Navigateur et explorateur florentin au service de la France, il fut le premier Européen à explorer la côte est de l'Amérique du Nord, de la Floride jusqu'au Canada, en 1524. Il entra dans la baie de New York et nomma de nombreux territoires.
Giovanni da Verrazzano(1491 — 1528)
Giovanni da Verrazzano
République florentine
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Questions fréquentes
Faits marquants
- 1524 : explore la côte est de l'Amérique du Nord pour le compte du roi François Ier de France
- 1524 : entre dans la baie de ce qui deviendra New York, qu'il nomme 'Nouvelle-Angoulême'
- 1524 : rédige la lettre à François Ier décrivant ses découvertes, première description européenne de la côte nord-américaine
- 1528 : disparaît lors d'une troisième expédition aux Antilles, probablement tué par des indigènes aux Petites Antilles
Œuvres & réalisations
Récit détaillé de son voyage le long de la côte est de l'Amérique du Nord, adressé au roi de France. Ce document constitue la première description européenne de nombreuses régions, notamment de la future baie de New York, et reste une source historique fondamentale.
Premier voyage européen documenté explorant de façon continue la façade atlantique de l'Amérique du Nord, de l'actuelle Caroline du Nord à Terre-Neuve, couvrant plus de 5 000 kilomètres de côtes et établissant la continuité du continent.
Carte réalisée par son frère Girolamo sur la base des relevés de Giovanni, représentant pour la première fois l'ensemble de la côte est nord-américaine. Cette carte circula dans toute l'Europe et influença la cartographie pendant plusieurs décennies.
Deuxième expédition de Verrazzano, cette fois vers l'Amérique du Sud pour y charger du bois de brésil. Ce voyage commercial témoigne de ses activités de navigateur au service des intérêts économiques français.
Anecdotes
Lors de son voyage de 1524, Verrazzano aperçut depuis le pont de son navire une étendue d'eau calme à travers un mince isthme de sable, en Caroline du Nord. Il crut avoir découvert l'océan Pacifique, séparé de l'Atlantique par seulement quelques kilomètres de terre. Cette erreur d'interprétation, reproduite sur des cartes pendant des décennies, montrait à quel point les Européens sous-estimaient l'immensité du continent américain.
En entrant dans la baie qui allait devenir New York, Verrazzano fut subjugué par la beauté du site et la douceur du climat. Il la nomma 'Angoulême', en hommage au titre porté par François Ier avant de devenir roi. Cinq siècles plus tard, le grand pont suspendu reliant Brooklyn à Staten Island porte encore son nom : le Verrazzano-Narrows Bridge, inauguré en 1964.
Sur la côte de ce qu'il appelait 'Arcadie' — probablement la Virginie actuelle —, Verrazzano s'approcha du rivage et observa les Amérindiens qui l'attendaient avec curiosité. Il nota dans sa lettre à François Ier leur apparence physique, leurs vêtements de fourrure et leurs manières, rédigeant l'une des premières descriptions ethnographiques des habitants de la côte est de l'Amérique du Nord.
Lors de son troisième voyage en 1528, Verrazzano débarqua seul sur une plage des Petites Antilles pour rencontrer des habitants. Son frère Girolamo et l'équipage, restés sur le navire ancré au large, le virent être capturé et tué par des Caraïbes. Impuissants en raison des récifs qui empêchaient toute approche, ils durent repartir sans lui. C'est ainsi que prit fin la vie d'un des plus grands explorateurs de la Renaissance.
François Ier finança l'expédition de Verrazzano pour trouver un passage vers les Indes par le nord-ouest, contournant les zones réservées à l'Espagne et au Portugal par le traité de Tordesillas. Si Verrazzano ne trouva pas ce passage, il prouva que la côte nord-américaine formait une barrière continue, poussant les explorateurs ultérieurs à chercher plus au nord — ce que fera Jacques Cartier dès 1534.
Sources primaires
Nous avons trouvé une terre très agréable, pleine de grands arbres, que nous avons nommée Arcadie à cause de la beauté de ses arbres. Le peuple est de couleur noire, de la même manière que les Éthiopiens, aux cheveux noirs et épais, non différents de ceux des Scythes. Ils sont de visage large, de corps bien fait, de membres bien proportionnés.
Carte établie par le frère de Giovanni reproduisant les côtes explorées en 1524, nommant les territoires 'Francesca' (en hommage à François Ier) et représentant pour la première fois la continuité de la façade atlantique nord-américaine.
Ayant laissé l'Espagne, nous naviguâmes vers l'occident, et après avoir parcouru environ 1 200 lieues, nous découvrîmes une nouvelle terre jamais vue ni par les anciens ni par les modernes, et que nous avons vue être très belle et bonne pour tous les fruits.
Le roi commissionne le capitaine Verrazzano pour explorer les terres inconnues situées au-delà des mers, afin de trouver un passage vers la Chine et les Indes, pour la gloire de la France et l'enrichissement du royaume.
Lieux clés
Région de naissance probable de Giovanni da Verrazzano, issu d'une famille noble florentine. Le château de Verrazzano, dans le Val di Greve, est encore visible aujourd'hui.
Port normand depuis lequel Verrazzano embarqua pour son voyage de 1524 à bord de La Dauphine. Dieppe était alors l'un des grands centres de navigation et de cartographie français.
Lieu où Verrazzano prit contact pour la première fois avec le continent nord-américain en 1524, avant de longer la côte vers le nord. Il nomma ce territoire 'Francesca' en hommage à François Ier.
Verrazzano entra dans cette baie en avril 1524 et la nomma 'Angoulême'. Premier Européen à explorer ce site, son nom est aujourd'hui porté par le célèbre pont Verrazzano-Narrows qui relie Brooklyn à Staten Island.
Dernière étape du voyage de 1524, où Verrazzano atteignit les côtes de Terre-Neuve avant de rentrer en France. Son exploration confirma la continuité du continent nord-américain sur des milliers de kilomètres.
Lieu probable de la mort de Verrazzano lors de son troisième voyage en 1528, où il fut tué par des Caraïbes alors qu'il débarquait seul sur le rivage pour établir un contact.
Objets typiques

