
Giuseppe Verdi
Giuseppe Verdi
1813 — 1901
royaume d'Italie
Giuseppe Verdi (1813-1901) est un compositeur italien majeur du Romantisme, créateur d'opéras mondialement célèbres tels que Rigoletto, La Traviata et Aïda. Son œuvre musicale a accompagné l'unification italienne et demeure au cœur du répertoire lyrique européen.
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Faits marquants
- 1842 : Création de Nabucco à la Scala de Milan, qui le rend célèbre en Italie et en Europe
- 1851 : Création de Rigoletto, opéra révolutionnaire par sa structure dramatique et ses caractères
- 1853 : Création successives de La Traviata et du Trovadore, consolidant son succès international
- 1871 : Composition d'Aïda, commandée pour l'inauguration du Caire, opéra spectaculaire et majestueux
- 1887 : Création d'Otello, adaptation musicale du chef-d'œuvre de Shakespeare, démontrant sa modernité artistique
Œuvres & réalisations
Opéra en quatre actes inspiré de l'Ancien Testament, dont le célèbre chœur 'Va, pensiero' devint l'hymne du mouvement d'unification italienne, propulsant Verdi au rang de compositeur national.
Opéra tragique en trois actes d'après Victor Hugo (Le Roi s'amuse), chef-d'œuvre du drame psychologique verdien avec l'air inoubliable 'La donna è mobile', créé malgré la censure autrichienne.
Opéra en quatre actes d'une complexité dramatique extrême, immensément populaire au XIXe siècle pour la puissance de ses airs et la noirceur de son intrigue.
Opéra en trois actes inspiré de La Dame aux camélias de Dumas fils, portrait bouleversant d'une femme sacrifiée par les conventions sociales, aujourd'hui l'un des opéras les plus représentés au monde.
Grand opéra en quatre actes commandé par le Khédive d'Égypte, sommet du spectacle lyrique monumental alliant dépaysement orientaliste et profondeur dramatique.
Requiem composé en hommage à l'écrivain Alessandro Manzoni, œuvre chorale et orchestrale d'une intensité dramatique qui dépasse le cadre strictement liturgique pour atteindre l'universel.
Opéra en quatre actes d'après Shakespeare, composé après seize ans de silence opératique ; considéré comme le sommet du drame verdien mature, avec un livret d'Arrigo Boito d'une rare excellence.
Unique opéra comique de Verdi, composé à 79 ans d'après Shakespeare (Les Joyeuses Commères de Windsor et Henry IV), œuvre d'une légèreté et d'une modernité stupéfiantes saluée comme un testament génial.
Anecdotes
Verdi fut refusé au Conservatoire de Milan en 1832 : les examinateurs jugèrent qu'il avait dépassé l'âge limite et que son jeu au piano manquait de technique. Loin de se décourager, il étudia en privé à Milan et devint l'un des compositeurs les plus célébrés du XIXe siècle.
Lors de la première de Nabucco en 1842 à la Scala de Milan, le chœur 'Va, pensiero' fut bissé par le public en larmes. Ce chant des esclaves hébreux devint un symbole de la résistance italienne contre la domination autrichienne, et Verdi fut acclamé comme le musicien du Risorgimento.
Le nom de Verdi fut utilisé comme acronyme politique par les partisans de l'unification italienne : 'Viva VERDI' signifiait 'Viva Vittorio Emanuele Re D'Italia', c'est-à -dire 'Vive Victor-Emmanuel Roi d'Italie'. Les Autrichiens ne pouvaient censurer les cris d'enthousiasme pour le compositeur sans se ridiculiser.
Verdi vécut une tragédie personnelle terrible entre 1838 et 1840 : il perdit sa fille, son fils et son épouse Margherita Barezzi en moins de deux ans. Accablé, il voulut abandonner la musique, mais son ami l'imprésario Merelli lui remit le livret de Nabucco, et la composition de cet opéra le sauva du désespoir.
À plus de 74 ans, Verdi composa Otello (1887) puis Falstaff (1893), son unique opéra comique. Ses contemporains furent stupéfaits qu'un homme aussi âgé puisse produire des œuvres d'une telle modernité et vitalité. Falstaff reste l'un des opéras bouffes les plus admirés du répertoire mondial.
