouilles de ses généraux.
Le château de Vincennes conserve les archives militaires de la Révolution et de l'Empire, dont les états de service des généraux. C'est la source principale pour retracer la carrière d'officiers comme Béguinot.
Passage stratégique entre la France et l'Allemagne, Strasbourg fut le point de départ de nombreuses campagnes militaires de la Révolution et de l'Empire vers l'Autriche et la Prusse. Les armées de la République y rassemblaient leurs forces avant de franchir le Rhin.
Lieu de la bataille d'Austerlitz du 2 décembre 1805, considérée comme le chef-d'œuvre tactique de Napoléon. Les généraux de division de la Grande Armée y jouèrent un rôle décisif dans l'encerclement des armées alliées austro-russes.
Lieu de la bataille des Nations (16-19 octobre 1813), la plus grande bataille de l'ère napoléonienne avec plus de 500 000 combattants. La défaite française y fut décisive et sonna le glas de la domination de Napoléon sur l'Europe.
Objets typiques

Arme d'apparat et de combat portée à la ceinture, le sabre du général était souvent richement orné d'une garde en métal doré et d'une lame gravée aux armes de l'Empire. Il symbolisait à la fois le rang, l'autorité et le courage militaire de son porteur.

Instrument optique indispensable pour tout commandant de terrain, la lunette permettait d'observer les mouvements ennemis, d'évaluer le terrain et de coordonner les manœuvres à distance. Les généraux napoléoniens ne se séparaient jamais de cet outil sur le champ de bataille.

L'habit bleu à broderies d'or, orné d'épaulettes à franges dorées et complété d'un bicorne empanaché, distinguait immédiatement le général de division lors des revues et sur le champ de bataille. Chaque détail codifié — galons, couleur des revers — indiquait précisément le grade de son porteur.

Les cartes topographiques et les compas étaient les outils de travail quotidien de tout officier supérieur, permettant de planifier les marches, choisir les positions défensives et coordonner les attaques avec les autres corps d'armée. Sans eux, aucune grande manœuvre napoléonienne n'était concevable.

Créée par Napoléon en 1802, la Légion d'honneur était la plus haute décoration de l'Empire, remise personnellement par l'Empereur lors de grandes cérémonies. Les généraux de division en étaient presque systématiquement titulaires, souvent au grade de commandeur ou grand officier.

Insigne porté par les officiers généraux lors des revues et des cérémonies, le bâton symbolisait l'autorité déléguée par l'État sur les troupes placées sous les ordres de son détenteur. Il distinguait visuellement le commandant en chef de ses subordonnés.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Le général se levait à l'aube, heure à laquelle les campements militaires s'animaient au son du clairon. Il recevait les rapports de la nuit de ses aides de camp, puis inspectait la disposition de ses troupes et l'état de l'approvisionnement en vivres et en munitions avant toute décision opérationnelle.
Après-midi
L'après-midi était consacré à la direction des opérations : déplacements sur le terrain avec lunette d'approche, conférences avec les colonels de régiment, envoi de courriers à l'état-major et lecture des cartes. En campagne, ces heures oscillaient entre l'attente tendue et les engagements intenses nécessitant des décisions immédiates.
Soir
Le soir, le général rédigeait ses rapports destinés à l'état-major impérial, détaillant les mouvements de la journée, les pertes subies et les objectifs du lendemain. Un repas frugal pris avec son état-major personnel, souvent dans une ferme réquisitionnée ou sous une tente de commandement, clôturait la journée.
Alimentation
En campagne, l'alimentation des officiers généraux était meilleure que celle de la troupe mais restait soumise aux aléas du ravitaillement : soupe de légumes, viande bouillie ou rôtie, pain bis et vin ou eau-de-vie constituaient le quotidien. Dans les garnisons ou à Paris, les généraux adoptaient la table bourgeoise enrichie de leur époque.
Vêtements
L'uniforme bleu à revers blancs et broderies d'or du général de division était complété par des épaulettes à grosses franges dorées, des bottes à l'écuyère et un bicorne orné d'une cocarde tricolore. En campagne, une grande capote grise ou bleue protégeait de la pluie et du froid des longues marches hivernales.
Habitat
En garnison, les généraux de division logeaient dans des hôtels particuliers réquisitionnés ou des appartements mis à disposition par les autorités locales. En campagne, ils occupaient la meilleure maison disponible dans les villages traversés, cartes étalées sur la table et sentinelles postées aux portes.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Service dans les armées révolutionnaires
1792-1799
Commandement lors des campagnes du Consulat
1799-1804
Commandement en tant que général de division sous l'Empire
1804-1814
Accession au grade de général de division
Premier Empire