Instrument de mesure en laiton permettant de calculer la latitude en mesurant la hauteur du soleil ou des étoiles. Verrazzano s'en servait quotidiennement pour déterminer la position de son navire lors de son voyage de 1524.

Indispensable pour maintenir le cap en pleine mer sans repères visuels. Elle permettait à Verrazzano de naviguer de jour comme de nuit, notamment lors des longues traversées de l'Atlantique.

Carte marine de précision représentant les côtes, les ports et les directions des vents. Verrazzano en utilisait pour planifier sa route et en dressait de nouvelles au fur et à mesure de ses découvertes.

Son navire principal lors de l'expédition de 1524 était La Dauphine, solide bâtiment de 100 tonneaux armé par les armateurs dieppois. C'est à bord de ce navire qu'il explora 5 000 kilomètres de côtes américaines.

Utilisé pour mesurer le temps à bord et calculer la vitesse du navire grâce à la ligne de loch. Verrazzano s'en servait pour estimer les distances parcourues et consigner ses observations dans son journal de bord.

Verrazzano rédigea une longue lettre détaillée à François Ier décrivant les côtes, les peuples et la nature rencontrés. Ce document, conservé sous le nom de Codex Cellere, est l'une des premières descriptions ethnographiques de l'Amérique du Nord.
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Vie quotidienne
Matin
Verrazzano se levait avant l'aube pour observer la position des étoiles et du soleil à l'aide de son astrolabe, afin de calculer la latitude du navire. Il tenait conseil avec ses officiers sur la route à suivre et vérifiait l'état des voiles, des cordages et des provisions.
Après-midi
L'après-midi était consacré à la navigation côtière et à la cartographie. Verrazzano faisait des relevés précis des contours de la côte, notait les profondeurs et les courants, et organisait parfois de courtes expéditions à terre pour rencontrer les populations locales et observer la faune et la flore.
Soir
Le soir, Verrazzano rédigeait ses observations dans son journal de bord à la lumière d'une lanterne, décrivant les paysages, les peuples rencontrés et les événements de la journée. Il tenait aussi les calculs de navigation pour estimer la distance parcourue grâce au sablier et à la ligne de loch.
Alimentation
À bord, les marins mangeaient du biscuit de mer (galette dure et sèche), de la viande salée ou fumée, du poisson séché et de la soupe de légumineuses. L'eau douce, stockée en barriques et souvent croupissante, était parfois remplacée par du vin ou du vinaigre. Les escales permettaient de se ravitailler en eau fraîche, fruits et gibier.
Vêtements
Verrazzano portait un costume à la mode florentine et française du début du XVIe siècle : pourpoint à manches bouffantes, chausses, cape et chapeau à larges bords pour se protéger du soleil en mer. À bord, il revêtait des vêtements plus pratiques en laine ou en lin pour résister au vent et à l'humidité.
Habitat
En mer, Verrazzano disposait en tant que capitaine d'une cabine privée à l'arrière du navire, équipée d'un hamac ou d'une couchette étroite, d'un coffre pour ses instruments et ses cartes, et d'une table pour écrire. Dans les ports d'escale comme Dieppe ou Madère, il logeait chez des marchands ou dans des auberges de marins.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Lettre à François Ier (Codex Cellere)
1524
Exploration de la côte est nord-américaine
1524
Mappemonde de Girolamo da Verrazzano
1529
Voyage au Brésil
1526