Sources primaires
«Je suis un paysan... j'ai été élevé dans la campagne et je n'ai jamais pu me défaire de certaines habitudes rustiques, d'une certaine rudesse de manières qui choque peut-être les gens du monde.»
«Je veux que l'opéra soit grand, splendide ; je veux de la magnificence dans les décors et les costumes, mais avant tout je veux de la vérité dans les situations et dans les caractères.»
«Copier la réalité peut être une bonne chose, mais inventer la réalité est mieux, bien mieux. Il ne semble pas que Falstaff ait jamais existé, et pourtant il est plus vrai que la vérité.»
«Verdi travaillait chaque matin avec une énergie et une joie que je ne lui avais jamais vues. Il riait en composant, il était redevenu jeune.»
«La musique est une langue universelle ; elle parle au cœur de tous les hommes, sans distinction de nation ni de rang.»
Lieux clés
Minuscule village du duché de Parme où Verdi naquit le 10 octobre 1813 ; il y fit ses premiers pas musicaux sur l'orgue de l'église paroissiale.
La plus prestigieuse scène lyrique d'Italie, où Verdi connut ses plus grands triomphes avec Nabucco (1842), Otello (1887) et Falstaff (1893).
Propriété agricole acquise en 1848 près de Busseto, résidence principale de Verdi pendant plus de cinquante ans, où il composait la plupart de ses œuvres.
Théâtre légendaire où furent créés Rigoletto (1851) et La Traviata (1853), deux des opéras les plus joués du répertoire mondial.
Lieu de la création mondiale d'Aïda le 24 décembre 1871, commandée pour célébrer l'inauguration du Canal de Suez dans un contexte d'orientalisme triomphant.
Maison de retraite pour musiciens âgés fondée et entièrement financée par Verdi en 1899 ; il y mourut en 1901 et y repose avec son épouse Giuseppina Strepponi.
Objets typiques
Verdi composait sur un piano droit ou à queue dans ses appartements ; il possédait plusieurs instruments et travaillait quotidiennement au clavier pour élaborer ses partitions vocales.
Verdi écrivait lui-même ses partitions à la plume, corrigeant et raturant abondamment ; ses manuscrits, conservés à la Casa Ricordi et aux archives de Parme, témoignent de son exigence perfectionniste.
Verdi accordait une importance capitale au livret et collaborait étroitement avec ses librettistes Temistocle Solera, Francesco Maria Piave et Arrigo Boito pour obtenir des textes dramatiquement percutants.
Les costumes richement brodés et les décors somptueux étaient des éléments essentiels du spectacle verdien ; Verdi supervisait lui-même leur conception lors des créations importantes.
En bourgeois prospère de l'ère victorienne, Verdi portait en ville le haut-de-forme, symbole de respectabilité sociale, bien qu'il préférât la vie rurale de Sant'Agata à l'agitation des grandes cités.
Verdi était un propriétaire terrien passionné ; à sa villa de Sant'Agata (Plaisance), il supervisait lui-même les cultures et l'élevage, affirmant que la terre le ressourçait entre deux opéras.
La maison d'édition musicale Ricordi de Milan était l'intermédiaire indispensable entre Verdi et les théâtres du monde ; des centaines de lettres et télégrammes constituent le témoignage de cette collaboration fructueuse.
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Vie quotidienne
Matin
Verdi se levait tôt, habitude paysanne jamais perdue. À Sant'Agata, il inspectait ses champs et ses étables dès l'aube, vérifiant les cultures et donnant des instructions à ses ouvriers agricoles. Il prenait un petit-déjeuner frugal avant de s'installer au piano pour composer pendant quelques heures de concentration intense.
Après-midi
L'après-midi était consacré à la correspondance — Verdi recevait et répondait à des dizaines de lettres d'éditeurs, de théâtres et de librettistes. Lors des périodes de répétition à Milan ou à Parme, il assistait aux sessions en salle pour surveiller le travail des chanteurs et des chefs, n'hésitant jamais à interrompre pour corriger une interprétation.
