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Zhāi (斋) — la table de pureté monastique
Dans les monastères chinois dédiés à Guan Yin, on ne sert pas un repas en plats successifs comme en Occident, mais une table de pureté (zhāi) : un bol de céréale-socle (riz ou bouillie), des préparations végétariennes sans ail ni oignon (les « cinq plantes piquantes » sont proscrites), des offrandes sucrées de fruits et de graines déposées devant l'autel, et une boisson claire. Tout est sans chair ni alcool, en accord avec le vœu de non-violence (ahimsa) du bouddhisme mahayana. L'offrande aux divinités et le repas des moines partagent les mêmes mets : ce qu'on dépose devant l'image est ensuite partagé entre les vivants.
Signature : Le champignon parfumé (香菇, xiānggū) et la pureté du lotus
La cuisine de temple chinoise remplace la chair par l'umami profond du shiitake séché, du wood-ear et du soja fermenté (douchi), tandis que le lotus — graine, racine et fleur — incarne la pureté bouddhique. Sans ail ni oignon, c'est le champignon parfumé qui donne au plat son âme savoureuse.

Guan Yin à table

5 recettes d’époque