Général français de la Révolution et de l'Empire, Frédéric Henri Walther commanda la cavalerie de la Garde impériale. Il se distingua dans les grandes campagnes napoléoniennes et reçut le titre de comte d'Empire.
Frédéric Henri Walther(1761 — 1813)
Frédéric Henri Walther
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1761, il s'engage dans l'armée royale avant la Révolution
- Il commande la cavalerie de la Garde impériale sous Napoléon Ier
- Créé comte de l'Empire par Napoléon Bonaparte
- Il participe aux grandes batailles napoléoniennes, dont Wagram (1809)
- Décédé en 1813, il ne vit pas la chute du Premier Empire
Œuvres & réalisations
Walther organisa et commanda pendant près d'une décennie la cavalerie d'élite de la Garde impériale, notamment les Chasseurs à cheval chargés de la protection personnelle de Napoléon lors de toutes ses grandes campagnes européennes.
Walther commanda des escadrons de la Garde lors de la charge de Murat à Eylau, l'une des plus grandes charges de cavalerie de l'histoire napoléonienne avec près de dix mille cavaliers, qui évita la défaite totale de la France face à la Russie.
Durant la désastreuse campagne de Russie, Walther et la cavalerie de la Garde assurèrent la protection de Napoléon lors de l'avance sur Moscou puis lors de la retraite éprouvante dans des conditions climatiques et logistiques extrêmes.
Napoléon conféra à Walther le titre de comte d'Empire, consacrant sa fidélité et ses services rendus à la Garde impériale, l'intégrant ainsi dans la nouvelle noblesse militaire de mérite fondée par l'Empereur pour remplacer l'ancienne aristocratie.
Anecdotes
Né à Strasbourg en 1761, Frédéric Henri Walther débuta sa carrière dans la cavalerie royale sous l'Ancien Régime. La Révolution française, loin de briser son élan, lui ouvrit les portes d'une ascension fondée sur le seul mérite : un parcours exemplaire de ces soldats d'origine modeste que les guerres révolutionnaires puis napoléoniennes propulsèrent aux plus hauts échelons de l'armée.
À la bataille d'Eylau en février 1807, Walther participa à la charge légendaire orchestrée par Murat, une offensive de dix mille cavaliers français lancée à travers la neige et les canons russes pour éviter la déroute. Cette charge désespérée, l'une des plus spectaculaires de l'histoire napoléonienne, permit à Napoléon de rétablir la situation sur un champ de bataille dévastateur où les corps s'entassaient dans la tempête de neige.
Walther commandait les Chasseurs à cheval de la Garde impériale, l'unité d'élite chargée d'escorter Napoléon en personne lors de toutes ses campagnes. Cette responsabilité exigeait une confiance absolue de l'Empereur : les Chasseurs à cheval constituaient sa dernière ligne de protection, présente à ses côtés du lever au coucher du soleil, reconnaissables à leur dolman vert brodé d'or.
Élevé au rang de comte d'Empire, Walther incarnait le principe du « mérite récompensé » cher à Napoléon. Contrairement à la vieille noblesse d'Ancien Régime héritée de la naissance, ce titre découlait directement de ses victoires sur les champs de bataille. Napoléon créait ainsi une aristocratie nouvelle, issue du peuple, et dont la légitimité reposait entièrement sur le service rendu à la France et à l'Empire.
Sources primaires
Walther figure dans plusieurs ordres de marche et dispatches de la Grande Armée parmi les commandants de la cavalerie de la Garde, cités pour leurs actions lors des campagnes de Prusse et de Pologne en 1806-1807.
Le bulletin relatant la bataille d'Eylau mentionne la charge de la cavalerie, dans laquelle les escadrons de la Garde placés sous commandement jouèrent un rôle décisif pour rétablir l'ordre de bataille français.
Archives conservées à Vincennes contenant les états de service, brevets de grade et décorations de Frédéric Henri Walther, depuis son enrôlement dans la cavalerie royale jusqu'à sa mort en décembre 1813.
Napoléon évoque à plusieurs reprises la fidélité et la valeur de ses généraux de la Garde impériale, et notamment des commandants de cavalerie qui assuraient sa protection personnelle dans les moments les plus critiques des campagnes.
Lieux clés
Ville natale de Frédéric Henri Walther, né en 1761 dans cette cité alsacienne sur le Rhin. Strasbourg était un foyer de nombreux officiers d'origine germanique qui contribuèrent au génie militaire de la Grande Armée.
Résidence officielle de Napoléon et siège de la Garde impériale. Walther, commandant de sa cavalerie, était régulièrement présent aux Tuileries pour assurer la protection de l'Empereur et participer aux revues.
Site de la terrible bataille de février 1807, dans l'actuelle enclave de Kaliningrad. Walther y commanda des unités de cavalerie de la Garde lors de la grande charge qui sauva l'armée française d'une déroute certaine.
Plaine au nord de Vienne où se déroula en juillet 1809 la grande bataille contre l'Autriche. La cavalerie de la Garde sous Walther participa aux opérations décisives qui aboutirent à la victoire française et au traité de Schönbrunn.
Capitale russe atteinte par la Grande Armée en septembre 1812, incendiée par les Russes eux-mêmes pour priver l'envahisseur de ressources. Walther et la Garde impériale participèrent à cette campagne qui marqua le tournant fatal de l'Empire.
