Zhāi (斋) — la table de pureté monastique
Dans les monastères chinois dédiés à Guan Yin, on ne sert pas un repas en plats successifs comme en Occident, mais une table de pureté (zhāi) : un bol de céréale-socle (riz ou bouillie), des préparations végétariennes sans ail ni oignon (les « cinq plantes piquantes » sont proscrites), des offrandes sucrées de fruits et de graines déposées devant l'autel, et une boisson claire. Tout est sans chair ni alcool, en accord avec le vœu de non-violence (ahimsa) du bouddhisme mahayana. L'offrande aux divinités et le repas des moines partagent les mêmes mets : ce qu'on dépose devant l'image est ensuite partagé entre les vivants.
Signature : Le champignon parfumé (香菇, xiānggū) et la pureté du lotus
La cuisine de temple chinoise remplace la chair par l'umami profond du shiitake séché, du wood-ear et du soja fermenté (douchi), tandis que le lotus — graine, racine et fleur — incarne la pureté bouddhique. Sans ail ni oignon, c'est le champignon parfumé qui donne au plat son âme savoureuse.
Guan Yin à table
5 recettes d’époque
🍯
OffrandeOffrande de graines de lotus et jujubes au sucre de canne
Gòng (供) — l'offrande déposée devant l'autel
🍯· 1 h
Voir la recette
🧂
QuotidienBouillie de riz du matin au temple (zhōu de monastère)
Le bol-socle quotidien du repas zhāi
🧂 🍄· 1 h 15
Voir la recette
🍄
FestifDélice des Luohan — le festin végétarien des saints
Le plat de fête de la table zhāi (banquet monastique)
🍄 🫙 🧂· 50 min
Voir la recette
🍯
BoissonInfusion claire de fleur d'osmanthe et de feuille de saule
La boisson pure (chá) de la table zhāi
🍯 ☕· 10 min
Voir la recette
🍯
RemèdePoire des neiges au sucre candi et baies de goji
Le remède doux de la pharmacopée monastique
🍯· 50 min
Voir la recette