Soir
Verdi dînait en famille ou avec quelques proches intimes ; il détestait les mondanités et déclinait fréquemment les invitations des salons milanais. Les soirées à la villa se passaient en lectures — Shakespeare, Schiller, Hugo étaient ses auteurs de chevet — ou en discussions musicales avec son épouse Giuseppina Strepponi, ancienne cantatrice devenue sa conseillère artistique.
Alimentation
La cuisine de Verdi était simple et rustique, à l'image de ses origines paysannes : pâtes, risotto, viandes de la ferme, fromages locaux et vins de la région de Parme. Il cultivait ses propres légumes à Sant'Agata et était fier de l'huile et du vin produits sur ses terres. Il rejetait la gastronomie ostentatoire des banquets officiels.
VĂŞtements
En ville, Verdi portait la tenue du bourgeois respecté : redingote noire ou frac pour les soirées, chapeau haut-de-forme, cravate et gilet. À la campagne, il adoptait des vêtements plus simples et pratiques, sans ostentation. Sur ses vieux jours, il arborait une barbe blanche imposante qui lui donnait l'allure d'un patriarche.
Habitat
La villa de Sant'Agata, acquise en 1848 et agrandie progressivement, était le cœur de la vie de Verdi : grande propriété agricole entourée d'un parc anglais qu'il dessina lui-même, avec étangs, serres et allées de platanes. À Milan, il résidait à l'hôtel de Milan près de la Scala lors de ses séjours professionnels, dans un appartement confortable mais sans luxe tapageur.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Galerie

Verdi-portrait 1839-40 by Molentini

Portrait of Giuseppe Verdi by Bice Lombardini
Giuseppe Verdi, portrait by Bice Lombardini
Fotoreproductie van een portret van Giuseppe Verdi door Eugen Felix Verdi (titel op object) Bruckmann's Portrait-Collection (serietitel op object), RP-F-2001-7-878-11
The history of modern painting.
Aida poster colors fixed
Giuseppe Verdi, Un Ballo in maschera, Vocal score frontispiece - restoration
Verdi conducting Aida in Paris 1880 - Gallica - Restoration
Alexandre Charles Lecocq - Giuseppe Verdi - La forza del destino
Maria Carrara Verdi, Barberina Strepponi, Giuseppe Verdi, Giuditta Ricordi, Teresa Stolz, Umberto Campanari, Giulio Ricordi, Leopoldo Metlicovitz
Style visuel
Le style visuel de l'univers de Verdi convoque le Romantisme pictural italien — portraits bourgeois sobres, paysages lombards brumeux — mêlé à la splendeur théâtrale des grandes scènes lyriques du XIXe siècle.
Prompt IA
19th century Italian Romantic painting style, rich theatrical atmosphere, dramatic chiaroscuro lighting, deep crimson velvet curtains and gilded theatre boxes, candlelight and early gaslight casting warm amber glows, elegant bourgeois men in black frock coats and top hats, women in crinolines of emerald and burgundy silk, rustic Italian countryside scenes with rows of poplars along the Po Valley, misty Lombard landscapes at dawn, theatrical stage designs with Egyptian temples and Gothic dungeons, handwritten musical scores with ink corrections, oil portrait style reminiscent of Francesco Hayez, warm earth tones contrasted with dramatic shadows.
Ambiance sonore
L'univers sonore de Verdi oscille entre la splendeur dramatique des grandes salles d'opéra italiennes et la quiétude rurale de sa villa de Sant'Agata, entre fanfares triomphales et sons champêtres de la plaine du Pô.
Prompt IA
Opera house atmosphere in 19th century Italy: orchestra tuning before a premiere, string instruments warming up, tenors vocalizing in backstage corridors, the hum of a gaslit auditorium filling with elegantly dressed audience, silk dresses rustling, murmured conversations in Italian, the tap of a conductor's baton calling for silence, then the powerful surge of a full orchestral overture with brass fanfares and dramatic timpani rolls, soprano voices soaring above the ensemble, the roar of applause and cries of 'Bravo!' echoing under gilded ceilings, church bells of a Lombard town at dusk, rural sounds of the Po Valley — birdsong, wind through poplars, the creak of a farm cart.
Source du portrait
Wikimedia Commons — domaine public — Ferdinand Mulnier — 1870




