Friedrich Carl Andreas(1846 — 1930)
Friedrich Carl Andreas
Allemagne
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Friedrich Carl Andreas (1846-1930) est un orientaliste et linguiste allemand, spécialiste des langues iraniennes et des textes anciens de la Perse. Professeur à Göttingen, il fut une figure majeure de la philologie orientale, marié à l'écrivaine Lou Andreas-Salomé.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Naissance en 1846 à Batavia (actuelle Jakarta), aux Indes orientales néerlandaises
- Spécialiste reconnu des langues iraniennes anciennes (avestique, moyen-perse, pehlevi)
- Nommé professeur de philologie orientale à l'université de Göttingen en 1903
- Époux de l'écrivaine et psychanalyste Lou Andreas-Salomé à partir de 1887
- Décès en 1930 à Göttingen, laissant de nombreux travaux sur les textes manichéens et iraniens
Œuvres & réalisations
Documentation de première main d'inscriptions et de manuscrits persans rapportée de son séjour en Orient, base de ses recherches ultérieures.
Études décisives sur la lecture des textes zoroastriens, où Andreas propose de nouvelles interprétations de l'écriture pehlevie.
Contribution majeure à la lecture des fragments iraniens du manichéisme, science qui révéla une religion et des langues disparues.
Édition posthume de ses travaux par son élève Henning, monument de la philologie iranienne du XXe siècle.
En formant des élèves comme Henning, Andreas crée une lignée de spécialistes qui marqueront durablement les études iraniennes.
Anecdotes
Friedrich Carl Andreas naît en 1846 à Batavia (l'actuelle Jakarta), dans les Indes orientales néerlandaises, d'un père d'ascendance arméno-malaise et d'une mère germano-balte. Cette enfance entre plusieurs mondes nourrit très tôt sa passion pour les langues lointaines de l'Orient.
En 1874, le jeune Andreas participe à une expédition scientifique allemande envoyée en Perse pour observer le passage de Vénus devant le Soleil. Il y reste plusieurs années, apprend les langues locales sur le terrain et copie des inscriptions anciennes, transformant une mission d'astronomie en aventure de philologue.
En 1887, Andreas épouse l'écrivaine et psychanalyste Lou Salomé, qui prend dès lors le nom de Lou Andreas-Salomé. Le mariage, qui durera plus de quarante ans, est resté célèbre pour avoir été, de l'aveu même de Lou, jamais consommé, tout en demeurant une véritable union intellectuelle.
Réputé perfectionniste, Andreas publiait très peu : il accumulait des montagnes de notes mais répugnait à imprimer un texte tant qu'il n'était pas certain de chaque détail. Une grande partie de son savoir n'a survécu que grâce à ses élèves qui éditèrent ses travaux après lui.
Vers la fin de sa vie, Andreas s'attelle au déchiffrement des manuscrits manichéens découverts à Tourfan, en Asie centrale. Avec son jeune assistant Walter Bruno Henning, il aide à percer le mystère de ces textes d'une religion oubliée, écrits dans des langues iraniennes mortes.
Sources primaires
Édition et traduction des fragments manichéens en moyen-iranien retrouvés à Tourfan, fruit du long travail de déchiffrement mené par Andreas et achevé par son élève Henning.
Lou Andreas-Salomé évoque dans ses souvenirs la figure exigeante et passionnée de son mari, l'orientaliste de Göttingen, et la nature singulière de leur union.
Études d'Andreas sur le moyen-perse et la lecture des écritures pehlevies, dans lesquelles il propose de nouvelles interprétations des textes zoroastriens.
Lieux clés
Ville des Indes orientales néerlandaises où naît Andreas en 1846, carrefour de peuples et de langues d'Asie.
Ville universitaire allemande où Andreas devient professeur de philologie iranienne en 1903 et où il meurt en 1930.
Pays où Andreas séjourne plusieurs années à partir de 1874, apprenant les langues et copiant des textes anciens sur le terrain.
Capitale où Andreas enseigne les langues orientales avant d'obtenir sa chaire, et centre des collections de manuscrits de Tourfan.
Ville universitaire bavaroise où Andreas fait une partie de ses études supérieures de langues orientales.






