Galba(2 av. J.-C. — 69)
Galba
Rome antique
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Galba fut le sixième empereur romain, au pouvoir de 68 à 69. Ancien gouverneur âgé et issu de la haute aristocratie, il accéda au trône à la chute de Néron mais fut assassiné après seulement sept mois de règne, ouvrant l'année des quatre empereurs.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Proclamé empereur en 68 après la révolte contre Néron, succédant à la dynastie julio-claudienne
- Premier des empereurs de l'année des quatre empereurs (68-69)
- Impopulaire pour sa sévérité et son refus de verser le donativum promis aux prétoriens
- Assassiné en janvier 69 à l'instigation d'Othon, son ancien allié déçu de ne pas être désigné héritier
- Son règne et sa chute sont analysés par Plutarque et Tacite comme illustration de l'instabilité du pouvoir
Œuvres & réalisations
Accession à la magistrature suprême sous Tibère, marquant son entrée au sommet de la carrière sénatoriale (cursus honorum).
Administration ferme d'une province clé de l'Empire ; il y rétablit la discipline et y gagna une réputation de rigueur.
Long commandement provincial en Espagne, base de pouvoir qui lui permit de se lancer dans la course au trône.
Renversement de Néron et accession au trône avec l'appui du Sénat ; il devient le sixième empereur romain.
Politique d'austérité visant à redresser les finances ruinées par Néron, qui lui valut l'hostilité des soldats et du peuple.
Désignation publique d'un héritier pour assurer la succession, geste qui déclencha la révolte d'Othon.
Anecdotes
Galba avait près de 71 ans quand il devint empereur, ce qui faisait de lui l'un des plus âgés à accéder au trône. On le disait si économe qu'il refusa de payer les soldats qui l'avaient pourtant porté au pouvoir, en lançant la phrase restée célèbre : « J'ai l'habitude de lever mes soldats, non de les acheter. »
Pour gravir le pouvoir, Galba dut affronter le légat Vindex en Gaule puis se faire reconnaître par les légions d'Espagne. Mais sa réputation de sévérité extrême le perdit : il fit exécuter sans procès plusieurs notables et décima une légion de marins, ce qui le rendit vite impopulaire.
Le règne de Galba ne dura que sept mois. Quand il adopta le jeune Pison comme héritier en janvier 69, il vexa profondément Othon, qui espérait être choisi. Othon souleva alors la garde prétorienne contre lui.
Galba fut assassiné en plein Forum romain le 15 janvier 69. Selon Suétone, des soldats le rattrapèrent près du Lac Curtius et l'égorgèrent ; sa tête fut promenée au bout d'une pique avant d'être rachetée et rendue à ses serviteurs.
Tacite résuma le destin de Galba par un jugement devenu proverbial : il aurait été jugé « capable de régner s'il n'avait jamais régné » (omnium consensu capax imperii nisi imperasset), c'est-à-dire que tout le monde l'aurait cru digne du trône s'il n'avait jamais essayé de l'occuper.
Sources primaires
De l'avis général, il aurait été capable de régner s'il n'avait jamais régné.
« J'ai l'habitude de lever mes soldats, non de les acheter » : telle fut sa réponse, qui lui aliéna les troupes.
Galba se montra dans l'ensemble vertueux, mais sa vieillesse et sa confiance excessive en ses affranchis ruinèrent son autorité.
Galba fut renversé près du Lac Curtius et achevé par les soldats, sa tête emportée comme un trophée.
Lieux clés
Région du Latium dont était issue la branche des Sulpicii Galba. Galba naquit dans cette aristocratie italienne ancienne.
Capitale de la province d'Hispanie Tarraconaise que Galba gouverna sous Néron. C'est là qu'il fut acclamé empereur par ses légions en 68.
Cœur politique de Rome où Galba fut assassiné le 15 janvier 69, près du Lac Curtius. Lieu symbolique du pouvoir et de sa chute.
Capitale de l'Empire où Galba s'installa après la chute de Néron pour exercer le pouvoir. Il y régna seulement sept mois.
Centre de la province d'Afrique que Galba administra vers 45, renforçant sa réputation de gouverneur sévère et discipliné.
