Général de division français du Premier Empire, François Barthélemy Béguinot fit carrière dans l'armée révolutionnaire puis napoléonienne. Il participa aux grandes campagnes militaires de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle.
François Barthélemy Béguinot
François Barthélemy Béguinot
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Nommé général de division sous le Premier Empire
- Carrière militaire débutée sous la Révolution française
- Fit partie de la génération d'officiers issus de la méritocratie révolutionnaire
- Servit durant les grandes campagnes de l'ère napoléonienne
Œuvres & réalisations
Béguinot fit ses armes dans les armées de la Révolution française, participant aux guerres contre les coalitions européennes qui tentaient d'étouffer la République naissante. Cette formation au feu fut le creuset de toute sa carrière.
Durant la période consulaire, Béguinot se distingua dans les campagnes qui consolidèrent la position militaire de la France en Europe, accumulant l'expérience nécessaire pour accéder aux grades supérieurs.
En tant que général de division, Béguinot prit part aux grandes offensives napoléoniennes en Europe, commandant des unités engagées dans les manœuvres et batailles caractéristiques de la guerre impériale à grande échelle.
La promotion au grade de général de division, réservée aux officiers ayant prouvé leurs capacités dans de multiples engagements, représente l'accomplissement majeur et le couronnement de la carrière militaire de Béguinot.
Anecdotes
François Barthélemy Béguinot incarne la grande transformation sociale opérée par la Révolution française : né dans un milieu modeste, il gravit tous les échelons de la hiérarchie militaire par le seul mérite, atteignant le grade de général de division alors que, sous l'Ancien Régime, seuls les nobles pouvaient aspirer à de telles fonctions. La loi du 19 floréal an II (1794) avait officialisé ce principe révolutionnaire d'avancement au talent.
Comme nombre de généraux du Premier Empire, Béguinot dut composer avec les rigueurs des campagnes hivernales : en Prusse ou en Pologne, les armées françaises manquaient souvent de chaussures, de capotes et de vivres, forçant les officiers à réquisitionner l'indispensable dans les villages traversés pour maintenir la cohésion de leurs troupes par des températures de -20°C.
La promotion au grade de général de division, la plus haute distinction de terrain sous l'Empire après le bâton de maréchal, supposait d'avoir commandé avec succès sur plusieurs théâtres d'opérations et d'avoir fait ses preuves aussi bien dans l'attaque foudroyante chère à Napoléon que dans la défense acharnée. C'était le couronnement d'un cursus honorum exigeant, récompensant des années de campagnes ininterrompues.
Les généraux du Premier Empire entretenaient une correspondance intense avec l'état-major impérial : chaque mouvement de troupe, chaque engagement, chaque bilan de pertes devaient être consignés dans des rapports circonstanciés adressés à Paris, faisant de ces officiers autant des administrateurs militaires que des chefs de guerre sur le terrain.
Napoléon remettait personnellement la Légion d'honneur à ses généraux lors de grandes cérémonies, souvent sur le champ de bataille même après une victoire. Ce geste, très calculé sur le plan symbolique, créait un lien affectif puissant entre l'Empereur et ses officiers, qui lui vouaient une fidélité quasi-absolue.
Sources primaires
Les ordres de mouvement, rapports de campagne et citations adressés aux généraux de division figurent dans la correspondance impériale, témoignant de l'organisation minutieuse des armées napoléoniennes et des missions confiées à chaque commandant de corps.
Les bulletins officiels rendaient compte des batailles et citaient les officiers s'étant distingués ; ils constituaient le principal vecteur d'information publique sur les campagnes et une source primaire irremplaçable pour identifier les généraux engagés.
Les archives militaires conservent les états de service des généraux de la Révolution et de l'Empire, incluant les promotions successives, les campagnes effectuées, les blessures reçues et les décorations obtenues.
Cette compilation en 27 volumes, publiée sous la Restauration, reconstitue les campagnes révolutionnaires et impériales à partir des rapports officiels et des témoignages d'officiers ayant servi dans les grandes armées françaises.
Lieux clés
Haut lieu de la mémoire militaire française, les Invalides abritaient les soldats et officiers blessés ou invalides de guerre. C'est là que se tenaient les grandes cérémonies militaires impériales et que Napoléon fit transférer les dépouilles de ses généraux.
Le château de Vincennes conserve les archives militaires de la Révolution et de l'Empire, dont les états de service des généraux. C'est la source principale pour retracer la carrière d'officiers comme Béguinot.
Passage stratégique entre la France et l'Allemagne, Strasbourg fut le point de départ de nombreuses campagnes militaires de la Révolution et de l'Empire vers l'Autriche et la Prusse. Les armées de la République y rassemblaient leurs forces avant de franchir le Rhin.
Lieu de la bataille d'Austerlitz du 2 décembre 1805, considérée comme le chef-d'œuvre tactique de Napoléon. Les généraux de division de la Grande Armée y jouèrent un rôle décisif dans l'encerclement des armées alliées austro-russes.
Lieu de la bataille des Nations (16-19 octobre 1813), la plus grande bataille de l'ère napoléonienne avec plus de 500 000 combattants. La défaite française y fut décisive et sonna le glas de la domination de Napoléon sur l'Europe.